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David Jaomanoro, poète, nouvelliste, écrivain et dramaturge a rendu l’âme au centre hospitalier de Mayotte suite à un accident vasculaire cérébral.
David Jaomanoro, poète, nouvelliste, écrivain et dramaturge a rendu l’âme au centre hospitalier de Mayotte suite à un accident vasculaire cérébral.

Les funérailles de David Jaomanoro se sont tenues samedi 13 décembre 2014. Le cortège funèbre a quitté la ville de Diego Suarez en début d’après-midi pour rejoindre Anivorano nord où il repose désormais. Une forte délégation mahoraise s’est rendue à Antsiranana pour l’enterrement

Le corps de David Jaomanoro est arrivé jeudi 11 décembre à Antsiranana. David Jaomanoro, poète, nouvelliste, écrivain et dramaturge a rendu l’âme dimanche 7 décembre au centre hospitalier de Mayotte suite à un accident vasculaire cérébral. Il aurait fêté ses 61 ans ce 30 décembre 2014.

David Joamanoro a vécu à Mayotte pendant 17 ans. Il y était (entre autres professions) responsable du secteur littérature jeunesse et animation au centre de documentation pédagogique. Il était secrétaire général de l’association « Appel » (théâtre et danse) de Mayotte qui a une collaboration étroite avec le groupement artistique Mosaïque de Diego Suarez.
David Jaomanoro est né le 30 décembre 1953 à Anivorano nord. Il a exercé la profession d’instituteur pendant dix ans (1972 à 1982). Il a poursuivi des études de lettres françaises à l’Ecole Normale Supérieure d’Antananarivo, a obtenu son Diplôme d’Etudes Approfondies à l’université de Limoges France. Il a enseigné, il y a plus de dix ans, la littérature à la Faculté des Lettres et Sciences Humaines de l’université d’Antsiranana. Il a été décoré du Chevalier de l’ordre national malagasy le 26 juin 2013.
Du point de vue artistique, son œuvre « Quatr’ams j’aime ça » lui fait gagner le Grand Prix de Poésie J.J Rabearivelo en 1987. C’est également sa première œuvre éditée et c’est à partir de cette année que les éditions de ses écrits débutaient. Le plus récent datant de 2013 s’intitule « Le mangeur de cactus ». D’autres œuvres l’ont précédé : « J’ai marché dessus », « Pirogue sur le vide et autres nouvelles », « Docteur parvenu »… La critique littéraire et enseignante en littérature et histoire, Dominique Ranaivoson présente l’homme et ses écrits dans « Chroniques de Madagascar » : « L'écriture de David Jaomanoro attaque les mœurs corrompues des tenants des pouvoirs divers, fustige les superstitions, démasque des hypocrites, dénonce la naïveté issue de l'ignorance. Donnant la parole aux paysans, aux jeunes filles, aux devins, aux femmes, il tente de rendre compte de la langue de chacun afin de faire entendre les éclats de ces voix diverses. Il joue sur les registres du comique et du tragique pour mettre en lumière la violence des situations dans lesquelles sont enfermés ses personnages ».

Donnant la parole aux paysans, aux jeunes filles, aux devins, aux femmes, il tente de rendre compte de la langue de chacun [...]. Il joue sur les registres du comique et du tragique pour mettre en lumière la violence des situations dans lesquelles sont enfermés ses personnages  Dominique Ranaivoson, Critique littéraire et enseignante en littérature et histoire

Certaines de ses œuvres ont été adaptées au théâtre : « Le dernier caïman » par la compagnie Johary, « La retraite » par l’école de mise en scène Pierre Debauche, « Les funérailles d’un cochon », mise en scène par Guy Lenoir, « La retraite » par Cerveau Kotoson en 2007. L’homme lui-même étant attaché au théâtre. David Jaomanoro était également pianiste. En 1997, David Jaomanoro est élu à Madagascar, homme de l’année dans la discipline Arts et Culture. Il est le fondateur du festival « Francojeune » qui en 2015 sera à sa 13ème édition. Un festival qui réunit les jeunes de Zanzibar, de Mayotte des Comores et de Madagascar à travers un concours littéraire : écriture de poèmes, de nouvelles ou de contes.
Sur les réseaux sociaux, les hommages artistiquement élaborés se multiplient. Cerveau Kotoson qui l’a connu aux Jeux des îles de 1997, lorsque David Jaomanoro gagnait la médaille d’or en conte et écriture, écrit « David Jaomanoro, le papa de Francojeune m’a personnellement enseigné ce que vivre sa passion et de sa passion veut dire. C’était un homme bon, parti sans haine ».
Naïma'l-Nour Mzé Hamadi écrit « David Jaomanoro, je dis ton nom. En hommage à tes lumières qui continueront de nous éclairer. Pour ce que tu as incarné et continues d'incarner en inspiration sur le chemin de ceux qui, un jour, ont eu l'inestimable chance de te rencontrer ».
Le monde culturel malgache perd un grand homme et un artiste irremplaçable. Il laisse quatre enfants, la dernière est âgée de 14 ans, une jeune fille déjà bien avancée dans l’écriture (conte et poème).

■ V.M

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