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Les étudiants de l’université d’Antsiranana ont interprété la pièce de théâtre de David Jaomanoro pendant la semaine de la francophonie
Les étudiants de l’université d’Antsiranana ont interprété la pièce de théâtre de David Jaomanoro pendant la semaine de la francophonie

La célébration de la francophonie à Antsiranana était cette année l’occasion d’apporter la lumière sur la société malagasy. Cette lumière, c’est sur la femme sakalava antankarana qu’elle s’est portée avec l’intervention du père Jaovelo Dzao et sur la vie sociopolitique des Malgaches, à travers la pièce de théâtre de David Jaomanoro, jouée par les étudiants de l’université d’Antsiranana

C’était à l’Alliance française d’Antsiranana que ces deux évènements se rapportant à la francophonie ont eu lieu. La conférence du professeur Jaovelo Dzao Robert portant sur le thème la femme sakalava antankarana était organisée en début de soirée du 19 mars. Elle a permis au public de connaitre la place de la femme au sein de la société sakalava du nord, dans le passé et au présent : la femme au sein de la royauté et des classes sociales. La royauté sakalava antankarana avait ses reines, la dernière fut Soanaomby (1609-1639), « la dernière car les hommes se sont rendus compte du danger que représente la femme au pouvoir » indique le professeur Jaovelo Dzao. Il existait également des femmes lafika, celles qui étaient sacrifiées afin de servir de « matelas » au défunt roi. Les rois disposaient de harem et « chaque fils de roi successeur de son père hérite aussi du harem de son prédécesseur ». Par ailleurs, « les princes élus sont généralement issus du côté féminin ». Il s’agit en effet du seul moyen de s’assurer que le prince élu soit vraiment de sang royal. Dans ses relations avec l’homme, la femme peut être vady ou épouse. En polygamie, vadibe, c’est-à-dire l’épouse principale, vady masay : la seconde épouse, vady indrana : épouse empruntée, ou de simples maitresses. Chez les Sakalava antankarana, la femme peut être considérée comme un objet, tout comme elle est adorée comme une déesse, honorée comme une prêtresse tout en étant éducatrice et progénitrice.
« La retraite » est une pièce humoristique relatant la vie d’un fouille-poubelle de 57 ans. Pour lui, la mendicité est un moyen, certes pas louable, mais qui rapporte beaucoup. La source de revenu du retraité qu’il sera dans trois ans (et qu’il souhaite anticiper). La pièce fait le tour de la vie des gens qui vivent de la rue : Rabezara le fouille-poubelle et sa femme, Ravao, enceinte d’un bandit et rejetée par sa famille, Bao : la femme qui abandonne son enfant… Mais la pièce conte aussi les injustices, le rôle de la rue dans la prise du pouvoir et dans la politique. « La retraite » est l’œuvre de David Jaomanoro, mise en scène pour la septième fois par Cerveau Kotoson. Cette fois, c’étaient les étudiants en Lettre française de l’université d’Antsiranana qui l’ont joué en langue française avec quelques phrases en malgache. Comme il s’agit pour les étudiants d’une première dans le théâtre, il leur était plus aisé de transmettre l’émotion dans la langue maternelle tout en usant de la langue d’écriture de David Jaomanoro. Il faut dire en effet que la difficulté que rencontraient les acteurs était la transmission de l’émotion. Ralaiarisoa Eva Cagine qui n’entrait en scène qu’à la fin de l’histoire n’avait que quelques mots pour exprimer sa tristesse et son désarroi. Elle a réussi à réaliser le jeu émotionnel imposé par l’expression de son corps et de son visage. Prestation très applaudie par les spectateurs.
Sahada Fabrice qui jouait Rabezara, personnage principal de la pièce, déplore que l’université d’Antsiranana ne prenne pas plus d’initiatives pour faire ressortir le talent des étudiants et les potentialités, jusqu’ici, non exploitées. Il affirme « le théâtre m’a permis de découvrir des parties de ma personnalité qui vont me servir dans mes études et même ma vie. Il y a des facettes de notre caractère que nous cachons, mais qui ne demandent, en fait, qu’être révélées pour être maitrisées».

■ V.M

Commentaires   

-1 # RE: Semaine de la francophonie : la société malagasy à l’honneurANDRIAM 01-04-2015 18:44
"Il existait également des femmes lafika, celles qui étaient sacrifiées afin de servir de « matelas » au défunt roi".
Sur le modèle égyptien, Cléopâtre que ses femmes esclaves souhaitaient suivre même dans la mort.
"Lafika", ce n'est pas dans le sens matelas, mais enveloppe, couverture, comme l'éclaireur. C'étaient soit des hommes, soit des femmes. Tous sont inconnus du monde.
Ces personnes étaient plus âgés que le Roi, et, la Reine, puisque gouvernantes dès la naissance de ses derniers ou dernières, et mourraient bien avant eux mais souhaitaient être enterrées par preuve de fidélité, honneur, reconnaissance, auprès de leur souverain, ou souveraine. C'est pourquoi aujourd'hui les descendants existants sont les gardiens des terres de sépultures et des coutumes à observer.
Ces coutumes intègrent de nombreux interdits pour atteindre la vertu que nombre de personnes évitent d'épouser leur lignée. Sauf...qui? :D

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