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Roddy France Tsialiva

Antsiranana est une ville dont la population danse beaucoup, et sur tous les rythmes. Rares sont pourtant les centres qui enseignent les danses dites « de salon, latine et sportive » comme le fait Jadl’s, fondé et dirigé par Roddy France Tsialiva. Aux cours de tous niveaux et pour tous les âges s’ajoutent les spectacles époustouflants que son groupe présente de manière périodique ainsi que les moments intenses de préparation des compétitions. Rencontre

LTdD : Parlez-nous un peu de vous.
Roddy :
Je suis né le 22 décembre 1989, à Antsiranana, je suis en couple depuis 2008, ce qui m’aide beaucoup dans mon travail, car je travaille très étroitement en collaboration avec ma compagne. Passionné de danse, même l’ayant découvert sur le tard, j’essaie de partager cette passion avec mon entourage.

LTdD : Pourquoi la danse ?
Roddy :
C’est une passion née d’une envie de quelque chose de nouveau. Pendant longtemps, les danseurs étaient considérés comme de simples personnes qui s’amusent, sans but, alors que la danse pourrait constituer un métier. C’est un art qui privilégie beaucoup la beauté et la discipline, et c’est un moyen d’expression sans frontières.

LTdD : Depuis quand évoluez-vous dans le milieu de la danse ?
Roddy :
Je danse de façon régulière depuis 2007. Au départ c’était comme tous les jeunes : juste pour s’amuser, rien de plus, puis j’ai rencontré un professeur de Majunga, qui s’appelle Jérôme. Sa manière de transmettre son savoir et sa façon de danser m’ont donné une étincelle qui s’est transformée en cette flamme de passion. J’ai commencé avec le rock’n’roll et le reste des danses de salon a suivi. Trois ans après, j’ai découvert la danse latine par internet, et j’ai suivi des cours en ligne, en essayant de reproduire de mon mieux ce que j’y ai trouvé.

LTdD : Tu es aussi affilié à la fédération nationale de danse de salon, latine et sportive ?
Roddy :
Oui, effectivement. Ma vraie formation a commencé avec Dih’Art, en 2011, et j’ai obtenu mon certificat d’aptitude à enseigner en 2012 au même Club. Dih’Art fait partie de la fédération malagasy de danse de salon, latines et sportive et les certifications qui sont obtenues par son biais sont reconnues par ladite fédération nationale.

LTdD : Pourquoi Jadl’s. ?
Roddy :
Au début, je pensais appeler mon club « les élites de la danse », mais je trouvais que c’était un peu trop prétentieux, du coup, j’ai opté pour « Jeunes amateurs de danses latines, salon et sportives » dont le diminutif est Jadl’s. Le club a été créé le 15 Janvier 2010.

LTdD : Votre adresse actuelle ?
Roddy :
Nous sommes actuellement dans le grand vieux bâtiment entre la place musique et l’hôtel Kartiffa. Et nous y sommes tous les jours de 7h30 du matin à 20h.

LTdD : Vous dispensez aussi des cours de danse pour tout public ?
Roddy 
: En effet, en parallèle avec la compagnie, Jadl’s donne aussi des cours de catégories variées : enfants de 5 à 10 Ans, les plus de 11 ans et les adultes, même centenaires (rires), à partir du moment où ils se sentent encore à l’aise dans leur corps.

LTdD : Quels sont vos trois meilleurs souvenirs dans le monde de la danse ?
Roddy :
Je dirais : mon obtention du Premier prix National de « Maresaka Latino, en juin 2016 ; ma rencontre avec les danseurs de « Danse avec les stars », en 2015 (MaximeDereymez, DenitzaIkonomova, Katrina Pathtchet, Christian Millet). Ce sont tous des anciens champions d’Europe et certains ont été vice-champion du monde ; et la création de mon club qui m’a beaucoup marqué positivement.

LTdD : Et votre pire souvenir ?
Roddy :
On m’a refusé mon visa pour partir participer à un concours à La Réunion, l’année dernière, mais ce n’est que partie remise…

LTdD : Comment voyez-vous l’’avenir de la danse à Antsiranana ?
Roddy :
Il y a une promesse d’avenir, seulement, il faudrait plus d’encadrement, et que la jeunesse accepte un minimum de discipline. Il y a beaucoup de talents et beaucoup de potentiel dans la jeunesse Antsiranaise, en ne parlant que de la danse, mais c’est la base solide qui manque.

LTdD : Parlez-nous de Jadstar.
Roddy :
Jadstar existe depuis 2011, et nous en sommes à la huitième édition, en avril de cette année. C’est un évènement de danse qui combine un spectacle donné par beaucoup de compagnies amies telles que Cap Sud, ou As Dallas et bien d’autres, et surtout c’est une compétition interne entre les danseurs de Jadl’s, afin que chaque promotion ait son « major, ou « couple de Star ». Ceci leur permet d’avoir un esprit de compétition positif et d’essayer d’atteindre un bien meilleur niveau pour leur permettre de participer à de plus grandes compétitions régionales ou nationales.

LTdD : Un conseil pour les jeunes danseurs ?
Roddy :
Je dirais, à mon humble avis, qu’ils devraient croire en leur potentiel, car les jeunes danseurs de Diego Suarez ont le rythme dans le sang. Il faut néanmoins qu’ils soient plus créatifs en terme de chorégraphies et surtout, ils doivent s’entraîner sérieusement pour améliorer leur technique.

LTdD : Autre message ?
Roddy :
Je l’adresse aux hommes d’affaires et aux entités étatiques, s’il y a possibilité pour eux d’appuyer les jeunes à bénéficier de locaux d’entraînement et de répétition. L’Alliance française fait de son mieux, ainsi que quelques particuliers altruistes et bénévoles, mais c’est loin d’être suffisant. Et pourquoi ne pas, œuvrer à la construction d’une grande salle dédiée à la danse et à la culture en général. Le sport a déjà son gymnase non ?
■ Luis K.

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