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En cherchant à suivre le niveau international en matière audio et vidéo. Les producteurs malagasy se heurtent à des problèmes de matériel et d’équipement. Ils doivent donc louer le matériel à des tarifs élevés qui grêvent fortement la rentabilité de leur activité.
En cherchant à suivre le niveau international en matière audio et vidéo. Les producteurs malagasy se heurtent à des problèmes de matériel et d’équipement. Ils doivent donc louer le matériel à des tarifs élevés qui grêvent fortement la rentabilité de leur activité.

La population malagasy ne peut plus demeurer de simples consommateurs d’images provenant d’autres pays, elle peut produire ce qu’elle consomme et générer d’importants revenus à partir de sa production audiovisuelle que les producteurs peuvent exporter aussi

Alors que dans de nombreux pays du monde, la filière cinéma et audiovisuelle a un important apport sur l’économie ; à Madagascar, l’industrialisation de la production audiovisuelle n’est envisagée qu’au stade embryonnaire. En Afrique du Sud pourtant, les revenus tirés du cinéma sont de 550 millions de dollar et fournit des emplois à près de 30 000 personnes. Une réflexion s’installe.

De la passion à l’entrepreunariat audiovisuel

De petites productionssur Madagascar et de Madagascar, mais de qualité acceptable, foisonnent sur Internet. Les réalisateurs et producteurs ne cherchent pas à gagner de l’argent par ces vidéos ou images diffusées, mais comme le dit TsilavinaRalaindimby, reporter, ancien ministre de la communication et un des pionniers de la production audiovisuelle à Madagascar, les réalisateurs ont « envie de s’exprimer, de produire, de partager et de gagner en notoriété ». Rares sont ceux qui cherchent à générer du revenu par leurs productions et ne se soucient pas du retour des investissements.
Les producteurs audiovisuels malagasy, même si la plupart a appris sur le tas, ont la capacité de produire suivant les normes internationales. TsiryAndrianatoandro, fondateur et gérant de la société Malagasy Graphic est considéré comme un innovateur dans le secteur. Il se rappelle que dans le début des années 2000, son entreprise qui s’appelait alors Sarysyfeo produisait des clips avec presque rien, de la même qualité que ceux en vogueà l’étranger. Des clips avec scénario, une histoire à raconter, une première à Madagascar alors. « Il fallait que l’équipe fasse beaucoup de recherches documentaires, être autocritique et attentive aux feedback des auditeurs » raconte TsiryAndrianatoandro. Une bonne coordination des métiers techniques et artistiques de l’équipe a donné un résultat qui a impressionné les gens. Ce qui par la suite a permis à son entreprise de se formaliser et d’attirer l’attention de grandes entreprises qui ont fait appel à l’équipe pour produire des reportages audiovisuels pour leurs comptes et plus tard des vidéos institutionnelles.

Des contraintes à prendre en considération

Durant plus de dix ans dans le métier, l’absence de formation s’est faite ressentir et se répercutait sur la capacité à produire. La location de matériel coûte aussi cher. En effet, tout le matériel nécessaire au tournage et à la production n’est pas toujours complet et enfin le paiement (par les clients) ne respecte pas les normes.
D’après Mamihasina Raminosoa, producteur-réalisateur et travaillant au sein du DDC, Digital Development Communications, l’industrie audiovisuelle a toute sa place pour se développer à Madagascar. Le public malagasy est demandeur, il cherche du contenu malagasy, ce qui constitue une opportunité pour les producteurs. En 2010, la maison de production Scoop Digital est parvenue à vendre 200 000 DVD à travers l’île. Les abonnés malagasy au Canal Sat sont passés de 15 000 à 120 000 lorsque les chaînes malagasy ont intégré le bouquet numérique. Les producteurs savent que ce n’est pas la vente directe des produits qui les font vivre, mais la diffusion. Or à Madagascar, aucune structure de diffusion n’existe. Les salles de production sont rares et ne se comptent même pas sur les doigts de la main. Le circuit normal de production et diffusions cinématographique est rompu et les producteurs visent directement les auditeurs par la vente des disques. A l‘heure actuelle, trois maisons de production produisent régulièrement. La productivité est en ce moment faible pour créer une économie d’échelle et donc une industrie. Néanmoins, la structuration et une organisation s’imposent, car a situation tend à évoluer d’autant plus que les instituts de formation prospèrent en nombre et en qualité d’apprentissage.

Développement de l’audiovisuel à baser sur une interdépendance entre diffuseurs et producteurs

L’audiovisuel peut être un outil et peut contribuer au développement si la volonté politique se conjugue aux initiatives des regroupements de producteurs et diffuseurs. Il est profitable pour les producteurs de se regrouper pour présenter un offre à un diffuseur puisqu’un seul producteur ne peut répondre aux demandes d’un seul diffuseur. A l’heure actuelle, les productions étrangères dominent dans les télévisions malagasy. La raison d’après les explications de Tsilavina Ralaindimby est que les diffuseurs (dont les télévisions) n’ont pas suffisamment de programme de stock et donc puisent parmi les productions des étrangers intéressant l’auditoire malagasy, sachant que les ayant-droits étrangers ne réclament pas leurs droits de diffusion. Il est clair néanmoins qu’aucune télévision n’est en mesure de produire son programme de stock alors que ces diffuseurs touchent des millions d’auditeurs. Face à cela, les productions foisonnent et sont éparses, elles manquent de support de diffusion. Une complémentarité est primordiale et une collaboration devra se mettre en place pour une économie collaborative. La question financière pose en effet problème, le diffuseur ne peut acheter toutes les productions alors qu’il en a besoin et les producteurs ne peuvent louer des plages horaires aux chaines de télévision. Un compromis doit trouver sa place.

Les films et leurs retombées économiques pour le pays

Pour ce qui est du cinéma malagasy, une politique nationale est en élaboration, mais est-elle seulement prise au sérieux ? Sur les relations avec les producteurs étrangers et internationaux, l’ancien ministre de la communication avance qu’un bureau d’accueil de tournage doit être mis en place à Madagascar. TsilavinaRalaindimby pourra donc défendre l’idée qu’il a lui-même soulevé, d’autant plus qu’il est le directeur de communication de la présidence de la République. Il sait à quel point il est bénéfique de mettre en place une telle structure. Il a informé le public venu en nombre assister au débat sur l’industrialisation de la production audiovisuelle à Madagascar sur ce point. Les retombées en image et économique qu’aura le pays en accueillant des tournages internationaux sont considérables, mais à condition de disposer de ce bureau d’accueil. Du point de vue économique, la rentrée de devises n’est pas négligeable « sept semaines de tournage du film James Bond au Chili ont fait engranger 3 millions de dollar au pays, les dépenses directes générées par le tournage de Kho-Lanta au Cambodge sont de plus d’un million de dollar ».
Les pays qui ont accueilli de tels tournages ont attiré l’attention sur eux et ont pu booster les visites touristiques.
« L’audiovisuel véhicule des valeurs identitaires fortes, il est source de loisir, de plaisir et d’émotion, il provoque l’imaginaire et la réflexion, il sert à la propagande d’idée ou à l’inverse il annihile toute pensée. Il peut se faire l’écho de la société ou l’aider à se construire. L’audiovisuel est essentiel à notre monde moderne. Quoi qu’il en soit, l’audiovisuel n’est pas qu’un véhicule de culture (ou parfois d’inculture), il est aussi devenu un élément majeur de l’économie mondiale » dit le producteur Patrick Quinet de l’Union des Producteurs de Films Francophones. La collaboration ne se limite pas aux producteurs et diffuseurs du territoire malagasy, pour que l’économie basée sur la production audiovisuelle puisse s’implanter de manière pérenne, elle est ouverte aux partenaires de par le monde et de tous horizons.
■ V.M

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