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| Les grands cyclones historiques dans le nord de Madagascar |
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| Histoire | |||||||
| Samedi, 19 Février 2011 10:37 | |||||||
Saison des pluies : Madagascar dans la crainte du cyclone…
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Ce sont les météorologistes américains qui, pendant la dernière guerre mondiale, prirent l’habitude de donner des noms féminins (souvent ceux de leur petite amie !) aux systèmes dépressionnaires.
Dans la zone Océan Indien sud-ouest, les premiers systèmes furent nommés en 1960.
Tous les systèmes atteignant le stade de tempête tropicale sont nommés d’après une liste établie chaque année.
Vu le retard de la saison cyclonique actuelle, nous pouvons espérer ne pas connaître Zama !
La Gazette du Nord de Madagascar, donnait dans son édition du 25 janvier 1926, la liste des cyclones « mémorables » de Diego Suarez, citant les cyclones de 1885-1892-1894-1899-1901- 1904- 1905- 1912…il semble que – fort heureusement- ces phénomènes meurtriers aient décidé d’espacer leurs visites dans notre bonne ville…
En fait, Diego Suarez a connu dans son histoire, trois cyclones ravageurs qui ont pratiquement détruit la ville.
● Le cyclone des 4 et 5 février 1894
Pour avoir une idée de sa violence, lisons ce télégramme parvenu à la Presse de l’époque :
« Un formidable cyclone s’est abattu sur nous dans la nuit du 4 au 5 courant, renversant tout sur son passage et balayant toutes les œuvres qu’au prix de laborieux efforts et de privations sans nombre nous étions parvenus à édifier. De toutes parts, sur une étendue que nous estimons à 1500km/2, le cataclysme a sévi, dispersant les bestiaux, ruinant les plantations et écrasant les villages.
L’église, l’hôpital civil, la direction de l’intérieur en construction, les magasins et les bureaux de la Cie havraise péninsulaire, la prison, les entrepôts de l’octroi, les ateliers de l’artillerie, les magasins de l’administration coloniale, la maison des sœurs, les écoles, tous les bâtiments du Cap Diego Suarez et les deux tiers des maisons d’Antsirane ont été renversés et les débris dispersés au loin sur un rayon de plusieurs milliers de mètres. L’estimation des pertes, rien qu’en ce qui concerne la ville, peut s’élever en première estimation à 500.000 francs.
Rien cependant ne faisait prévoir cette catastrophe. La veille au soir, le temps était beau et le baromètre élevé, n’annonçant rien de fâcheux. A minuit, il tomba tout à coup près de 50mm. Cette énorme dépression présageait l’approche du météore. Il commença par une légère pluie. Tout à coup, à 2h du matin, un vent terrible s’éleva, tordant tout dans ses puissants tourbillons, et renversant, comme sous la poussée d’une décharge d’artillerie, tout ce qui lui faisait résistance. Les toitures des maisons, des tuiles, des chevrons, des pièces de bois d’un fort poids, étaient soulevés comme des allumettes et volaient comme des oiseaux à travers les ars à une prodigieuse hauteur.
Nul être humain n’aurait pu, à cet instant, se risquer dehors sans être enlevé lui aussi, ou frappé à mort par les débris de toutes sortes qui voltigeaient de toutes parts. A 5h, une accalmie se fit soudain. Quelques imprudents en profitèrent pour sortir de leurs refuges, croyant la tourmente terminée. Ils ignoraient que c’était le centre du cyclone qui passait en ce moment sur la ville, et que la tempête allait rugir bientôt, plus dévastatrice et plus terrible. Sous le premier choc, pourtant, nombre de navires à l’ancre dans le port avaient été jetés à la côte sans espoir de recevoir de secours par ceux qui les entouraient et qui avaient toutes les peines du monde, en usant de leurs machines et en dépit de leurs ancres, à ne pas subir le même sort.
A 6 h, le vent reprit avec plus d’intensité que jamais, venant du nord (il avait sauté d’un quart de cercle du sud-ouest au nord-est) et achevant de renverser ce que la première bourrasque avait épargné. Les grondements du vent et de la mer étaient assez forts pour que le fracas des maisons s’abîmant sur le sol ne fût même pas distingué. Tout était terminé à 10h.
(Le journal de la jeunesse – 1894)
● Le cyclone du 24 novembre 1912
...dont nous avons déjà parlé à propos du Salazie et qui détruisit une grande partie de la ville.
Voici le récit qu’en fait le journal « Le Diego Suarez-Suarez » du 30 novembre 1912 :
« La nuit était arrivée. Le cyclone, vers 7heures, était au paroxysme de la fureur. Les craquements étaient effrayants. Des bruits énormes de ferrailles et de masses croulantes indiquaient qu’une lourde maison venait de s’effondrer. Impossible de sortir et de se porter de mutuels secours. Les rues étaient impraticables, la pluie en avait fait des torrents. S’y engager eût été aller au devant d’une mort certaine car les matériaux des habitations détruites sillonnaient l’air et ne laissaient aucune issue.
Toutes les maisons sont atteintes gravement, la moitié sont absolument anéanties et les matériaux entassés, mélangés, broyés, forment des tas informes, totalement inutilisables. Sur celles qui restent debout, plus de la moitié paraissent irréparables, tant elles sont disloquées, brisées. Des toitures, il n’en reste pas dix pour cent…
La Résidence est détruite et le ruines, quoique debout en maints endroits, ne pourront être utilisées »
● Le cyclone Kamisy
Enfin, le plus proche de nous, Kamisy, le 9 avril 1984, dont beaucoup d’habitants se souviennent encore. Chacun, suivant la façon dont il en a été affecté, en garde des images particulières : toits arrachés, pylônes électriques tordus, tôles volantes, arbres qui s’abattaient avec fracas. En fait, la description du cyclone de 1894 pourrait, à peu de choses près, donner une bonne image du passage de Kamisy.
Donnons, seulement, dans toute leur sécheresse les chiffres indiqués par un rapport de l’UNESCO ;
« Avec un vent parfois supérieur à 250km/h et des pluies abondantes il a ravagé principalement les villes d’Antsiranana et de Majunga… »
Un premier bilan provisoire, préparé par le gouvernement de Madagascar le 20 avril 1984, faisait état des victimes (une cinquantaine de morts, plusieurs centaines de blessés et plus de 70.000 sans abris) et estimait les dégâts matériels occasionnés par Kamisy à 250 millions US dollars.
Rappelons que, en face de cette désolation les autorités et les services avaient été particulièrement efficaces, l’électricité, notamment, ayant été rétablie dans des délais qui tenaient de l’exploit, compte – tenu de l’ampleur des dégâts.
La solidarité internationale avait aussi joué à plein, notamment avec l’aide des navires français (le bateau usine Jules Verne) et américains (l’US Hector).
Malgré cela, après le passage de Kamisy, Diego Suarez garda longtemps l’allure d’une ville bombardée !
■S.Reutt - Ass. Ambre
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| La situation des étrangers discutée en réunion avec le Ministre de l’Intérieur à Diego Suarez |
Les instructions du Ministre de l'Intérieur Florent Rakotoarisoa ont été strictes « la situation des étrangers investisseurs et résidents à Madagascar doit obéir aux lois ». Des étrangers se trouvent en situation irrégulière, d'autres utilisent même des faux papiers pour pouvoir rester sur le territoire malgache. « Cela ne peut pas être toléré, de plus nous savons que les autres pays contrôlent strictement l'entrée des étrangers sur leurs territoires » a ajouté M. Florent Rakotoarisoa. |
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