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| TEMOIN D’HIER ET DE DEMAIN «Un commerce sur deux est un débit de boisson!» |
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| Histoire | |||
| Mercredi, 24 Mars 2010 08:49 | |||
Témoignant de la vie dans la ville d’Antsirane en 1892, le biologiste M. de Kergovatz est aussi étonné par l’activité de la ville que par le nombre affolant de... bars à alcools !“Aujourd’hui, Antsirane compte plus de 5000 âmes, sans compter la garnison. Tout y donne l’impression d’un pays en pleine voie de croissance et de prospérité!” s’exclame à son arrivée dans le port ,le biologiste M. de Kergovatz. “C’est un véritable étonnement pour le nouveau débarqué, qui jugeait déjà que la ville basse était assez importante pour une colonie si nouvelle encore, de voir s’étendre sur ce plateau à perte de vue, toute une autre ville, aux larges rues, se croisant à angles droits, où alternent avec les cases de belles maisons en pierre ou en bois ayant leurs vérandas supportées par d’élégantes colonnes, des cafés, un vaste marché couvert de 50 m2 de long sur 15 de profondeur. Partout, des maisons en construction. J’en ai compté plus de 20 le long d’une seule avenue. Partout l’image d’une prospérité presque incroyable, si l’on sait que de la ville actuelle, il n’existait rien il y a sept ans qu’une dizaine de huttes sur le rivage, où vivaient une quarantaine de Malgaches, pêcheurs et pasteurs semi nomades avec leur famille”.
M. de Kergovatz constate ensuite que beaucoup de cases ont déjà remplacé leurs toits de chaume par des toits de tôles et s’en inquiète. “Si ceux ci n’ont pas d’inconvénients sur de hautes maisons européennes, ils rendent absolument intenables, à cause de la chaleur, des maisonnettes de deux mètres de haut...”. Mais si M. de Kergovatz pense que le toit de tôle poussera tôt ou tard, les Antsiranais à agrandir leurs cases et bientôt à les meubler à l’européenne afin de remplir le nouvel espace, il fait dès 1892, un constat plus amer qui, près de 120 ans plus tard, a gardé toute sa triste actualité. Ecoutons le. “Il faut avouer que si certaines réalisations ...me rendaient fier..., le nombre étonnant de débits de boissons alcooliques M. de Kergovatz, 1892 qui pullulent dans toute la ville et regorgent de consommateurs est bien propre à rabattre cet enthousiasme. Si le gouvernement ne prend pas des mesures énergiques pour enrayer ce fléau, dans cent ans, les races malgaches et les créoles issus de leur mélange avec les Européens seront abâtardis et en voie de s’éteindre. Quant aux Européens, ceux qui s’abandonnent à l’ivrognerie dans ce pays, ils peuvent être considérés comme condamnés à mort...”. Sur ce constat cinglant, M. de Kergovatz pousse plus loin ses interrogations, en metttant notamment en cause l’administration coloniale. “Créér à tout prix des débouchés pour notre commerce et notre industrie, cela est très bien, mais l’acool, l’opium, le poison, les armes de guerre doivent-ils être librement importés dans un pays que nous avons la prétention de civiliser? Je me borne en tous les cas à constater que malgré les droits élevés dont l’administration de Diego Suarez a frappé le rhum et les absinthes, 2 francs par litre d’alcool pur, la moitié des recettes du service local provient encore de la consommation de ces boissons dangereuses. Les vins, bières, cognacs, liqueurs, rhums entrent pour plus d’un tiers dans le total des importations et plus de la moitié des commerçants d’Antsirane tiennent des cafés ou des débits de boisson...Fort heureusement, le succès de plusieurs négociants qui se sont abstenus d’ouvrir une cantine, montre que l’on peut faire fortune, sans travailler à abrutir le peuple par l’ivrognerie... Ainsi, il y a deux usines qui commencent à fonctionner, la fabrique de viande conserves de la Graineterie française et la tannerie installée par la même société. Ces dernières devraient porter le chiffre des exportations au niveau de celui des importations...” L’alcool: une actualité toujours dévastatriceIl n’est un secret pour personne que rien n’a vraiment changé dans la ville depuis ce constat fait par M. de Kergovatz en 1892. A l’époque l’alcool était sans doute consommé par la garnison militaire française à laquelle se joignaient certaines populations locales, souvent immigrées, -notamment créoles- et le soir, désoeuvrées. Ce dernier tire un portrait sombre de la société antsiranaise, s’il la regarde à la lunette de la consommation de l’acool, autant d’ailleurs que M.de Kergovatz en son temps. «L’alcoolisme entraîne d’abord un problème individuel, puis familial, puis social », estime le Dr Zanadaory.
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| Vendredi | ||
MD320 /342 /343 /321 (B733) |
Arrivée | Départ |
| ANTANANARIVO | 06h20 | |
| NOSYBE | 07h25 | 07h50 |
| ANTSIRANANA | 08h15 | 14h50 |
| NOSYBE | 15h15 | 15h40 |
| ANTANANARIVO | 16h45 | |
MD194 /195 (B733) |
Arrivée | Départ |
| ANTSIRANANA | 09h20 | |
| REUNION | 12h05 | 12h55 |
| ANTSIRANANA | 13h45 | |
| La situation des étrangers discutée en réunion avec le Ministre de l’Intérieur à Diego Suarez |
Les instructions du Ministre de l'Intérieur Florent Rakotoarisoa ont été strictes « la situation des étrangers investisseurs et résidents à Madagascar doit obéir aux lois ». Des étrangers se trouvent en situation irrégulière, d'autres utilisent même des faux papiers pour pouvoir rester sur le territoire malgache. « Cela ne peut pas être toléré, de plus nous savons que les autres pays contrôlent strictement l'entrée des étrangers sur leurs territoires » a ajouté M. Florent Rakotoarisoa. |
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