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Le quartier Ambalavola est situé en bordure de la Rivière des Caïmans dont le lit fertile accueille de nombreuse rizières.
Le quartier Ambalavola est situé en bordure de la Rivière des Caïmans dont le lit fertile accueille de nombreuse rizières.

Le quartier est délimité à l’ouest par Namakia, à l’est par la SCAMA et Ambohimitsinjo. Pour sa bonne administration, Ambalavola est reparti en quatre secteurs et compte plus de 4 200 habitants

Manque d’infrastructures

Les habitants du quartier d’Ambalavola déplorent l’absence d’infrastructures ou leur inadaptation.

Les habitants d'Ambalavola ont accès à 13 kiosques fontaines publiques
Les habitants d'Ambalavola ont accès à 13 kiosques fontaines publiques

Le quartier se situant à proximité du dépotoir communal, des déchets dont notamment les sachets en plastique emportés par le vent inondent les lieux d’habitation. Situation que les habitants supportent tant bien que mal. « On a beau nettoyer tous les jours, les sachets reviennent toujours  » raconte Miriam, excédée par le vent, la poussière et les déchets.

 il n’y a pas de canalisations pour l’évacuation des eaux, le quartier est inondé pendant la saison de pluie. La scolarisation des enfants en est perturbée, l’eau monte et atteint les salles de classe;  Dédé Besily,Chef Fokontany AmbalavolaA

De plus, Besily, chef quartier raconte « il n’y a pas de canalisations pour l’évacuation des eaux, le quartier est inondé pendant la saison des pluies. La scolarisation des enfants en est perturbée, l’eau monte et atteint les salles de classe ». D’après lui, des agents du ministère des Travaux Publics ont effectué des études correspondant à ce problème il y a cinq semaines. C’est à Ambalavola que se trouve le fameux terrain «  La Star », où sont organisées des rencontres de morengy presque chaque week-end. Le chef quartier déplore qu’il n’y ait pas d’infrastructures sportives dans le fokontany. Les jeunes font de la pétanque dans la rue, faute de lieu approprié.

L'EPP d'Ambalavola
L'EPP d'Ambalavola

Depuis la fermeture de la Société d’Intérêt National des Produits Agricoles ou SINPA, les jeunes n’ont plus accès à un terrain de football.
Le président du fokontany, Besily rapporte un litige foncier qui touche des habitants des secteurs 1 et 3 d’Ambalavola. « Le conflit concerne ces habitants qui ont construits et mis en valeur le terrain pendant 20 ans et des héritiers. L’affaire est maintenant au niveau de la Justice et nous attendons la suite  » explique-t-il. Des projets sont mis en œuvre dans le quartier en matière de protection de l’environnement, d’alphabétisation, d’assainissement et d’hygiène… avec la collaboration du PDPU, PADSU (Programme d’Appui au Développement Social Urbain), de l’ACPU (Association des Communes du Pôle Urbain), du BCPI (Bureau de Coordination des Projets d’Investissement), du programme Mahefa, etc.
Dans les secteurs 1, 2 et 3, il y a 13 kiosques fontaines qui fonctionnent bien. Il n’y en a pas dans le secteur 4, mais comme il se trouve à proximité de Manongalaza, les habitants ont accès aux fontaines publiques de ce quartier.



Razafimanantsoa Heritiana Electricien-électronicien d’Ambalavola
Razafimanantsoa Heritiana Electricien-électronicien au bord de la rue menant à Namakia
Razafimanantsoa Heritiana Electricien-électronicien au bord de la rue menant à Namakia

Après avoir travaillé à la Compagnie Salinière de Madagascar pendant sept ans. Razafimanantsoa Heritiana a préféré quitter la société et travailler pour son compte. Sa spécialité : c’est la réparation et l’entretien électronique et électrique. Il crée sa petite entreprise en 2012 et même si l’homme n’est pas encore satisfait du revenu que rapporte ses activités, il compte poursuivre et espère développer son atelier. Il a passé la majeure partie de son existence à Ambalavola. Cela lui paraissait donc évident d’installer son atelier dans ce quartier, au bord de la rue menant à Namakia. Ses clients se fidélisent, de nouveaux propriétaires de véhicule viennent le voir. En effet, Heritiana propose toute sorte d’entretien en électricité automobile. D’après lui, les réparations sur les véhicules motorisées sont ses priorités, laissant souvent de côté le dépannage de télévision et de radio. «L’électricité sur automobile est plus facile, réparer un radiateur, un démarreur ou un alternateur est plus facile. Elle rapporte plus que le dépannage de téléviseurs et de radio. Elle rapporte plus pourtant » confie-t-il. « Le plus difficile c’est de réussir à réparer. Il ne faut pas aggraver la panne sinon on risque à coup sûr de perdre un client » Ils sont deux à faire ce métier dans le quartier d’Ambalavola. Heritiana est titulaire d’un brevet de technicien supérieur en électrotechnique. Il est marié et a quatre enfants. C’est durant la saison de pluie qu’il s’inquiète le plus. L’électricien raconte « durant cette période, les gens laissent de côte toutes les dépenses qui ne sont pas prioritaires à cause de leurs difficultés financières. L’utilisation d’un véhicule est pour beaucoup inutile quand on n’a pas les moyens de l’entretenir. Une fois la saison de pluie passée, j’ai plus de clients car les gens sont prêts à dépenser pour leurs véhicules, particuliers ou de transport en commun ».

L’usine de la STAR
L’usine de la STAR d'Antsiranana approvisionne toute la région nord de Madagascar en bière et boissons gazeuses
L’usine de la STAR d'Antsiranana approvisionne toute la région nord de Madagascar en bière et boissons gazeuses

« Ambalavola » fait directement penser à la STAR. L’usine y a été installée depuis 1968. Avec une centaine d’employés, l’usine d’Ambalavola produit plus de 40 millions de bouteilles de bière et de boissons gazeuses chaque année. Cela afin de répondre aux commandes des agences de Sambava, d’Antsiranana, d’Antsohihy et de Nosy Be. Cette usine approvisionne donc toute la région nord en bière et boissons gazeuses. Pour le respect des normes environnementales internationales, l’usine est dotée d’une station d’épuration d’eau. Sur les cinq usines de la STAR dans tout Madagascar, seule celle d’Antsiranana a une brasserie et une production de boissons gazeuses.

Les casseurs de pierre
 Les casseurs de pierre d’Ambalavola occupent une ruelle de terre à 100m au nord du croisement vers l’usine de la STAR
Les casseurs de pierre d’Ambalavola occupent une ruelle de terre à 100m au nord du croisement vers l’usine de la STAR

Les casseurs de pierre d’Ambalavola occupent une ruelle de terre à 100m au nord du croisement vers l’usine de la STAR. Une dizaine d’individus, adultes et enfants cassent la pierre. Bon nombre d’entre eux sont des femmes, des mères aidées par leurs filles. C’est le cas de Georgette Denise qui fait ce travail depuis dix sept ans. Pendant les vacances, sa fille qui est élève au CEG PK3 l’aide à casser les pierres. En une journée, elles obtiennent 20 seaux (de 8l) de gravillon. Le seau de gravillon coûte 500 Ariary. Denise explique comment fonctionne leur activité. « Chaque mois, il y a un camion (de 5m de longueur)qui nous livre les caillasses. Nous faisons appel aux hommes pour les casser en plus petits morceaux qui nous seront plus faciles de transformer en gravillon ». Pour ce travail, Denise et sa fille ont juste besoin d’un marteau. « Il nous arrive d’avoir des accidents, nous nous blessons avec le marteau » dit-elle en riant. Les clients sont les constructeurs en bâtiments. « Ici il n’y a pas vraiment de concurrence. Il arrive souvent que nous nous entraidions pour remplir les commandes » raconte Denise. Les casseurs de pierre ont juste un toile de cire pour se protéger du soleil et de la pluie. Il n’y a pas d’horaire fixe de travail, néanmoins, les casseurs de pierre travaillent en moyenne sept heures par jour.

■ V.M

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