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Le jardin Cayla avec son kiosque à musique, récemment rénové
Le jardin Cayla avec son kiosque à musique, récemment rénové

Tanambao Sud est l’un des sept quartiers nés de la subdivision de la nouvelle cité « Tanambao » établie en 1900. Avec près de 4 300 habitants, c’est un des quartiers les plus densément peuplé malgré sa faible superficie. Bien que situé à proximité immédiate du centre ville de Diego Suarez, c’est un quartier à vocation principalement résidentielle

Le peuplement d’Antsiranana, qui a débuté vers l’année 1880, peut être résumé de la manière suivante : installation des premiers habitants à Cap Diego, où une vingtaine de paillotes ont été découvertes par François de Mahy en 1885. Puis avec la colonisation, la ville s’est développée vers le nord-nord est : d’un côté, la ville coloniale était installée dans la ville basse sur quatre hectares et entourant le port avant de s’étendre sur la rue Colbert, le quartier militaire, la Place Kabary et enfin la rue Lafayette (actuellement rue Dr Syedna et appelée autrefois quartier de l’Octroi). De l’autre côté, il y a l’extension de la ville vers le Sud : Tanambao (Tanàna : cité, village, ville- Vao : nouvelle), Lazaret, Morafeno, Ambalavola… En ce moment, les 25 Fokontany du District d’Antsiranana I sont classés : quartiers résidentiels, quartiers industriels, quartiers populeux. Le quartier Tanambao Sud, fokontany créé en 2007 fait partie de cette dernière catégorie.

Plan du quartier Tanambao Sud
Plan du quartier Tanambao Sud

Tanambao a été peuplé grâce aux migrations d’étrangers et de malgaches provenant d’autres régions. C’est à cette époque que se sont constituées les deux parties du quartier de Tanambao Sud : tanànan’Anjoany (village de ceux qui viennent d’Anjouan) et tanàm-borizano (village des borizano). Le premier occupe presque toute la partie est du quartier tandis que les habitants du second se sont installés tout autour du lavoir de l’actuelle rue Vavihely Alphonse.
L’appellation « tanànan’Anjoany » trouve ses origines dans le fait que les ouvriers, les maçons, mécaniciens, menuisiers (nombreux travaillaient dans la construction du bassin de radoub de la DCAN ou Direction des Constructions et Armes Navales) viennent d’Anjouan.
Quant au « tanàm-borizano », le terme borizano est utilisé pour désigner les Merina (population des régions d’Anamalanga, de Vakinankaratra, de l’Itasy…), pourtant « borizano » signifie « porteur ». La confusion est certainement née du fait que des immigrants originaires des hauts-plateaux (dont les Merina) travaillaient à l’époque comme porteurs à Antsiranana. Les habitants de cette partie du quartier de Tanambao Sud occupent surtout des postes de fonctionnaires ou sont des commerçants.
Concrètement, il n’y a jamais eu de frontière entre les deux parties du quartier et les habitants se montrent solidaires, d’autant plus que la population de génération en génération est le fruit d’un grand métissage autant physique que culturel (Sakalava-Comorien-Européen-Merina-Antankarana-Antanosy, etc.) conduisant ainsi à une forte hétérogénéité sociale. Même si Tanambao Sud est parmi les quartiers disposant le moins de superficie à Diego Suarez, le nombre d’habitants atteint les 4 265. Un ménage étant composé en moyenne de sept personnes.

Particularités du quartier

La grande majorité des habitants est musulmane et cela se vérifie par diverses manifestations culturelles et religieuses  : les tenues vestimentaires, les fêtes et pratiques musulmanes, les événements liés au cycle de vie… C’est dans le quartier de Tanambao Sud d’ailleurs que l’on trouve l’une des mosquées les plus anciennes de la ville : la mosquée Bambao. Les fondateurs de cette mosquée, la plus ancienne de la ville, étaient originaires de Bambao (île d’Anjouan). Maison en paille, bâtie en 1937, elle servit de refuge aux habitants du quartier lors du débarquement des Anglais en 1942. Elle fut reconstruite avec des moellons en 1947, par la suite on ajouta le minaret. L’étage fut élevé en 2008-2009 afin de permettre à tous les fidèles d’assister à la prière le vendredi et les jours d' Aïd (fête).

Ecole et Collège Omar El Moktar
Ecole et Collège Omar El Moktar
Lavoir av. Fatima Hachimo Marie Stopes International
Lavoir av. Fatima Hachimo | Marie Stopes International
La rue de Fianarantsoa Gare routière zone régionale
La rue de Fianarantsoa | Gare routière zone régionale
Le Jardin Cayla, Kiosque Jeunesse

Du côté du jardin Cayla, le rendez-vous des amoureux le soir, lieu de distraction des jeunes et très peu fréquenté par les enfants même si des balançoires et des toboggans ont été installés pour les amuser, se trouve le kiosque pour les jeunes. Il a été mis en place par le Ministère de la Jeunesse et des Loisirs avec le soutien de l’UNICEF. Des bénévoles, JPE ou Jeunes Pairs Educateurs formés en « life skills » accueillent les jeunes sur le lieu soit pour leur fournir les moyens de se distraire (lecture, football, musique, jeux…) soit pour être à leurs écoutes et les conseiller dans leurs soucis personnels.. Jusqu’à aujourd’hui, le kiosque n’attire pas les jeunes du quartier de Tanambao Sud, mais ils ont quand même exprimé leurs souhaits quant aux services qui devraient être fournis par le kiosque pour qu’il puisse les intéresser : des ordinateurs, un accès à Internet, un plus grand espace, plus de jeux… L’on constate aussi que nombreux sont les jeunes qui ont abandonné leurs études et qui n’ont d’autres occupations que le lavage de voitures.

Les Jeunes Pairs Educateurs et le Club TANDEM

Après leur formation dans la Capitale, les 106 Jeunes Pairs Educateurs ou JPE ont commencé leurs actions à travers toute la région DIANA en août 2012. 70 faisaient partie du camp « life skills », repartis maintenant dans les sept kiosques de la région et 36 en santé des jeunes. Ces derniers auront à agir au sein des trois maisons des jeunes de la DIANA. Neuf personnes reparties dans les villes d’Ambilobe, Nosy-Be et Antsiranana encadrent ces jeunes pairs éducateurs, tous étant regroupés au sein du club TANDEM (Tanora Mandray Andraikitra). La sélection de ces JPE a été réalisée par le comité interministériel de la jeunesse. Ils devaient être âgés de 15 à 24 ans, être résidents dans le lieu où ils doivent agir, avoir un niveau d’étude de CM2 minimum, être volontaires et bénévoles. Ils se sont alors engagés à être des modèles dans leurs sociétés et à éduquer leurs pairs (c’est-à-dire les jeunes de leur âge).
Les actions de ces jeunes pairs éducateurs se rapportent à la sensibilisation sur la prévention des grossesses précoces et non désirées, l’avortement et le planning familial, la lutte contre la toxicomanie dont la consommation de katy, de cigarette, de jamala (cannabis) et d’alcool. La lutte contre les IST (Infections Sexuellement Transmissibles) fait aussi partie de leur domaine d’intervention en prodiguant des conseils et en effectuant des sensibilisations auprès des jeunes. Des interventions qui s’étendent à d’autres domaines en raison de la collaboration avec des services publics, principalement dans le domaine sanitaire : l’hygiène et la propreté, WASH (Water Sanitation Humanity), l’environnement, la santé : participation à la sensibilisation pour l’allaitement maternel, la mise en œuvre du programme élargi de vaccination, participation à la SSME ou Semaine de la Santé Mère Enfant. Les JPE interviennent également dans la promotion des droits et protection des adolescents et des jeunes, des luttes contre les violences à l’égard des jeunes et dans la résolution de conflit. Les méthodes leur ont été inculquées lors de leur formation : la communication interpersonnelle, la sensibilisation de groupe et de masse, avec la collaboration des JRC ou Junior Reporters Club. Antsiranana dispose actuellement de 22 JPE dont 10 formés à Antananarivo. En ce moment, les JPE réalisent une cartographie de risques et vulnérabilités de dix Fokontany de la Commune Urbaine d’Antsiranana, des quartiers dans lesquels résident les JPE. Il s’agit de Tanambao Sud, Tanambao Nord, Tanambao IV, Soafeno, Cité ouvrière, Grand Pavois, Lazaret Nord, Ambohimitsinjo, Ambalavola, Tsaramandroso. Selon Franck Honoris Montagné, encadreur du kiosque « ami des jeunes », cette cartographie, réalisée en partenariat avec La Tribune de Diego, « servira de cadre aux actions futures et mènera à un débat intergénérationnel et la participation des jeunes sur l’analyse des risques identifiés par la cartographie ». Un aperçu de ces vulnérabilités a été présenté par les JPE : l’addiction au khat et au cannabis, la consommation d’alcool et la prostitution sont les principaux risques auxquels sont exposés les jeunes de Diego Suarez.

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