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Les médecins déclarent qu’un patient laissé dans la solitude repartira toujours de zéro car la deuxième partie du traitement est constituée des médicaments, de l’alimentation et du soutien moral.
Les médecins déclarent qu’un patient laissé dans la solitude repartira toujours de zéro car la deuxième partie du traitement est constituée des médicaments, de l’alimentation et du soutien moral.

« L’hôpital psychiatrique n’est pas un endroit où on laisse ceux qui embarrassent ou pour abandonner le malade, c’est un établissement sanitaire où les maladies sont soignées et les patients ont besoin de leurs familles » selon le Dr Soalahy Francisco qui sonne l'alarme sur le manque de moyens de l'hôpital psychiatrique d'Antsiranana

La santé mentale des Malagasy ne figure décidément pas dans la priorité des gouvernements qui se succèdent. Depuis la construction des bâtiments de l’hôpital psychiatrique de Morafeno dans les années 1970, aucune réhabilitation n’a été réalisée par l’Etat qui en est pourtant chargé puisque le service psychiatrique est rattaché au centre hospitalier universitaire de Place Kabary. Les rénovations dont a bénéficié l’établissement proviennent d’une relation amicale qui a conduit la Fondation Auteuil (France) à intervenir. En 2012, 2013 et 2015, des apprentis d’Auteuil avec des scouts d’Antsiranana ont remis en état plusieurs pièces dont les sanitaires, les portes et la peinture du bâtiment principal. Pour le docteur Zanadaory, médecin spécialiste en neuropsychiatrie et son assistant Soalahy Francisco, la maladie et les troubles psychiques sont à considérer comme toute autre maladie (physique). Les malades doivent être accompagnés par leurs proches « auparavant, les membres de la famille des malades n’étaient pas autorisés à les accompagner. Il a fallu trois à quatre ans de lutte pour que je réussisse à faire accepter que la famille soit présente » explique le Dr Zanadaory « il y a des informations que seuls les membres de la famille connaissent et qui vont servir au processus de guérison » poursuit-il. D’un autre côté, le Dr Soalahy Francisco soutient « les gens ont tendance à éloigner et jeter les malades comme si l’hôpital psychiatrique a été créé pour cela. C’est un lieu où l’on prodigue des soins et il faut que les proches et le milieu dans lequel le patient évolue participent pour que le traitement soit efficace ». Les médecins déclarent qu’un patient laissé dans la solitude repartira toujours de zéro car la deuxième partie du traitement est constituée des médicaments, de l’alimentation et du soutien moral. Le personnel médical est donc présent pour analyser d’abord puis pour encadrer le malade et la famille. Le Dr Soalahy Francisco attire aussi l’attention sur la tendance à l’abandon. Bien que des malades nécessitent visiblement des soins, leurs familles les laissent trainer dans la rue. « Il y a un jeune qui était dans la rue pendant de nombreux mois. Sa mère s’est décidée à nous l’emmener pour consultation. Il se remet maintenant de sa maladie et est en mesure de reconnaitre son état. Maintenant, il demande lui-même à nous consulter lorsqu’il ne se sent pas bien » raconte le médecin. Le Dr Zanadaory affirme qu’il y a des périodes dans l’année où les troubles psychiques prolifèrent. Une conséquence d’évènements sociaux dont la consommation de drogue « encore dans ce cas, les gens veulent encore rejeter la responsabilité sur le service psychiatrique, mais la lutte contre le cannabis n’est plus du ressort du médecin ».
L’hôpital psychiatrique de Morafeno accueille des malades provenant de toute la province d’Antsiranana (régions SAVA et DIANA) voire même de la région Sofia. Pourtant, « si l’on devait accueillir toutes les personnes présentant une maladie mentale, il n’y aura pas assez de place dans cet hôpital ». L’hôpital de Morafeno ne dispose en effet que de douze chambres et accueille chaque mois quinze à vingt nouveaux patients qui sont dans la phase aiguë de leur maladie et ont besoin d’être hospitalisés. Seuls ceux dans cette phase de la maladie sont donc admis dans les chambres, les autres suivent le traitement chez eux, après consultation. Alors que l’état des patients est déjà handicapant pour la société, le manque d’infrastructures et de personnel représente à l’heure actuelle un réel problème qui mérite une attention particulière. Une vingtaine de médecins seulement sont spécialistes en maladie mentale dans tout Madagascar. Pour le cas d’Antsiranana, un renforcement du personnel paramédical et des employés de service est nécessaire pour la sécurité du personnel de garde et un meilleur service
■ V.M

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