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Irène Miarambola Landephine, maire par intérim de la ville d'Antsiranana
Irène Miarambola Landephine, maire par intérim de la ville d'Antsiranana

Alors que la place du maire est très convoitée, Irène Miarambola s’est retrouvée par la force des circonstances à cette fonction après cinq années en tant qu’adjointe. Les limites de son pouvoir en tant que maire par intérim et les contrastes politiques au sein de Commune urbaine d’Antsiranana rendent difficile sa mission. Interview

LtdD : Comment vous êtes-vous retrouvée dans la politique ?
Je n’ai pas vraiment pensé à faire de la politique, néanmoins j’ai occupé des postes de responsabilités et j’ai toujours su qu’il faut que je renforce ma capacité de mener. En tant qu’ingénieur agronome, j’ai travaillé au sein de projets alimentaires et de développement rural. J’ai rencontré Johary Houssen Alibay en 2006 (élu maire en 2007) alors qu’il était parmi les représentants de bureaux d’études consultants pour la construction du centre MAMITEZA. J’étais alors la chef de l’atelier agro-alimentaire de ce centre. En 2009, un des adjoints au maire a été suspendu. J’ai été appelée pour le remplacer. Ce n’est pas moi qui ai fait la démarche, je sais juste que mon nom a été proposé et retenu. C’étaient mes connaissances en agronomie et mon expérience professionnelle qui m’ont servi.

Est-il difficile de passer du statut d’adjointe à celui de maire par intérim ?
Le maire Johary Houssen Alibay n’a pas nommé de premier, second adjoints. Il a chargé chaque adjoint d’un domaine spécifique. J’ai été d’abord directrice de cabinet, puis adjointe au maire chargée de l’état-civil, du contentieux et du développement des zones rurales, ensuite j’ai été chargée de la propreté et de l’embellissement de la ville. Avant d’assurer l’intérim du maire, j’étais adjointe chargée des affaires sociales et du bureau de coordination des projets et investissements. Ce qui a facilité les choses car j’ai pu me familiariser avec les différentes parties de l’administration de la Commune. De plus, je ne refuse pas lorsque je suis envoyée représenter le maire. Les domaines auxquels je n’ai pas approché en tant qu’adjointe étaient les finances, la gestion du personnel et l’urbanisme. J’y suis maintenant et je suis bien aidée par les techniciens qui y sont rôdés.
Mais la grande différence entre être adjointe et assurer la fonction du maire reste cette responsabilité de trouver les moyens pour le fonctionnement de la Commune : fonds, matériel, partenariat, main d’œuvre, etc. D’être, le premier responsable.

Comment vous placez-vous au sein de la Commune avec des tensions de toutes parts ?
Suite à des différends entre moi et le maire (Johary Houssen Alibay, NDLR) datant de 2010-2011, des employés de la Commune n’ont plus eu de considération pour moi. Ces comportements ne m’atteignent pas car je sais que je n’ai rien fait de mal. Depuis la suspension du maire et depuis que j’ai été désignée pour assurer l’intérim, l’animosité grandit car aux yeux de tous je ne représente pas grand-chose. Sont donc apparues : insubordination et arrogance. Certains ne veulent tout simplement pas travailler, je leur ai conseillé de continuer à bien faire leur tâche pour faciliter la reprise du bon fonctionnement de la Commune une fois le maire reconduit à sa fonction. Comme je ris seulement de certains comportements, ces personnes qui ne m’apprécient pas me croient faibles. Toutefois, chaque mesure à son temps. Il m’arrive de me taire, de conseiller, mais aussi de punir. Les indisciplinés ont été punis.
Il y a eu cette menace de grève des policiers municipaux. Ils ont lancé un ultimatum et exigeaient la destitution entre autres du secrétaire général de la Commune ainsi que de la direction de la protection et de l’intervention. Pour moi, cela revient à demander la suppression du service auquel ils sont rattachés. Je leur ai dit que cela pouvait se faire. Après que je leur ai annoncé les mesures que je devais prendre en réponse à leur demande ils ont fait marche arrière.

PDS ou interim prolongé ?

La reprise du fonctionnement de la Commune urbaine d’Antsiranana dépend de la décision qui devrait être prise en conseil des ministres dans les prochains jours : la nomination d’une délégation spéciale. « En attendant la nomination d’une délégation spéciale, la Commune urbaine d’Antsiranana est en stand by » déclare Irène Landephine Miarambola. Cette décision fera suite à la suspension de trois mois du maire et mettra fin à l’intérim qu’elle assure depuis le mois de novembre. Intérim qui suivant l’arrêté du ministère devait prendre fin au mois de décembre. Irène Landephine Miarambola parvient, tant bien que mal, à conduire les affaires courantes de la mairie, dans la mesure de ce que son statut lui permet. Parmi les limitations, l’impossibilité pour la maire par intérim de débloquer le budget de fonctionnement de la Commune Urbaine au Trésor Public. C’est grâce à un procès-verbal de carence qu’elle et son équipe sont parvenues à avoir accès à un compte additionnel. A ce blocage s’ajoute, l’impact de l’absence d’investissement durant la période transitoire (2009-fin 2013). La maire par intérim affirme que du point de vue budget, la Commune urbaine d’Antsiranana démarre maintenant à zéro. Irène Miarambola et le bureau exécutif arrivent à assurer le fonctionnement de la mairie en prenant collégialement les décisions et en bénéficiant de l’appui de quelques opérateurs économiques. Face au risque de ne pas se faire payer, les fournisseurs de la Commune refusent l’approvisionnement de matériel et d’outils de travail (quittances, papiers…). La maire par intérim et son équipe doivent également faire face aux doléances résultant de la perte des données de finances de la Commune en 2014 (avant ou durant l’inspection, NDLR). « Cela s’arrange peu à peu, la reconstitution des données sur ordinateur est en cours » assure Irène Miarambola. Elle a également à gérer les doléances des usagers relatifs aux comportements de certains agents de la mairie « cela va du mauvais accueil jusqu’à des demandes d’argent en échange de service ».

Dépôt de dossier ouvert, mais les formalités sont imprécises

Le dépôt de candidature aux élections communales est ouvert depuis le 8 avril et sera clôturé le 7 mai 2015 à dix sept heures Quelques noms de candidats maires circulent à Diego Suarez, mais à l’heure où nous mettons sous presse, les OVEC (Organe de vérification et d’enregistrement des candidatures) d’Antsiranana I et II n’ont pas encore reçu de candidatures de maires et de conseillers. Les cinq décrets régissant l’organisation des élections communales ne sont parvenus aux OVEC que le 8 avril. Ce n’était qu’à partir de ce moment que les candidats ont pu se renseigner sur les documents à fournir et sur la caution. Sur ce dernier point, il est prévu deux catégories de caution suivant le nombre de conseillers pour les communes rurales et cinq pour les communes urbaines. Il appartient au préfet de région de publier un arrêté pour la fixation du nombre de conseillers et la nomination de préfet de région se fait en conseil des ministres. Jusqu’à maintenant, la date du 31 juillet est maintenue pour les élections communales. La liste électorale sera arrêtée définitivement le 15 avril. La campagne électorale sera du 16 au 30 juillet. Les maires et les membres des conseils communaux et municipaux sont élus au suffrage universel direct. Le candidat se trouvant en tête de la liste ayant recueilli le plus grand nombre de suffrages exprimés est déclaré élu maire.

■ V.M

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