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« Actuellement je suis contente de mon travail dit-elle, même si on me proposait un travail avec salaire mensuel, je préférerais 1 000 fois continuer ce travail car je suis la patronne et personne ne me donne d'ordres »
« Actuellement je suis contente de mon travail dit-elle, même si on me proposait un travail avec salaire mensuel, je préférerais 1 000 fois continuer ce travail car je suis la patronne et personne ne me donne d'ordres »

L’argent manquait dans son foyer, pourtant il était difficile de trouver un emploi. Anita, dite Bito, a choisi depuis 2005 de vendre des brochettes tous les soirs

Tous les matins, Bito se lève à 5h30 pour être au marché dès 6h pour acheter ses ingrédients et faire les courses qu’elle n’a pas pu faire l’après-midi. Elle arrive sur le lieu de travail vers 5h du matin pour disposer le mobilier et s’occuper de la cuisson. A 6h30, Bito est de retour du marché, elle peut enfin recevoir ses premiers clients et ce jusqu’à 12h30. Le temps qu’elles fassent la vaisselle et rangent les affaires, les deux femmes qui l'aident rentrent vers 14h30. Bito quitte son lieu de travail, situé non loin de l’hôtel Nosy Be à Tanambao Tsena, dès qu'il n'y a plus de clients. Arrivée chez elle, elle peut enfin se reposer et attendre l’heure du marché de l’après-midi. Elle va au marché le matin et l’après-midi pour pouvoir acheter tout ce dont elle a besoin pour son commerce. Depuis la naissance de sa fille en 2008, elle vend en effet ses brochettes également le matin. Les clients sont devenus plus nombreux de jour en jour. Son travail a considérablement augmenté et elle n’arrivait plus à gérer seule l’affaire. Alors pour agrandir son commerce et suivre le nombre de clients, elle a engagé deux femmes pour l’aider à servir ses clients, à effectuer les cuissons et autres services. Un homme s’occupe d'aller chercher de l’eau régulièrement et un pousse-pousse porte les affaires avant et après la vente. Elle travaille du lundi au dimanche.

Les gens du quartier sont habitués à venir prendre leur petit déjeuner à sa gargote et des gens viennent de loin tous les matins. Au début, la brochette coûtait 100 Ariary, le prix a augmenté et est désormais à 200 Ariary. C’est durant les vacances qu’elle reçoit le plus de clients. Il y a des moments où leur table ne suffit pas pour recevoir tous les clients. Alors ils doivent patienter. Ils sont nombreux à venir prendre leur petit déjeuner surtout entre 6h30 et 10h30. 4 à 5 kg de viande, telle est la quantité écoulée chaque jour. Bito vend aussi du riz cuisiné malagasy spécial pour le petit-déjeuner ou « sabeda », des bananes vertes frites, du manioc, de la soupe, des pâtes et du jus. « La vente de brochettes est comme tout commerce, il y a des hauts et de bas » dit-elle. « Il y a des clients qui exagèrent mais nous faisons de notre mieux pour satisfaire tous nos clients » poursuit Bito. La saison des pluies est très dure pour nous et les semaines de ramadan, il n’y a pas de client. Les clients détestent lorsque quelque chose manque sur la table, comme « l’achard », pourtant cette situation peut se produire à tout moment. Les dames qui l’aident ont leur repos durant un jour de la semaine, elles sont de repos à tour de rôle. A la fin de la semaine, Bito reçoit plus de clients. Ce moment oblige la présence de tout le monde pour servir les clients. Bito s’occupe des encaissements et aide pour les commandes, elle prépare aussi les brochettes, elle observe et donne des directives à ses employés. En ce qui concerne le paiement, les femmes ont leur salaire à chaque fin de mois, par contre le porteur de l’eau et le pousse-pousse travaillent à la journée. « Actuellement je suis contente de mon travail dit-elle, même si on me proposait un travail avec salaire mensuel, je préférerais 1 000 fois continuer ce travail car je suis la patronne et personne ne me donne d'ordres. De plus avec les années qui passent, j'acquière de plus en plus d’expérience. Je peux améliorer de jour en jour ma gargote. J’écoute les conseils pour obtenir de meilleurs résultats et avoir aussi plus des clients encore ».
Bito est maman de quatre enfants. Le père de l’une de ses filles est décédée, alors elle élève seule ses enfants et paye leurs études grâce à ce métier. « Je suis fière dit-elle. Je peux dire qu'avec ce métier je parviens à bien gagner ma vie ».
Son objectif à l’avenir est de transformer son stand sur le trottoir en une maison pour faciliter sa vie, surtout lors de la saison des pluies. « La métamorphose de ma gargote en un grand restaurant pourquoi pas ? Je pourrai alors engager plus de jeunes pour travailler ».
■ Angéline C.

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