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La capoeira apparait officiellement à Diego-Suarez  en juin 2007
La capoeira apparait officiellement à Diego-Suarez en juin 2007

Née dans les champs de canne à sucre du Brésil, la Capoeira est une discipline autant sportive qu’artistique, qui allie les arts martiaux à la danse. Rencontre avec Mohamad Saïdy, passionné autodidacte qui enseigne maintenant la capoeira aux plus jeunes.

LTdD : Pouvez vous présenter et retracer votre parcours ?
Mohamad :
Je m’appelle Mohamad Saidy, j’ai 27 ans, je suis né à Diego et j’y vis. Je suis le père de trois enfants. Je suis professeur de capoeira et de danse hip hop. Ce qui ma donné l’envie de faire de la capoeira c’est le film « only the strong » que j’ai vu en 1994 au cinéma Ritz. Ce film a été pour moi une véritable révélation, c’est après l'avoir vu que j’ai commencé à apprendre la capoeira, sans professeur, avec mon frère et mes amis. À cette époque je faisais de la danse hip hop au gymnase couvert. Ensuite, en 1996, je suis allé à la Réunion avec mon frère Mako ou j’ai fait un tournoi de «moraingy créole».
La gendarmerie a mis gratuitement à notre disposition une de leur grandes salles. Mais en 2001 il y a eu des désaccords dans le groupe et une partie a fondé l’association « Système Force » qui depuis,s’entraine et donne des cours dans les locaux de l’école Les Petits Lutins.
Enfin en 2007 à l’époque de la première édition du festival Zegny Zo j’ai fait la rencontre d’Erwan, un danseur capoeiriste, il a été très impressionné par notre niveau de capoeira et il a pris la décision de nous former pendant une semaine durant le festival Zegny Zo. C’est donc en juin 2007 que la capoeira apparait officiellement à Diego Suarez et que de nombreux groupes se forment. Aujourd’hui je continue de pratiquer la capoeira et le hip hop et j’enseigne ces disciplines au lycée français et aux Petits Lutins.

Mohamad Saidy
Mohamad Saidy

LTdD : Combien de cours de capoeira donnez vous par semaine ? Et quelle est la moyenne d’âge de vos élèves ?
Mohamad :
Je fais 3 cours de 2 heures de capoeira par semaine aux Petits Lutins et l’âge de mes élèves (une dizaine pour chaque cours) se situe entre 8 et 20 ans. Ils viennent du quartier Tanambao, et pour la plupart les cours sont gratuits. En effet,s’ils devaient payer, la plupart abandonnerait. Il y en a déjà un certain nombre qui ont du renoncer pour aller travailler et assurer ainsi leur subsistance. Je donne aussi quelques cours au lycée français, ce qui me rapporte un petit revenu.

LTdD : Quels sont vos projets pour l’avenir ?
Mohamad :
Pour l’avenir je voudrais continuer à enseigner et à pratiquer la capoeira et la danse car c’est vraiment ma passion, je prévois aussi de continuer les spectacles de clown. En effet, avec une équipe de la compagnie Zolobe nous avons suivi plusieurs formations avec des clowns venus d’un peu partout. Nous avons décidé de monter notre propre troupe et notre premier spectacle, Zarazarao, à l’Alliance française d’Antsiranana a très bien marché et nous allons continuer à le mettre au point. Nous avons déjà plusieurs dates retenues : nous serons à l’IFM à Tana le 7 avril et à Tamatave le 8 avril. Il faudra ensuite se préparer pour le festival Zegny Zo ! qui aura lieu comme chaque année au mois de mai.

La capoeira un sport traversant les âges

La capoeira est une discipline qui existe depuis 200 ans, elle a été inventée par les esclaves au Brésil sous l'apparence d'un jeu ; ainsi quand les maîtres approchaient, le caractère martial était déguisé par la musique et les chants. Elle serait originaire des méthodes de combats et des danses des peuples africains. Pour certains la capoeira est une philosophie et un art de vivre, c’est aussi le sport de combat national du Brésil. La capoeira est née dans la clandestinité et donc n'a laissé quasiment aucune trace (documents, écrits etc) pour raconter son histoire. Certains voient la capoeira comme totalement africaine car tout ce qui la constitue existe, ou aurait existé, sous une certaine forme en Afrique. Il est possible que la capoeira ait été inspirée notamment des techniques de combat des armées du Royaume Kongo. D'autres pensent qu'elle est totalement brésilienne puisque née sur le territoire du Brésil bien qu'ayant pour créateurs des esclaves venant d'Afrique. La capoeira serait l’expression de la rébellion contre la société esclavagiste. Les premiers capoeiristes cachaient la capoeira sous l’apparence d’un jeu, comme ca quand les maitres approchaient, à cause de la musique et des chants ils croyaient assister a une sorte de rituel Africain.

Les différents types de capoeira

Il existe deux types de capoeira  : la capoeira Regionale avec des mouvements d'arts martiaux crée par maitre Bimba et la capoeira Angola, c’est la capoeira originale, crée par les esclaves que maitre Pastinha a continué.

La musique de la capoeira
Le Berimbau est l’instrument de musique de base pour la capoeira
Le Berimbau est l’instrument de musique de base pour la capoeira

La musique de capoeira est essentiellement basée sur le rythme. Toutes les mélodies sont très simples et brèves, on utilise peu ou pas l'harmonie, le rythme (toque) des instruments est l'élément central, qui peut, quand les musiciens sont bons, être assez complexe. La capoeira est pratiquée à différentes vitesses qui varient en fonction du rythme de la musique. La musique de la capoeira est créée à partir d’instruments spéciaux. Le berimbau est l'instrument de musique qui symbolise la capoeira. C'est un arc musical sans doute d'origine africaine (instrument traditionnel des peuples Kambas) dont des variétés similaires sont aussi utilisées dans l'Océan Indien : bobre à la Réunion, bon à Rodrigues, bomb aux Seychelles et à l'Île Maurice, jejylava à Madagascar, et chitende au Mozambique.

Pour en savoir plus :

www.capoeira-infos.org

www.eccm-capoeira-madagascar.com/

■ Page préparée par Paco Granger

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