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Cortège du nouvel an sur la rue Colbert d'Antsiranana
Cortège du nouvel an sur la rue Colbert d'Antsiranana

Intempéries et des fêtes célébrées en une quatrième année de crise… mauvais présage pour 2014 selon certains ou juste un début difficile avant de meilleurs lendemains pour les autres.

Noël et le nouvel an ont permis à tous d’oublier un peu les tracas de la vie quotidienne et la proclamation imminente des résultats des élections et ce que tout cela implique.

La fête sous la pluie

Le cyclone Bejisa a frappé la Réunion, mais les intempéries ont tout de même touché de nombreuses régions de Madagascar. A Antsiranana, beaucoup de pluie dès le 29 décembre et les eaux commençaient à s’accumuler. Le 31 décembre, la pluie est tombée en début de soirée, des quartiers comme Morafeno, Cité Ouvrière, Ambalavola et Lazaret sud étaient inondés, la vétusté des canalisations ne fait qu’aggraver les choses. Ceux qui ne possèdent pas de véhicules se sont résignés et ont préféré passer le réveillon chez eux car même si l’on parvient à aller en ville, le retour est le plus difficile. Dans le centre ville, la pluie n’a pas empêché les Antsiranais de faire le traditionnel tour de la « place Philibert Tsiranana - rue Colbert- boulevard Francis Sautron (ex-boulevard Etienne) ». Le cortège de voitures, de motos et de scooters se constituait dès minuit moins le quart. Les ambiances lors de ce réveillon 2013-2014 étaient très variées, il y a ceux qui ont choisi de s’éloigner un peu de la ville et ont rejoint l’espace Mahefa d’Antanamitarana ou l’hôtel La Note Bleue. Pour ceux qui étaient en famille, l’Ankarana annexe et l’hôtel de la Poste offraient un air convivial. La communauté indo-pakistanaise était au Venilla, Le Grand Hôtel et d’autres fameux établissements de Diego ont été très prisés. Pour une ambiance plus chaude et tropicale, à part les participations admirables des interprètes locaux, quelques vedettes telles Wawa, Fandrama, Dj Mourchidy et Lianah ont animé les fêtes. La météo était plus clémente durant la journée du 1er janvier, les familles, proches et amis ont pu se rendre visite. La pluie n’est de nouveau tombée qu’en soirée.
Le 2 janvier, c’était le retour au calme. Les portes de la plupart des bureaux de services publics sont restés fermées. Il en est de même pour de nombreuses boutiques d’habillement et vendeurs d’électroménagers. Les entreprises financières ont par contre ouvert leurs portes à leurs heures habituelles. Les marchands du bazary, même si leurs arrivées étaient un peu plus retardées par la pluie étaient ravis de retourner sur leurs places habituelles « même si les gens sont fatigués à cause des fêtes, ils doivent toujours manger et faire leurs courses. Cela nous arrange parce qu’il faut remplacer l’argent que nous avons dépensé ». C’est ce qu’a affirmé un vendeur de légumes. Du côté des bouchers, c’était le 31 décembre qu’ils ont obtenu le maximum de bénéfice car à Diego, à chaque fête en famille ou entre amis, les brochettes de viande sont toujours de la partie. « Le 2 (janvier), la vente reprend son rythme habituel, les gens mangent léger. J’espère une meilleure vente à partir de la semaine du 6 janvier car c’est à cette période qu’il y a les fêtes entre collègues, les retrouvailles en famille… » explique un boucher.

Les fêtes… et les dettes ?

La fin 2013 et le nouvel an 2014 étaient particulièrement rudes pour de nombreuses familles. Des séjours à l’hôpital, des tâches à remplir… et puis la crise. On en parle chaque jour, chacun est concerné, mais c’est en période de fête qu’elle se fait le plus ressentir. Les besoins se diversifient, les dépenses augmentent et pour joindre les deux bouts, beaucoup sont obligés d’emprunter de l’argent. Un instituteur nous explique « ma femme et moi gagnons à nous deux 300 000 Ar par mois, nous avons trois enfants et à Noël nous leur avons acheté des jouets équivalent à 10 000 Ar chacun. Les sorties, les repas de fête, les habits et chaussures neufs pour les enfants surtout et puis la facture de la JIRAMA et l’écolage des enfants qu’il faut acquitter avant le 5 janvier constituent déjà une sortie d’argent très importante. Pour couvrir les derniers 20 derniers jours du mois de janvier nous sommes obligés d’emprunter de l’argent à nos proches et nous rembourserons deux fois sur nos salaires de mois de janvier et février ». Pour cet homme, il aurait préféré éviter de débuter l’année avec des dettes, mais il n’a pas eu le choix car il a voulu que sa famille profite bien de la fête. Pour d’autres, pas question de faire des folies « on ne sait pas ce qui nous attend en 2014 avec ces conflits politiques, il vaut mieux être prudent et faire le maximum d’économies » soutient une mère de famille qui a limité les sorties avec sa fille avant les fêtes pour que celle-ci n’exige pas trop de choses. Un vendeur d’appareils électroménagers avance d’ailleurs que ses ventes reculent d’année en année et ses clients achètent les produits les moins chers et discutent beaucoup les prix. Le 30 décembre, jour où il a enregistré la meilleure vente du mois, il a vendu un ampli-baffle, un lecteur DVD portable, une télé, deux fers à repasser, deux mixeurs et trois téléphones. Il avait espéré faire mieux le 31, mais cela n’a pas été le cas.
A cause de ce mauvais temps qui a accueilli 2014 et à cause des difficultés financières qui sont de plus en plus pesantes, tout ce que les Antsiranais espèrent c’est qu’au moins la crise politique puisse être résolue cette année, ce qui équivaudrait à une reprise des activités économiques et une amélioration des conditions de vie.

■V.M

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