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 La pauvreté est toujours la raison avancée dès qu’il s’agit de détruire l’environnement.
 La pauvreté est toujours la raison avancée dès qu’il s’agit de détruire l’environnement. 

Une étape est franchie pour la province d’Antsiranana dans la révision de la politique forestière et l’élaboration du code forestier malagasy. Les acteurs des régions SAVA et DIANA ont été consultés par le ministère de l’environnement, de l’écologie, de la mer et des forêts durant les journées du 6 et 7 mai à l’Ankarana annexe

Consultation des acteurs

La politique forestière date de 1997. Certains de ses articles sont obsolètes sur le plan technique. Les intervenants du ministère ont soutenu que le contenu est complet, mais nécessite la prise en compte des nouveaux paramètres. Malgré l’existence de cette politique forestière,

 La pauvreté est toujours la raison avancée dès qu’il s’agit de détruire l’environnement. Dans notre région, les gens disent qu’il vaut mieux voler l’État plutôt que les particuliers   Rampilamanana Roseline Léa,Directrice régionale de l’environnement, de l’écologie, de la mer et des forêts (par intérim) de la SAVA

la dégradation des ressources forestières se poursuit. Le bilan dix huit ans, après son adoption fait état d’un recul de l’autorité de l’administration publique, des acteurs non responsabilisés, un potentiel économique insuffisamment mis en valeur. Toutefois, il y a des points forts qui vont servir à la mise en place d’une nouvelle politique. Cette dernière sera orientée, entre autres, vers l’enrayement du processus de dégradation forestière, vers une meilleure gestion des ressources forestières « en recherchant, dans une optique de développement durable, la meilleure adéquation possible entre les ressources et les besoins », l’accroissement de la performance économique du secteur forestier « pour qu’il contribue davantage au développement économique du pays ».
L’atelier à Antsiranana a donc été organisé afin que les participants des deux régions évoquent les problèmes constatés à leurs niveaux. Qu’ils puissent aussi cerner quels sujets à appuyer, cela peut concerner la gouvernance tout comme le litige des instruments de gestion de l’environnement. Les acteurs issus de différents secteurs (environnement, agriculture, société civile, forces de l’ordre, etc.) ont par ailleurs identifié les pistes et les solutions adéquates.

Implication de la base de l’élaboration à l’exécution de la politique forestière

Mac Gordon, de l’organisation de la société civile pour l’environnement « Mandresy » (DIANA) déplore que cette politique forestière de 1997 n’ait pas été connue du grand public. 2 000 exemplaires ont été édités. « Ceux qui connaissent le contenu de cette politique ne sont pas nombreux. Ce n’est que lorsqu’il y a violation des règles que les gens savent que c’est interdit » se désole-t-il. C’est ainsi que l’organisation qu’il a représenté a insisté sur les mesures à prendre pour l’exécution de la politique, une fois adoptée. Il en est ainsi de l’implication de tout un chacun dans sa mise en œuvre car « les gens ont tendance à croire que seul l’État est responsable de l’exécution de ces mesures ». La directrice régionale de l’environnement, de l’écologie, de la mer et des forêts, DREEMF (par intérim) de la SAVA va plus loin « la pauvreté est toujours la raison avancée dès qu’il s’agit de détruire l’environnement. Dans notre région, les gens disent qu’il vaut mieux voler l’État plutôt que les particuliers. » L’État emprisonne, alors que les personnes physiques peuvent recourir à la vindicte populaire. La délégation de la SAVA conduite par Rampilamanana Roseline Léa, a appuyé sur la particularité de la région. Elle compte en effet une multitude d’aires protégées et il est nécessaire selon les participants à cet atelier de clarifier le mode de gestion. Des membres et présidents de comités de base ainsi que de comités de gestion venant de la SAVA ont participé à cet atelier de consultation. Rampilamanana Roseline Léa explique l’importance de leur participation « dans la gestion des ressources, ce sont ces comités qui sont les plus concernés et qui se retrouvent souvent entre le marteau et l’enclume ». Ces comités doivent s’assurer qu’il n’y ait pas de violations des règles pour la préservation de la forêt. Ce qui conduit aux mécontentements or ces comités vivent au sein même de ces sociétés. « Il faut que ces comités soient consultés et qu’ils assistent à cet atelier pour qu’ils puissent informer la population » poursuit la directrice régionale par intérim.
La révision de la politique forestière et l’élaboration du code forestier sont appuyées financièrement et techniquement par la FAO (Organisation des Nations Unies pour l’Alimentation et l’Agriculture) et GIZ : Deutsche Gesellschaft für Internationale Zusammenarbeit, l'agence de coopération internationale allemande pour le développement. Avant la validation finale de la politique forestière, un atelier national fera suite aux consultations provinciales.

■ V.M

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