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Le Tribunal d'Antsiranana
Le Tribunal d'Antsiranana

Satisfaits de la finale de foot espagnol, Coupe du roi, qu’ils ont regardé au bar l’Etincelle, un groupe d’individus, dont des Espagnols s’était rendu dans la nuit du samedi 30 mai à la boîte de nuit du Nouvel hôtel. La fête s’est achevée par l’arrestation de trois Espagnols qui auraient profané le drapeau malagasy

Lorenzo Terron Eduardo, un technicien hydraulique de bateau en escale technique à Antsiranana, a emmené un drapeau malagasy avec lui du bar jusqu’à la boîte de nuit. Un officier de l’armée affirme avoir vu l’Espagnol le piétiner. L’officier l’aurait interpellé sur son geste, mais le concerné aurait répondu avec insolence. Le colonel l’a invité à sortir, mais une fois dehors, une troupe d’individus les aurait entourés, intimidant l’officier. A ce moment, deux autres Espagnols sont intervenus, Uribarri Goyenechio et Gomez Bengoa Alejandro. L’EMMOREG, Etat-major Mixte Opérationnel de la Région, est intervenu et a procédé à l’arrestation des trois Espagnols. Après déferrement au parquet, Lorenzo Terron Eduardo est placé en mandat de dépôt et les deux autres ont bénéficié de liberté provisoire. Le jugement s’est tenu le 2 juin au tribunal de première instance d’Antsiranana pour « ivresse publique et manifeste » en premier lieu et pour « profanation de drapeau » en second lieu. Les prévenus ont reconnu l’ivresse mais ils ont par contre nié avoir profané le drapeau malagasy. Trois femmes, témoins oculaires ont soutenu que Lorenzo Terron avait attaché « le drapeau autour du cou, puis autour de la taille, mais ne l’a pas piétiné ». Après trente minutes d’audience, le président du tribunal a prononcé le verdict : les trois Espagnols sont condamnés à payer  5 000 ariary d’amende chacun. Lorenzo Terron reconnu coupable de profanation de drapeau est condamné à trois mois d’emprisonnement avec sursis. Uribarri Goyenechio et Bengoa Alejandro quant à eux sont relaxés au bénéfice du doute.
Tous savent par devoir civique qu’il faut respecter le drapeau, qu’il est interdit de le dégrader ou le profaner, mais qu’en est-il des textes lorsque vient le moment où il faut sanctionner les délinquants. Le code pénal malagasy n’a pas de disposition particulière concernant le drapeau. Dans son sixième paragraphe, article 257, il dispose juste que « quiconque aura détruit, abattu, mutilé ou dégradé des monuments, statues et autres objets destinés à l’utilité ou à la décoration publique, et élevés par l’autorité publique ou avec son autorisation, sera puni d’un emprisonnement d’un mois à deux ans, et d’une amende de 100 000 Ariary à 600 000 Ariary ». L’avocate de la défense a insisté sur ce concept de décoration publique lors de l’audience du 2 juin. « Le drapeau n’était pas détaché d’un lieu où il aurait été installé, mais offert à Lorenzo par un ami Malagasy ». Le parquet a lui aussi appuyé sur ce point et n’a pas particulièrement insisté sur la culpabilité des prévenus.
■ V.M

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