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Adeline, qui est collectrice et vendeuse de katy à Ambalavola estime que la moitié de ses clients consommateurs de katy sont des conducteurs de taxi-moto.
Adeline, qui est collectrice et vendeuse de katy à Ambalavola estime que la moitié de ses clients consommateurs de katy sont des conducteurs de taxi-moto.

Si la décision de la Commune Urbaine interdisant aux conducteurs de taxi de consommer du katy enchante ou indiffère les usagers, elle est unanimement rejetée par les collecteurs et vendeurs de cette drogue très prisée des habitants du nord de Madagascar

Adeline, qui est collectrice et vendeuse de katy à Ambalavola estime que la moitié de ses clients consommateurs de katy sont des conducteurs de taxi-moto. Bien que la décision n’ait pas encore d’impact visible sur la vente, elle s’inquiète de ce que cela engendrera plus tard car les chauffeurs prennent au sérieux cette mesure. En cas de violation, en effet, le conducteur de taxi-moto sera sanctionné d’une amende d’un montant de 2 500 Ariary. « Les conducteurs de taxi-moto réduisent peu à peu leur consommation, ils ne veulent pas se faire remarquer » constate Adeline. Cette restriction a une incidence sur les conducteurs consommateurs de katy, mais aussi indirectement sur les planteurs et collecteurs de Joffreville où il est produit 1 tonne 400 kg par jour contre quatre tonnes pour Antsalaka (Antsiranana II). Ceux-ci se posent des questions sur les répercussions sur le long terme de cette décision.
La réaction des collecteurs de Joffreville face à la presse qui s’intéresse au katy, est de lui demander de transmettre à l’État qu’il ne faut pas interdire la culture et la vente « parce qu’elles font vivre beaucoup de gens » et de donner plus de liberté aux consommateurs. Les collecteurs, également vendeurs, démontrent l’injustice de décisions visant à restreindre la consommation du katy par le fait qu’ils payent 100 000 Ariary d’impôt chaque année sur leurs activités, que 5 000 Ariary sont à payer à chaque barrage de contrôle. L’impôt annuel, les barrages (à chaque transport et donc chaque jour), le transport du champ de plantation au stationnement des taxis-brousses, le transport du katy de Joffreville jusqu’à la ville de Diego Suarez constituent les charges pour les collecteur-vendeurs. Chacun gagne en moyenne 1 600 000 Ariary par mois. Adeline soutient que l’exploitation du katy est le moyen de subsistance et principal facteur d’autonomie des femmes de Joffreville. Par rapport à la réglementation de l’exploitation et la consommation du katy, la députée d’Antsiranana I, Jocelyne Rahelihanta explique que la consommation du katy fait partie des habitudes des habitants d’Antsiranana, « la consommation de katy a des effets secondaires sur la santé, mais il faut trouver des solutions avant de restreindre ou interdire complètement le katy, d’autant plus que sa production fait vivre beaucoup de gens. D’ailleurs, aucun projet ou proposition de loi allant dans ce sens n’existe au niveau de l’Assemblée Nationale en ce moment » dit-elle.

Contenu de la décision communale sur le transport urbain

La décision a été prise à la fin du mois de septembre par la délégation spéciale suite à la réunion sur la valorisation du transport urbain au mois d’août avec les différents acteurs, la Commune urbaine d’Antsiranana, la direction régionale des transports, les coopératives de transport urbain…
Tout excès de vitesse, soit plus de 30 km/h, sera sanctionné d’un retrait de capacité de dix jours et d’un droit fixe de retrait de capacité de quarante mille Ariary, le conducteur qui n’a pas une bonne présentation, à savoir des habits sales, déchirés, short, bonnet, sera convoqué devant la commission de retrait de certificat de capacité ; le chauffeur de taxi-ville qui fume en conduisant, mâche le katy, pose ses pieds sur le tableau de bord aura à payer 2 500 ariary, une musique trop forte dans le taxi impliquera l’application de la même sanction. Le propriétaire encourt aussi une convocation devant la commission de retrait de licence. Le véhicule sera mis en fourrière lorsque le conducteur ne détient pas un certificat de capacité, la licence ou l’autorisation de travailler de 22h à 4h. La zone de travail du tricycle est limitée dans le périmètre urbain de Diego Suarez. Sur la RN6, la limite est au niveau du bureau de la Commune d’Antanamitarana, sur l’axe Ramena, la limite est fixée au barrage économique d’Ampasira. Exceptionnellement, les tricycles peuvent aller au-delà de ces limites en transportant son propriétaire et avec une autorisation de sortie. En cas de violation de la disposition, le véhicule sera mis en fourrière. Avec une autorisation de sortie, les taxis à cinq portes peuvent se rendre à Ramena, baie des Sakalava, au-delà de l’aéroport et à Anamakia. La fourrière est la sanction prévue en cas de non-respect de la disposition. L’inexistence de contrat entre le propriétaire et le chauffeur conduira à la convocation du propriétaire devant la commission de retrait de certificat de capacité et de la licence. Jusqu’à aujourd’hui, la commission de retrait de licence et du certificat de capacité n’est pas mise en place
■ V.M

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