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Les chauffeurs et receveurs de bus (Ambalavola-Centre ville) ont organisé une manifestation car le permis de conduire de six d’entre eux ont été temporairement retirés suite à des surcharges
Les chauffeurs et receveurs de bus (Ambalavola-Centre ville) ont organisé une manifestation car le permis de conduire de six d’entre eux ont été temporairement retirés suite à des surcharges

Étant habitués à ce que les agents de la circulation ferment les yeux sur certaines irrégularités dont la surcharge de leurs véhicules, les transporteurs urbains et suburbains ont du mal à se soumettre aux contraintes de la loi

Le 4 janvier, les chauffeurs et receveurs de bus (Ambalavola-Centre ville) ont organisé une manifestation car le permis de conduire de six d’entre eux ont été temporairement retirés suite à des surcharges. Ces opérateurs de transport en commun demandaient à ce que soit « encore » tolérées ces surcharges. Demande à laquelle le service régional des transports ne peut répondre par la positive puisque l’objectif est d’appliquer purement et simplement le code de la route « pour ne pas mettre en danger les passagers » comme l’explique Kamisy Richard, chef de service des transports pour la région DIANA. Pour ce qui est de la demande des conducteurs de bus, Kamisy Richard précise qu’il n’y a pas eu de convention signée par les autorités citées par ces derniers quant à la tolérance sur les surcharges, « la demande qu’ils font, il faut qu’ils la fassent par écrit et qu’ils l’adressent au Préfet » dit-il. La commission de retrait de permis est opérationnelle depuis la fin de l’année 2015. Elle est présidée par le Préfet d’Antsiranana et est composée par des représentants de la gendarmerie nationale, de la police, du service des transports, des coopératives de la zone urbaine et suburbaine. D’après ses membres, la mise en place de cette commission mettrait fin aux arrangements et à la corruption car les décisions (retrait de permis ou pas) sont prises collégialement. Kamisy Richard affirme par ailleurs que les contrôles inopinés sont efficaces pour réduire les infractions routières. « Le 24 décembre, en deux heures 22 permis ont été retirés ; le 31 décembre, les conducteurs faisaient plus attention et le nombre de retrait de permis a baissé de moitié » raconte ce chef de service des transports pour la DIANA.  

Une organisation pour la zone suburbaine, Antsiranana-Antanamitarana

Une réunion a été organisée le 14 janvier à la mairie d’Antanamitarana pour discuter de quatre points touchant le transport en commun, dont la surcharge. Une rencontre en date du 22 décembre avait permis d’identifier ces quatre points qui sont à l’origine des plaintes des usagers et de réclamations des conducteurs de bus suburbains reliant la ville de Diego Suarez à Antanamitarana. Il s’agit des horaires des bus, de la surcharge, du tarif et du problème que posent les vitres latérales. Le traitement des usagers était également au centre de la discussion. Les passagers subissent en effet les violences verbales que leur infligent les receveurs, la monnaie que certains receveurs ne rendent pas aux clients, comme le rapporte la maire d’Antanamitarana… Bien des situations qui ne trouveraient de solutions que dans l’application des textes régissant le transport en commun et cela, les représentants de coopératives, des forces de l’ordre et les conducteurs de bus eux-mêmes l’admettent. Quant à l’application de ces textes, un jeune receveur demande « nous acceptons les règles si leurs applications sont égales pour tout le monde. Nous nous posons des questions car les responsables des forces de l’ordre ici présents montrent leur volonté de les appliquer, mais les agents, ceux qui sont sur la route, sont-ils disposés à exécuter ? » Les réactions à l’expression de ce doute ne se faisaient pas attendre et les représentants des forces de l’ordre, que ce soit de la gendarmerie nationale ou du commissariat central ont indiqué que dès qu’il s’agit d’appliquer la loi, il n’y a pas de distinction entre agents de la circulation et les policiers ou gendarmes de bureau. Pour les deux points débattus le 14 janvier, les transporteurs disent être « satisfaits du résultat », les frais de transport sont désormais fixés à 1 000 Ariary (soit une augmentation de 500 Ariary) pour le trajet de la ville de Diego Suarez à Antanamitarana. Pour les minibus, le transport de trois passagers, en surcharge, six pour les cars, est toléré. Comme le débat a pris plus de temps que prévu et que les autorités et décideurs ont du quitter les débats un à un, une autre réunion est programmée pour le 4 février.
■ V.M

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