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Cinquantenaire de la Police Nationale de MadagascarC’est le 30 septembre qu’ ont été fêtés les 50 ans de la police nationale malgache. A Diego Suarez, une marche à travers la ville a marqué ce jour avec les discours officiels à la Direction inter-régionale de la police nationale. Toutes les branches de la Police Nationale étaient représentées : la FIP, le commissariat central, le service de l’immigration, la police économique, etc.

Il y a 270 policiers dans la Commune urbaine de Diego Suarez. A Madagascar, la moyenne en matière de sécurité intérieure est de un policier pour 3000 personnes alors qu’au niveau mondial, la norme serait 3 policiers pour 1000 habitants.

La dernière promotion de l’Ecole Nationale des Inspecteurs et des Agents de Police est sortie au mois de décembre 2010 : 50 inspecteurs et 725 agents. A défaut d’infrastructures, l’ENIAP ne peut accueillir plus de jeunes à former même si la police nationale manque vraiment de personnel.
C’est lors de son allocution que le Chef de la Région DIANA a rappelé que le métier de policier est une fonction respectée, sacrée et à des responsabilités délicates. C’est de la police que dépend la sécurité qui garantit le développement de la ville. Il a ainsi remercié le personnel de la police qui a déjà fourni des efforts considérables dans l’accomplissement de son devoir. Le Chef de Région a avoué que l’on ne réussit pas toujours à répondre à toutes les demandes de la population, mais chaque entité essaie de faire le maximum pour que la paix règne. M. Romuald Bezara a aussi souhaité d’autres 50 ans à la police nationale.

Le Commissaire principal de la police quant à lui n’a pas voulu énumérer les réalisations des divers services de la police nationale. Il a en effet annoncé que c’est la population elle-même qui devrait juger de leurs efficacités. Le Commissaire Tsara Nestor a ajouté que la police et la population s’appuient et sont interdépendantes puisque l’une a toujours besoin de l’autre.
Du point de vue historique, nous pourrions situer l’existence de « fonctionnaires » chargés de faire régner l’ordre dans les villages du temps des sociétés féodales, mais à défaut de documents écrits, on ne peut préciser quels étaient leurs rôles. Il s’agissait des sakaizam-bohitra ou amis des villages. Vers la fin du XIXème, marquant aussi le début de la colonisation par Gallieni, les Français ont créé la Sûreté Générale, mais au lieu de s’assurer de la sécurité civile, elle a été plutôt utilisée dans le recouvrement des impôts. C’est après l’accession à l’indépendance que la sûreté générale est devenue police nationale (30 septembre 1961) avec des groupes d’intervention appelés Brigades de Police Générale, devenue Force Républicaine de Sécurité en 1965. De nombreux changements ont par la suite eu lieu pour malgachiser cette institution et son champ d’action a été étendu.

Au niveau national, lors de l’ouverture officielle de cette célébration des 50 ans de la police nationale, le Secrétaire d’Etat chargé de la sécurité intérieure a annoncé que depuis la création de l’inspection générale de la police nationale au mois d’avril 2011, 125 policiers ont dû être emmenés devant les tribunaux pour répondre de leurs actes. Il y en a qui ont été impliqués dans des affaires de banditisme, certains ont loué leurs armes de services aux malfaiteurs, d’autres sont des agents de la circulation, surnommés par leurs victimes : « percepteurs d’écolages » ou « mpanotra ». Mais le commissaire Dieudonné Ranaivoson a précisé que ce début de nettoyage de la police nationale n’a rien à voir avec ce cinquantième anniversaire. Les plaintes ont été nombreuses et évidemment la situation ne pourrait être qu’embarrassante. D’autant plus qu’Amnesty International a déjà dénoncé le non-respect des droits de l’homme au niveau de cette entité. C’est le 18 août 2011 avant la passation à la FIP que le Secrétaire d’Etat Ranaivoson et le DG de la police nationale, le contrôleur général Rakotoarintsima avaient réuni le personnel à Diego Suarez afin de rappeler l’éthique et la déontologie du métier de policier.

Depuis la création de la police nationale, c’est la première fois que « la police des polices » existe à Madagascar. L’Inspection Générale est composée des plus hauts gradés de la police nationale et l’objectif est de garantir la bonne gouvernance au sein de cette entité. Son premier rôle est d’identifier les dysfonctionnements et préparer une requête pour les redresser. Inspection par rapport aux textes réglementaires se portant au niveau de l’administration du travail de toutes les entités de la police combinée à une évaluation de leurs performances et de leurs efficacités.

Nous n’avons qu’à espérer que cet assainissement au sein de la police nationale se poursuive et aboutisse pour que la population puisse refaire confiance en cette institution censée la protéger.
■ V.M.

 

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