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Le syndrome des points blancs menace les crustacés de Madagascar
Le virus du syndrome des points blancs affecte en ce moment des crevettes élevées au Mozambique. Si on ne le détecte pas à temps, l’élevage peut disparaître à 100% entre trois et dix jours

Après avoir pris connaissance de ce fait préoccupant, les mesures gouvernementales malgaches n’ont pas tardé puisque les côtes mozambicaines ne se trouvent qu’à 700 km de la façade ouest de l’île.

Le phénomène a alarmé le groupement des aquaculteurs et pêcheurs de crevettes de Madagascar qui ont eux aussi pris des mesures adéquates.
D’après le Directeur de la pêche et des ressources halieutiques de la Région DIANA, M. Tialahy Désiré, des mesures interministérielles ont été prises. Il s’agit de l’inspection des bateaux et leur désinfection. La direction des services vétérinaires, l’autorité sanitaire halieutique et le centre de surveillance de la pêche sont les principaux concernés. Il est interdit d’importer des crustacés en provenance du Mozambique, toute introduction de produits transformés ou de matériels ayant servi à leur manipulation est tout aussi interdite. Dans les cas contraires, ils doivent être détruits, donc incinérés.
  Selon toujours M. Tialahy Désiré, les bateaux qui font leur ravitaillement au Mozambique sont assez rares, mais il faut rester vigilant et inspecter chaque bateau qui arrive au port de Diego car ce virus est un risque permanent pour les crustacés de la grande île. 

Pour ce qui est du syndrome des points blancs, cette maladie des crustacés est apparue en 1990. Les points blancs, observables sous la cuticule (carapace) des crustacés sont des dépôts anormaux de sel de calcium. Il s’agit d’un virus connu surtout sous le nom de white spot syndrome ou WSS. Au moins 43 espèces sont vulnérables à la maladie. Ce virus ne représente pas de danger pour les humains. C’est la première fois que la maladie touche l’Afrique même si elle a déjà fait beaucoup de ravages dans de nombreux pays d’Asie et d’Amérique dans les années 2000. Selon la revue d’épidémiologie et santé animale 2003, à l’échelle mondiale, le coût de cette maladie et ses conséquences s’élèverait à à peu près trois milliards d’euros par an. Mais le problème actuellement c’est de trouver un traitement efficace ou un vaccin pour les crustacés. Cela signifie qu’il est très important de faire un diagnostic préventif sachant que les risques de contamination des élevages aquacoles augmentent quand ils sont près de la mer d’après le résultat d’une étude effectuée par Corsin F. et Al en 2001 sur les facteurs de risque associés au syndrome des points blancs dans les fermes vietnamiennes.

Cela pourrait être inquiétant pour la crevetticulture malgache, cependant deux situations réduisent les risques. L’élevage à Madagascar n’est pas intensif et les aliments sont produits surtout par les aquaculteurs, donc ils ne viennent pas des commerces. À LGA (Les Gambas de l’Ankarana) par exemple les aliments sont naturels et sont certifiés sans OGM ou organismes génétiquement modifiés.

Jusqu’ à maintenant les problèmes pathologiques de la crevetticulture de Madagascar étaient observés dans les écloseries. Ce qui reste à espérer c’est que l’on parviendra à préserver les crustacés de Madagascar avec cette barrière de sécurité que l’Etat a mis en place. Cependant, la situation actuelle attire déjà l’attention des concernés sur la filière crevettière dont la capture est en baisse (constat entre 2002 et 2009) et les quantités exportées ont diminué. Selon l’observatoire économique de la filière crevettière, Madagascar a exporté 6 500 tonnes en 2010 alors que cette quantité a été de 11 320 tonnes en 2005. Telle est le résultat de la baisse de la productivité engendrée surtout par une augmentation considérable des charges (particulièrement en énergie) et la pathologie affectant les larves. Au niveau international, le prix a tendance à baisser. En 2009, le prix moyen des crevettes était de 4,474 euros le kilo alors qu’en 2008, il était de 5,3 euros.

Un diagnostic précoce de la maladie est nécessaire pour éviter une propagation et le recours à la thérapie ne devrait être qu’un dernier rempart car les conséquences sont considérables. C’est pour cela que le groupement des aquaculteurs et pêcheurs de crevettes de Madagascar a mis en place un système d’épidémio-surveillance dans les fermes.
■ V.M.

Communiqué de la Direction Régionale de la Pêche

Communiqué de la Direction Régionale de la Pêche

La Direction régionale de la pêche et des ressources halieutiques a tenu à attirer l’attention de la population, côtière surtout, sur la consommation pouvant être dangereuse des clupeidés et leurs prédateurs entre le mois d’octobre et décembre. Il s’agit entre autre de la sardinelle, de l’anchois, du hareng tacheté, du hareng rond… Les clupeidés se nourrissent des algues microplanctoniques qui dégagent de la toxine lorsque la température de la mer est élevée.

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