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La journée des femmes 2012 célébrée à Diego Suarez

Près de 130 associations ont participé au défilé lors de cette célébration de la journée mondiale de la femme 2012 dont le thème était « Femme, osons prendre part pleinement à la gestion des affaires publiques pour assurer un développement durable »

A Antsiranana, qui a accueilli la célébration régionale, trois journées ont été consacrées à la responsabilisation des femmes face à l'éducation des enfants et à la participation aux affaires de l'Etat.

Les autorités locales et régionales avec leurs épouses, les parlementaires et le Consul de France à Antsiranana ont honoré de leur présence la cérémonie. Cependant elle a été marquée par l'absence d'allocution de la représentante d'associations de femmes qui porte habituellement la parole des femmes, reflet de la réalité au niveau de chaque communauté. De plus, les femmes sont-elles toujours pressées ou sont-elles seulement impatientes de se retrouver entre elles car aussitôt que le défilé a été terminé, de nombreuses femmes appartenant apparemment à de mêmes associations ou institutions se sont dispersées alors que les discours venaient de débuter.
Le thème a été alors disséqué par ceux qui ont pris la parole lors de cette cérémonie officielle : le Directeur Régional de la Population et le Maire de la Commune Urbaine de Diego Suarez ont félicité les femmes pour cette journée marquée par une forte participation des cinq Districts de la DIANA.
L'épouse du Chef de Région a rappelé aux femmes du rôle qu'elles devraient effectivement tenir dans les affaires publiques en mentionnant qu'elles jugent souvent que c'est uniquement de la responsabilité des hommes, elle a déclaré haut et fort « les hommes profitent de notre manière de pensée et veulent nous écarter complétement des affaires publiques, remédions à cela » . Mme Rahelihanta Jocelyne, membre du Congrès de la Transition a appelé les hommes pour le respect des droits de la femme car « nous avons les mêmes droits » a-t-elle souligné. Le Chef de Région, Bezara Romuald a quant à lui appelé les femmes à célébrer leur journée et à s'amuser, mais à ne pas offenser les maris. Il arrive souvent en effet que c'est le 8 mars que les comportements de certaines soient loin d'être admirables -l'alcool conduisant à divers débordements.

L'éducation, au sein de la journée mondiale de la femme

« Femme responsable, pilier de l'éducation des progénitures », tel a été le thème de la conférence-débat qui s'est tenue à la grande salle de la Mairie le 7 mars. Cette conférence visait à révèler les réalités vécues par les femmes en tant que mères et éducatrices. L'objectif étant de prendre des décisions pour changer la situation actuelle de la DIANA dont le problème relatif à l'éducation des jeunes et des enfants est maintenant préoccupant : délinquance juvénile et tourisme sexuel notamment. Il a été décidé à l'issue de cet échange de points de vue que des comités au niveau de chaque District et un comité régional seront mis en place pour suivre de près la réalisation des résolutions prises. Un échange qui aurait dû être enrichissant car presque toutes les entités concernées ont été représentées : la police des mœurs et des mineurs, les universités, les écoles publiques et privées, les mères de famille, les femmes politiques, diverses associations, etc., cependant deux heures n'ont pas permis de trouver l'issue attendue à un thème aussi vaste, de plus la coupure de courant a rendu difficile le dialogue dans la grande salle.
Puisque la journée internationale de la femme célébrée au niveau national se concentrait surtout sur la femme rurale, ce sont le DDR (Directeur du Développement Régional), M. Jaonosy Juslin et le Directeur Régional de la Population et des Affaires Sociales M. Paul Armand Bosco qui ont dirigé la conférence.
Constatations des femmes, mères de familles et responsables d'éducation : les enfants n'ont pas de modèles et ne respectent plus les parents, les parents ne communiquent pas suffisamment avec leurs enfants, ces derniers ne se confient plus à leurs pères ou/et mères, il n'y a pas de contrôle sur ce que font les jeunes. Il y a ceux qui ne rentrent pas chez eux ni au moment du déjeuner ni le soir sans que cela n'inquiète les parents, les enfants ont besoin d'amour, il y a des enfants maltraités à Diego : battus, parfois même torturés par les adultes membres leurs familles, manque de communication entre enseignants et parents d'élèves, des filles qui au lieu d'aller à l'école suivent des hommes malgaches ou « vazaha »…
Face à ces innombrables problèmes, les mères et éducatrices venues en centaines assister à ce débat ont eu du mal à trouver les solutions adéquates et réalisables qui permettraient d'assurer un meilleur avenir pour leur progéniture. Il s'est avéré aussi que les hommes sont parmi les sources du problème puisqu'ils doivent eux aussi contribuer pleinement à l'éducation des enfants. D'ailleurs, parmi les solutions avancées, une responsabilisation des pères surtout les jeunes hommes, l'éducation des enfants dès leur jeune âge -de la naissance à dix ans- car à l'adolescence il est difficile de les « redresser », privilégier les dialogues au sein de la famille. Il a été évoqué aussi que l'éducation d'un enfant est un investissement, ce sont les efforts de l'investisseur qui déterminent le produit, le salaire des enseignantes qui mérite que l'on s'y penche car elles sont en très grand nombre et sont à la base de l'avenir des enfants.

Pourquoi dédier une journée internationale pour les femmes ?

« Le 8 mars, c'est la fête des femmes », c'est ce que bon nombre d'hommes, d'enfants et… de femmes savent du 8 mars. D'autres n'oublient pas de faire la remarque « on vous dédie une journée comme pour l'eau ou pour l'environnement parce que votre situation est critique, l'égalité de droits entre les deux sexes est encore loin ». Affirmation en partie vraie car l'objectif des Nations Unies pour cette journée comme pour toute autre journée internationale est d'attirer l'attention des peuples du monde, des autorités et des concernés sur les droits de la femme, souvent oubliés, violés ou ignorés ainsi que sa condition et son rôle au sein de la société.
C'est une Allemande, Clara Zetkin née en 1887 à Wiederau qui est à l'origine de la célébration de la journée internationale de la femme le 8 mars. Enseignante, journaliste et femme politique, elle luttait contre la discrimination sous toutes ses formes et pour les droits de la femme. C'est en août 1910, lors de la conférence internationale des femmes socialistes à Copenhague qu'elle a fait la suggestion de célébrer une journée des femmes. A cette époque les objets des luttes qu'elle menait étaient le droit de vote aux femmes et l'égalité de droit entre les sexes, s'y ajoutent les luttes ouvrières et celles menées par les travailleuses au début du XXème siècle. Ce n'est qu'en 1977 que la célébration de la journée mondiale des femmes tous les 8 mars a été officialisée, initialement appelée journée internationale des droits des femmes.
■ V.M.

Commentaires   

-1 # Francine Soatiana 02-04-2012 16:03
A la lueur de cet article 3 conclusions s'imposent :1) les Diagolaises défilent pour le folklore et non pas parce qu'elles aient été suffisamment conscientisées de l'importance de leur rôle ou des enjeux que le 08 mars devrait représenter pour elles.
2)Il est plus que déplorable, voire même scandaleux que de voir que même en cette Journée de la Femme, les hommes estiment une fois de plus en savoir plus que nous les femmes sur l'éducation des enfants puisqu'ils ont poussé l'outrecuidance jusqu'à aller DIRIGER une conférence dont le thème était faudrait-il le leur rappeler :« Femme responsable, pilier de l'éducation des progénitures ». Humour glauque ou regrettable maladresse ?
3) Enfin le sempiternel problème de la JIRAMA est devenu un réel handicap pour le développement. Il est alors plus que grand temps que d'envisager des énergies alternatives propres telles que les ÉOLIENNES A AXE VERTICAL que l'Entreprise BEMAZAVA ENERGIES est en train de promouvoir en ce moment.

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