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Catégorie : Brèves
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Salima G. a été arrêtée par la police le 6 mai après avoir manipulé pendant plus de deux ans sa principale victime. Pour ce cas, elle est condamnée à trois années d'emprisonnement, son procès s'est déroulé dans la matinée du 17 juin au tribunal de première instance d'Antsiranana.

Salima G. est tantôt guérisseuse tantôt démarcheuse de terrain selon ses cibles. C'est en 2010 qu'elle est entrée en contact avec Angeline qui vit en France par l'intermédiaire d'une connaissance commune

Cette connaissance a indiqué à Angeline que Salima a trouvé un terrain avec vue sur le Pain de sucre, une maison de six pièces et une cour avec arbres fruitiers. Salima a trouvé une bonne affaire car très intéressée, sa victime lui envoie le soi-disant prix du lot, une somme de 75 355 euros. Angeline ne se doute de rien car leur connaissance commune a garanti l'honnêteté de Salima. Quelques semaines après ce gros paiement, elle demande à Angeline de lui envoyer 80 000 Ariary par mois, salaire du gardien, ce que celle-ci a exécuté sans poser de question. Au mois de janvier 2013, « paniquée » Salima téléphone à Angeline pour lui dire que le gardien s'était fait agresser et est décédé à la suite d'un braquage dans la maison. Elle lui demande d'envoyer une grosse somme car la famille du gardien décédé veut rapatrier le corps à Vangaindrano d'où il est originaire. Elle lui envoie l'argent tout en commençant à douter et se demande du bien fondé de tout ce que lui raconte la démarcheuse. Angeline décide alors de venir à Antsiranana au mois de mars 2013 et après des semaines et des semaines de cache-cache avec Salima, elle finit par porter plainte pour abus de confiance, celle-ci a été interpellée par les éléments du commissariat central le 6 mai.
D'après une plaignante, quatre victimes ont intenté une action contre cette célèbre escroc. « Elle a trompé d'autres personnes, elles se sont manifestées, mais toutes n'ont pas porté plainte…même le laitier est tombé dans le panneau, il ne savait pas qu'il lui livrait du lait gratuitement » raconte-t-elle avec ironie. Mais pire, l'escroc a profité d'une mère désespérée du mauvais état de santé de son enfant pour la déposséder de tous ses bijoux en or.
C'est très fière que l'escroc de 48 ans fait face à ses victimes au tribunal, comportement qui exacerbe celles-ci « on dirait qu'elle se relaxe en prison, elle est très à l'aise » nous dit la nièce d'une des escroqués, indignée de constater que Salima G. ne semble nullement regretter ses actes bien que ses trois années d'emprisonnement soient assorties d'une sanction pécuniaire de centaines de millions d'ariary.