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«Le prochain Zegny’Zo se recentrera sur son objectif initial : valoriser la culture orale traditionnelle malgache »

La 4e édition 2010 de festival Zegny’Ze s’est terminée ce lundi 24 mai. Interview avec la créatrice et le président du festival

 


Monique et Jeannot, mascottes du festival

 Nous voudrions avec vous Hélène Dupont, la conceptrice et secrétaire de cet événement de rue unique à Madagascar et vous, Monsieur Vagnonjara, le président, faire un premier bilan du festival 2010 qui a duré près d'une semaine et mis la ville toute entière ne fête.
- Le premier bilan positif que nous faisons, est qu’il n’a y eu ni accidents graves, ni violences. Ce n’était pas évident, car le festival précède souvent quelques événements violents comme des manifestations d’étudiants ou des grèves, sans parler de l’insécurité due à l’instabilité politique. En outre, tout le festival se passe dans les espaces publics, sans pour autant que nous ayons le matériel nécessaire pour contenir le public. Nous avions quelques rubans adhésifs, pas de barrières, parfois peu de lumière. Mais il y a eu un déploiement important mais discret de la police municipale et de la gendarmerie. Cela semble avoir suffi à contenir la masse de gens qui se sont parfois réunis, notamment lors de la parade finale qui a eu lieu dimanche soir, à partir de 18h, soit de nuit, qui a réuni entre 5 et 10 000 personnes.

- Comment percevez vous cette année la participation du public ?
- Elle a été bonne, mais le public a changé. L’année dernière, le moment fort a été le mariage de Monique et Jeannot, cette année, cela a été la parade finale. Le public malgache est d’abord attaché aux marionnettes Monique et Jeannot et à l’histoire qu’elles racontent d’année en année. C’est cela le point d’accroche essentiel avec le public malgache. Le public malgache est attaché à la fois à l’histoire qu’elles racontent, à l’enfant qu’elles ont eu et à la forme qu’elles prennent pour raconter cette histoire. C’est pourquoi nous avons décidé de raconter le spectacle « Un monde sans les enfants », en cercle, sans coulisses afin que le public puisse être le plus nombreux possible. Ce spectacle qui parle sur un mode humoristique de la démission des parents et des autorités face à l’éducation des enfants, a été bien perçu, compris, applaudi. N’oublions pas que l’objectif premier du festival est de faire revivre la culture orale traditionnelle malgache.

- Est ce qu’il n’y a pas eu trop de troupes réunionnaises qui noient un peu cet objectif initial ?
- Nous avons atteint le seuil. Il ne peut y en avoir plus : ils étaient une trentaine. Mais cela est du aux partenariats que nous avons : nos principaux bailleurs sont français et demandent naturellement à ce que les Français participent. Mais nous avons également invité beaucoup de groupe locaux de Diego comme Zomare, Vava Lapasy, Katroma, Ragasy Band, FTMA ou Marcello Kabiry d’Ambilobe. La difficulté pour multiplier ces groupes malgaches est double : il faut faire un travail de repérage important à travers tout le pays, car les arts de la rue à Madagascar se limitent souvent à de la musique et parfois de la danse. Mais il faut également obtenir un financement pour qu’ils puissent venir. Quand on voit tous les logos que le festival affiche, le public a l’impression qu’on a beaucoup d’argent. Mais la plupart des subventions que nous recevons, sont ce qu’on appelle des subventions fléchées : il ne s’agit pas de cash, mais d’échanges. C’est-à-dire : je vous donne des camions comme l’a fait la Comadie ou je vous offre des billets comme l’a fait Air Madagascar. En poche, en cash, nous n’avons pas grand chose. Nous n’avons même pas de quoi payer les 25 membres organisateurs des Zolobe qui ont passé des semaines et des mois à préparer l’événement. Ils n’ont obtenu qu’un défrayement.

- Comment envisagez vous l’avenir et surtout la prochaine édition ?
- Nous allons nous recentrer sur les groupes malgaches qui ont déjà une expérience de spectacle de rue, comme Valavelo qui a été repéré au festival Rebeke de Tsihombe dans le sud. Mais nous devons également faire un travail de repérage à travers tout le pays. Les gens nous attendent à présent sur la suite de l’histoire que vivent Monique et Jeannot : c’est essentiel de lui donner une suite qui captive le public malgache. Puis, il faut qu’on arrive à sensibiliser des partenaires financiers nouveaux qui nous laissent plus de liberté. Nous voudrions souligner à cet égard qu’aucune des grosses entreprises de la ville ne nous ont aidés, ni la PFOI, ni la Secren, ni les Salines. Par contre les autorités de la ville, l’office du tourisme nous ont beaucoup soutenus. Et nous les remercions. A Ramena en revanche, nous avons été cantonnés sur un bout de plage car la mairie nous demandait de l’argent. C’était symbolique, mais cela entrait en contradiction avec la philosophie du festival.

Propos recueillis par Finengo M.

 

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