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Gaby Saranouffi, danseuse chorégraphe, professeur de danse, directrice de la Compagnie Vahinala est actuellement directrice artistique du festival international de danse contemporaine « I’Trôtra »
Gaby Saranouffi, danseuse chorégraphe, professeur de danse, directrice de la Compagnie Vahinala est actuellement directrice artistique du festival international de danse contemporaine « I’Trôtra »

Gaby Saranouffi est conseillère au Conseil National des Arts et Lettres auprès du Ministère de la Culture, danseuse chorégraphe, professeur de danse, directrice de la Compagnie Vahinala, et actuellement directrice artistique du festival international de danse contemporaine « I’Trôtra » qui se tient à Diego Suarez pour sa 11ème édition du 1er au 3 Octobre 2015

Gaby Saranouffi vit entre l’Afrique du Sud et Madagascar. C’est une des femmes artistes pionnières qui ont marqué l’histoire de la danse à Madagascar. Elle a été décorée de la médaille de « Chevaliers de l’Ordre de l’art et Lettres et de la Culture » par la Ministre de la Culture et du Patrimoine en 2012. Elle a été choisie en juillet 2007 par le Gouvernement Malgache pour chorégraphier les cérémonies d’ouverture et de clôture officielle des « Jeux des Îles de l’Océan Indien ». Les médias malagasy l’ont élue en février 2008 « artiste de l’année 2007 » dans la catégorie danse. Rencontre

LTdS : Parlez-nous du festival international de danse I’Trôtra.
Gaby :
Créé il y a plusieurs années, (nous en sommes à notre 11ème édition), le festival I’trôtra est devenu une plate forme incontournable dans le milieu de l’art malgache, en devenant une structure fédératrice de talents et d’artistes en tous genres : il rassemble au-delà des danseurs les musiciens, les enseignants, les plasticiens, les journalistes et de nombreuses autres personnes œuvrant dans le milieu du spectacle vivant. C’est pour moi, une façon d’œuvrer sans relâche à délocaliser et structurer en réseau les compétences des artistes malgaches et étrangers travaillant avec moi par le biais d’échanges et de résidences ponctuels dans des zones périphériques de l’Île. C’est justement pour cela que cette année, une partie du festival est accueillie à Antsiranana.

LTdS : Pouvez-nous brièvement nous parler de votre parcours exemplaire  ?
Gaby :
Formée à Madagascar au Palais des Enfants Pionniers de Tamatave, à Paris et au Sénégal à l’École de Sable de Germaine Acogny, j’ai eu comme base de formation les danses classique, moderne et africaine. C’est seulement après que par le biais de la danse contemporaine j’ai essayé de créer mon propre système d’écriture chorégraphique. Je me suis inspirée de l’éthique malagasy pour ensuite créer une nouvelle proposition de création contemporaine malagasy innovante et engagée dans ses démarches et ses singularités. Après des années de recherches, je me suis inspirée du « Diam-Panorona » (jeu à la fois de stratégie et d’art divinatoire). Cette ancienne technique d’écriture chorégraphique a été créée vers 1575 par le roi Andriatompokoindrindra, et était alors réservée à la famille royale.

LTdS : Il est dit de vous que vous avez une vocation fédératrice et que vous aimez rassembler les gens…
Gaby :
En fait, tout à fait humblement, je tiens juste à porter haut le flambeau malagasy sur la scène nationale et internationale : j’ai effectué de nombreuses tournées nationales et internationales dans le cadre de festivals de renoms tels que le festival « Dance Umbrella » en Afrique du sud, le festival « Tanz im August » à Berlin, le festival de Montpellier « Danse de France », le festival « Danse, l’Afrique danse » au Mali, le festival « I’Trôtra » à Madagascar et bien d’autres. Pour moi, l’union fait la force, et ce partage et cette mise en réseau contribueront, de façon certes minime, à l’évolution globale de l’humanité.

LTdS : Les gens vous perçoivent aussi comme une négociatrice efficace… Avec quels pays travaillez-vous de près ?
Gaby :
De près, je ne sais pas car ça dépend de l’angle de perception. En tout cas, j’ai pu rallier à ma cause des pays tels que la Suisse, la Norvège, l’Afrique du Sud, la France, l’Allemagne, la Chine, le Japon, sans oublier les Etats Unis, La Corée du Sud et les Îles de l’océan indien, pour ne citer que ceux là.
LTdS : Avec quels artistes avez-vous déjà collaboré ?
Gaby :
Je suis une personne ouverte à toute proposition saine et sincère, et je crois que ce trait de caractère a fait en sorte que j’ai déjà eu l’honneur et le plaisir de travailler avec des artistes d’envergure comme Ismaël Lo, Hanitra Rasoanaivo du Tarika Be, Rossy, Salala, Rajery, Rola Gamana, Moeketsi Koena, Ariry Andriamoratsiresy, Bernardo Montet, Kim Bong Ho et bien d’autres encore.

LTdS : Vous êtes aussi formatrice et enseignante, pouvez vous nous dire où ?
Gaby :
Comme je l’ai déjà affirmé, j’aime le partage et le contact humain, et c’est ainsi que j’ai également enseigné et animé des stages de formation dans des lieux et des écoles de danses prestigieuses tels que le CNSMDP (Conservatoire National Supérieur de Musique et de Danse de Paris - France), le Conservatoire à Rayonnement Régional de l’île de La Réunion, le Conservatoire de Berne, Moving Into Dance en Afrique du Sud, et autres. J’ai aussi été dans des villes plus petites comme Sambava, Majunga, Tamatave et Antsiranana pour partager mes expériences, car je sais que les plus grands talents se cachent parfois dans les plus petites des villes.

LTdS : En quelle année le festival international de danse I’Trôtra a vu le jour ?
Gaby :
En 2002, j’ai commencé un projet de collaboration avec le chorégraphe Sud Africain Moeketsi Koena, directeur artistique de la compagnie Inzalo Dance and Theater (Afrique du Sud). C’est en 2004 que j’ai initié à Madagascar les ateliers chorégraphiques et musicaux, entre autre : « I’Trôtra », plate-forme d’échanges et de rencontres entre artistes malgaches et internationaux, qui s’est développé par la suite en Festival International de Danse Contemporaine à Madagascar. D’ailleurs, en dialecte Betsimisaraka, I’Trôtra veut dire « se rencontrer »

LTdS : Pouvez-vous nous citer quelques unes de vos œuvres ?
Gaby :
Comme j’ai déjà pas mal de créations, je vous donnerai juste des titres au hasard… parmi les plus connus : Soritra, Vaiavy, Isao, Blame me Blind, Masinandraina, Pourquoi pas ?, Anthropo-fagia, Moi et bien d’autres.

LTdS : Vous n’interprétez que vos œuvres ou vous interprétez aussi celles des autres ?
Gaby :
Le monde de la danse est un monde d’échange et de partage. J’interprète les créations d’autres personnes, je crée avec d’autres personnes et je crée pour d’autres personnes (par exemple « My Name is Brain », une pièce sur mesure que j’ai crée pour mon ami de longue date, le danseur chorégraphe Cerveau Kotoson. Il nous arrive même entre chorégraphe de créer des œuvres dont l’interprétation sera échangée, comme quand j’ai interprété « Lucy » de Valérie Berger et qu’elle même a interprété « Moi », un de mes solos. Parfois aussi, la même œuvre a, au fil de temps, plusieurs interprétations et plusieurs interprètes, à ne citer que le cas de « Soritra  », qui est une pièce trio, qui finit par être dansée par plusieurs danseurs sud africains, un trio qui, au fil des années a vécu plusieurs vies à travers des interprètes de générations différentes. La danse c’est aussi « vie, mouvement et évolution ». Ce n’est pas une structure fermée et figée.

LTdS : Quelle est votre ambition du moment ?
Gaby :
J’espère pouvoir mieux servir mon pays encore par le biais de l’art et / ou par tous les moyens possibles, et j’espère pouvoir être épaulée par des personnes de bonne volonté pour avancer dans cette tâche difficile. J’espère aussi du fond du cœur que les réseaux établis resteront opérationnels, s’agrandiront et que la danse malagasy continuera d’évoluer dans le bons sens, avec des danseurs de nouvelle génération performants, ambitieux, solidaires et pleins de bonne volonté, afin que notre héritage soit perpétué. J’espère que les coopérations de notre jeunesse malagasy avec les institutions comme les Alliances françaises, les universités, les médias, les pouvoirs publics et la population soient encore meilleures, afin qu’un résultat plus conséquent soit obtenu en terme d’art, que ce soit d’un point de vue qualitatif que quantitatif.

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