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Le programme du festival était diversifié, l’expression de l’art sous différentes formes, liées pourtant à la danse contemporaine
Le programme du festival était diversifié, l’expression de l’art sous différentes formes, liées pourtant à la danse contemporaine

Une semaine après le festival de danse contemporaine Itrôtra, de plus en plus de jeunes de Diego Suarez s’intéressent à cette discipline qui a eu pourtant du mal à se faire accepter dans cette région

Plus de cinquante jeunes demandent à intégrer la compagnie de danse Cap sud suite aux trois jours de festival de danse contemporaine (1er au 3 octobre). L’intérêt a été suscité par la prestation des danseurs durant les spectacles de rue. La première partie du festival Itrôtra qui s’est tenue à Antananarivo a réuni les danseurs de quatorze pays. Des compagnies de danse d’Afrique du Sud, de Mayotte, de France et de Madagascar participaient à la deuxième partie, à Antsiranana. La différence s’explique, d’après Gaby Saranouffi de la compagnie Vahinala, organisatrice de l’évènement, du programme des autres artistes qui est préétabli et qui sont engagés ailleurs. Moeketsi Koena soutient par ailleurs que « il faut y aller petit à petit. Il faut habituer petit à petit le public à la danse contemporaine. On ne peut pas imposer un art d’un seul coup ». Cerveau Kotoson, fondateur et chorégraphe de la compagnie de danse Cap Sud rapporte « il est difficile de faire accepter la danse contemporaine surtout pour une ville qui a l’habitude du rythme plus local, de l’art plus explicite. La danse contemporaine n’est pas facilement compréhensible ». Ainsi faire salle comble lors du spectacle d’ouverture dans la soirée du 2 octobre et sans incident, côté sécurité, est pour les organisateurs une marque de respect de la part du public. Certes, les spectateurs n’ont pas tous forcément compris ce que les artistes voulaient transmettre par leurs danses, mais les rires et les applaudissements démontrent une appréciation des talents. Quatre compagnies de danse se sont succédé sur la scène de l’Alliance française. La compagnie de danse sud-africaine de Moeketsi Koena a ouvert le spectacle par sa parodie sociale de la prostitution. Le danseur mahorais, Jeff Ridjali a succédé la compagnie Inzalo par sa représentation des politiques, les changements d’orientations, de couleurs et de camps politiques… Maud Marquet et Damien Guillemin de la compagnie En Lacets (France) présentaient leur création dans le cadre de l’échange-création entre Mayotte et Champagne Ardenne lors de ce festival. Les deux danseurs étaient à Madagascar. Cap Sud présentait pour la première fois sa création « Jeux d’enfants » durant ce spectacle d’ouverture Itrôtra, 11ème édition. Etait mise en scène et chorégraphiée « l’enfance solitaire, l’enfance remplie d’amitié… les adultes qui n’ont jamais grandi et les enfants qui ont grandi trop vite ».
C’était la première fois que la ville d’Antsiranana accueillait un festival de danse contemporaine international. Itrôtra à Diego Suarez n’est pas de la même envergure qu’à celui organisé à Antananarivo, mais les artistes provenant des quatre pays participants au festival ont offert des prestations de qualité égale. Les danseurs de Diego Suarez ont eu un angle de comparaison en matière d’œuvres et de qualité de prestation. D’ailleurs, pour l’Alliance française Antsiranana, partenaire du festival, l’objectif était de donner aux jeunes danseurs de Diego Suarez la possibilité de se former avec des professionnels et voir d’autres spectacles. Et pour le public de découvrir une autre forme de danse et par la même occasion, pour les organisateurs et les partenaires, de promouvoir d’autres formes de culture. L’Alliance française Antsiranana qui a accueilli aussi pour l’occasion Kid Kreol et Boogie, artistes plasticiens qui ont déposés leurs œuvres sur les murs de la salle de spectacle de l’Alliance française.

Des spectacles tous publics

Le programme du festival était diversifié, l’expression de l’art sous différentes formes, liées pourtant à la danse contemporaine. Une conférence permettait aux danseurs, professionnels et le public d’échanger sur le thème « Place de la danse à Madagascar : passé, présent et perspectives ». De la cinédanse, des spectacles de rue, des scènes de danse locale, des ateliers de formation marquaient le festival à Antsiranana. A marqué ces quelques jours de festival, l’exposition de photographie « Spectacles des cinq continents » de Denis Rion, avec sa vision particulière de la danse du fait qu’il était auparavant régisseur de spectacle, « le regard d’un homme de scène ». Des clubs de danse et groupes de musiciens de Diego Suarez participaient à l’évènement dont Jadl’s, DS Révolution, Abdou, As Dalas, DS Prod, Brookesia et DS Velively.
La négociation pour l’organisation de ce festival à Antsiranana s’est étalée sur cinq ans. L’évènement se tient tous les deux ans à Antananarivo, une délocalisation du festival a permis à Mahajanga de l’accueillir, il y a deux ans. La prochaine édition d’Itrôtra se tiendra encore à Antsiranana.
■ V.M

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