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Francis Razafiarison alias « Francis Turbo » a fait maintenant vingt cinq ans de scène
Francis Razafiarison alias « Francis Turbo » a fait maintenant vingt cinq ans de scène

Natif de Mananjary, mais ayant grandi à Tuléar et à Fandriana, le quinquagénaire est un humoriste malagasy que l’on ne présente plus au niveau national : cela fait maintenant vingt cinq ans qu’il fait rire les bons vivants et les moins heureux. Rencontre

Marié et père de quatre filles, Francis Razafiarison alias « Francis Turbo » est passionné de jardinage et géographe de formation. Après avoir obtenu un bacc technique agricole il a exercé la profession d’environnementaliste pendant quelques années avant de bifurquer dans une toute autre voie, pour notre plus grand bonheur…

LTdD : Comment êtes vous devenu humoriste professionnel ?
Francis Turbo :
Ce n’était pas un choix délibéré, c’était une opportunité qui a fini par me passionner. Déjà, au collège et au lycée, mes amis me faisaient remarquer que je faisais rire, par mes répliques, mes remarques, mes mots, des plus anodins aux plus sérieux. Que j’étais une espèce de « distributeur automatique de bonne humeur ». Puis un jour, j’ai rencontré Fara Raharijaona, actuellement épouse du chanteur Njakatiana. Cette demoiselle (à l’époque) m’a fait rencontrer son frère Noël Raharijaona, qui à son tour m’a invité à effectuer une animation de 15 mn au maximum au Cercle Mess de Soanierana, Antananarivo. Cette soirée, mémorable pour ma carrière, m’a donné le déclic final. C’était en 1990. J’ai gagné la modeste de somme de 25 000 Francs Malagasy, ce qui était énorme à cette période, vu que ma propre bourse d’études mensuelle était de 34 500 Francs Malagasy. Un an après, je me suis produit au Centre Culturel ESCA, ensuite au Hilton Madagascar (Actuellement Carlton) puis à la TVM et à la RNM. Cette médiatisation de masse a fait décoller ma carrière.

LTdD : Combien d’albums avez-vous enregistré ?
Francis Turbo :
Jusqu’à présent, j’ai réalisé sept albums audio, en version K7 HP 60, le septième album comportant aussi une version CD, et puis en parallèle, j’ai aussi enregistré un album de chansons de variétés. J’ai arrêté d’enregistrer mes œuvres pour diffusion, à partir de 2002, année où j’ai vu mes sketch sur YouTube, sans mon accord. Je ne voulais plus me prendre la tête avec les pirates.

LTdD : Comment préparez vous vos spectacles ?
Francis Turbo :
Je les prépare à 75%, à partir de ce que je remarque au quotidien, et ensuite, pour le passage sur scène, c’est 25% d’improvisations, en fonction de l’atmosphère du moment et de la composition du public.

LTdD : En termes de tournées, avez-vous beaucoup voyagé ?
Francis Turbo :
Pour ça, oui. J’ai déjà fait les 6 provinces, les 22 régions, ainsi que plusieurs districts.

LTdD : Et pour ce qui est des tournées à l’étranger ?
Francis Turbo :
J’en ai fait, en Europe, et dans certaines Îles de l’océan Indien, mais seulement à la demande des communautés malagasy qui y résident. Les humours ne sont pas toujours culturellement transposables, et il est vrai que je fais parfois de l’humour en français, mais à ce moment là il faut que je choisisse bien mes thèmes pour que cela passe. Il n’y a pas plus ridicule qu’une blague incomprise…

LTdD : Vous faites aussi autres choses que des sketchs humoristiques…
Francis Turbo :
Oui, en effet, je suis animateur commercial chez Orange, depuis 2005, et animateur commercial chez Galana et La Gastro Pizza depuis 2010. J’ai aussi été animateur commercial de Vidzar, l’entreprise qui produit Dzama, de 1999 à 2011. Depuis 2001, je joue aussi dans des films malagasy, et en 2002, en association avec Gothlieb, le trio Fou hehy (Eric, Honorat et le regretté Zafihita), nous avons créé Kakakaka Kaiamba, reprises des chansons mythiques du groupe Kaiamba des années 70-80. Il y a des compilations de ces chansons, mais nous n’avons pas encore enregistré d’albums.

LTdD : Vous êtes aussi un passionné de photo…
Francis Turbo :
En effet, quand j’ai découvert la photographie il y a quelques années déjà, j’ai été séduit. J’ai investi dans un appareil photo professionnel qui me suit maintenant partout, et actuellement, j’ai une exposition permanente à la buvette de la bibliothèque nationale, à Antananarivo

LTdD : Et la vie de famille dans tout ça ?
Francis Turbo :
C’est dur, mais c’est un choix. Comme dans beaucoup de métiers, le mien nécessite beaucoup de déplacements, et cela n’arrange pas toujours les choses, des sacrifices, parfois coûteux, sont faits de part et d’autre, mais chaque chose a son prix. Je ne voyage pas plus qu’un pilote ou un marin d’ailleurs, voire même certains politiciens… Et puis je ne suis pas non plus sollicité à toute heure de la journée, comme les médecins et les agents des forces de l’ordre… Bref, ma vie de famille est tout à fait normale.

LTdD : Si vos enfants deviennent humoristes à leur tour ?
Francis Turbo :
Je ne les en empêcherai pas, si c’est vraiment leurs choix. Sinon, je ne les influencerai pas non plus pour le devenir. Mes parents ont respecté mes choix de carrière, j’en ferai autant pour mes enfants.

LTdD : Quels seraient vos conseils pour la nouvelle génération ?
Francis Turbo :
D’un point de vue tout à fait personnel, je pense que pour bien réussir dans une carrière, quel que soit le métier, il faut avoir une bonne base, une bonne culture générale. C’est plus valorisant pour le métier que l’on choisit, et surtout, une bonne culture générale est une clef passe partout, pour accéder à des spécialisations. Et puis, de la discipline, une bonne éthique et déontologie, beaucoup de travail, de patience et de persévérance.
■ Luis. K

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