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Le public ne se lasse pas de l’œuvre d’Ariry Andriamoratsiresy « Mpirahalahy mianala »
Le public ne se lasse pas de l’œuvre d’Ariry Andriamoratsiresy « Mpirahalahy mianala »

L’intérêt du public pour la danse contemporaine connait une amplification singulière telle que le défaut de moyens ne freine pas les artistes dans leurs élans. A l’Institut Français de Madagascar, cette pratique artistique trouve toujours sa scène

Mpirahalahy mianala : chorégraphie d’Ariry Andriamoratsiresy

18 ans passés, cette œuvre d’Ariry Andriamoratsiresy a fait ses débuts sur la même scène de l’Institut Français de Madagascar, IFM (qui était le Centre Culturel Albert Camus dans le temps). Au fil des années, elle a été interprétée par des danseurs doués de professionnalisme singulier. Cette année a été sa consécration, par le standing ovation qu’elle a obtenu de la part d’un public reconnaissant. Le chorégraphe Ariry est égal à lui-même et ses danseurs ont la personnalité de gagnants qui feront d’eux des grands danseurs, interprètes ou, pourquoi pas, chorégraphes, plus tard ? La danse contemporaine a toujours tenu une place centrale au cœur des expressions contemporaines malagasy. Elle s’est développée sous diverses formes à travers différentes initiatives collectives traduits par des festivals organisés pour la plupart par les artistes eux-mêmes. Les structures comme les alliances françaises ou l’IFM ou encore le ministère de la culture et les divers ambassades, projets ou ONG et autres institutions ont toujours été là, ainsi que les autres amis artistes qui ont composé les musiques, arrangé les lumières et créer les costumes … « Mpirahalahy Mianala » c’est tout cela à la fois. Cette solidarité dans la diversité. Cette unité dans la différence, mémoire et héritage. A vrai dire, les danseurs malagasy et les institutions qui les supportent reflètent bien cette pièce de la compagnie Rary.

Only memories stay de Harivola Rakotondrasoa
Harivola Rakotondrasoa dans un solo : « Only memories stay »
Harivola Rakotondrasoa dans un solo : « Only memories stay »

Parmi les jeunes chorégraphes émergeants, de la grande Île, Harivola Rakotondrasoa a offert le soir du 28 septembre un solo, comme un cadeau à la ville d’Antananarivo, et par extension, à Madagascar, vu que les représentants des quatre points cardinaux de cette grande île se retrouvent et se croisent dans cette ville.

Harivola à travers sa danse nous rappelle que la cité est faite de corps porteurs d’émotions et de sentiments. Sentiments sans lesquels aucune création ne peut prendre forme et voir ainsi le jour. Sous la direction artistique de Rina Ralay-Ranaivo et les musiques de Gem Club et Vivaldi par Jakub Jozef Orlinski, le jeune homme vole, virevolte, se tortille et explose de joie ou de tristesse, de fermeté ou de zénitude, tout juste comme les tempêtes émotionnelles dans chacun d’entre nous. Harivola, une fois de plus a dansé avec son cœur, plus qu’avec son corps. C’est ce qui fait de lui un artiste à la fois simple et grandiose, malgré son jeune âge. En mémoire de ses aînés qui lui ont donné les bases nécessaires, en mémoire de ses cadets qui compte sur lui pour avancer, en mémoire de ses contemporains qui se retrouvent ou pas dans ce qu’il fait, mais qui y adhère et le respecte comme il se doit, « only memories stay ». Avec une fragrance de nostalgie et de mélancolie, ses sauts et ses passages au sol sont autant de paradoxe qui véhiculent les hauts et les bas de cette vie aléatoire où il fait pourtant bon vivre. Le silence, la musique, la symbiose entre le bruit de fond et les halètements du danseur concordent avec les pas complexes mariés avec les mouvements simples du jeune chorégraphe. De telles représentations sont toujours des occasions de retrouvailles entre les danseurs des générations d’avant et actuelle. Elles sont des plus émouvantes et si certains ont désormais d’autres vocations que de sillonner les plateaux et de bouger sous les projecteurs, d‘autres sont bel et bien là encore, transmettant leur savoir, amour et expérience. Par ailleurs, les festivals de danses rythment les années et les performances sont de plus en plus impressionnantes.

■ Luis .K

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