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Le groupe Koots Roots s’est révélé en cette fin d’année morose. Il mélange reggae, hip hop et salegy. Il a même osé revisiter l’hymne national, dans un esprit de réconciliation.

En cette période de crise endémique, de raréfaction touristique et donc de revenus incertains, Nosy Bé aurait pu sombrer dans une quasi-dépression, une morosité totale. Toutefois, les fêtes de fin d’année ont démontré que les ressources de la population ne se tarissent pas aussi brutalement.

Bien entendu, loin des dépenses s o m p t u a i r e s effectuées par les plus nantis dans quelques magasins s p é c i a l i s é s , l’ambiance était à l’économie. Et chacun est retourné à ce qu’on appelle les fondamentaux : la Bière, le rhum et pour les plus chanceux : le poulet. Ici poin de chapon ni de fois gras…

Mais la fête, la vraie, avait commencé plusieurs jours auparavant. Et au pays du Dr JB, de Wawa et de Ninie Doniah, pardon à ceux que j’oublie, la fête c’est la musique et la danse. Et cette musique là, elle ne s’arrête pas, elle possède même des vertus médicinales contre le stress et la mélancolie.

Tous les bars, de Camp vert à Andavakotoko, de Dar el Salam à Passindava, de Dzamandzar à Andilana ont poussé les décibels et les valeurs locales. Joajoby a fait une apparition, hors concours, la vedette n’a plus besoin qu’on la loue, succès garanti. Ici, le Salegy est roi et chacun est à son service, quand la bière mousse, les hanches se trémoussent et provoquent un kaotry, kaotry à faire grimper la température ambiante. Indétrônable le Salegy ? Sans doute mais peut être lui faudrat- il composer avec d’autres genres musicaux nouveaux et intéressants…

A l’Alliance franco-malgache, un groupe s’est ainsi révélé. D’abord par la mise en scène, surprenante: les musiciens étaient vêtus de tenues originales, imaginées par Bettina, une styliste danoise, résidente à Nosy- Bé. Les lumières, étaient sobres, tout en mettant le tout, en valeur. Tous les ingrédients étaient là: Djembé, maracas, guitare acoustique, valhia, choristes et lead vocal. Pas de superflu mais une incontestable rytthmique.

Enfin, une excellente animation fait enchaîner les morceaux, le public peu nombreux mais tellement enthousiaste, s’enflamme et transforme la misère de la salle de l’Alliance en crèche de noël.

Les morceaux de reggae revisités par l’esprit du Salegy s’enchaînent, les voix s’envolent et s’accrochent aux notes de musique. Le moment fort est incontestablement quand le groupe entonne à sa façon l’hymne national malgache en le revisitant avec respect.

Jimmy Hendrix et Serge Gainsbourg, en leurs temps et dans leurs pays respectifs, les Etats-Unis et la France avaient provoqué un tollé en osant réinterprêté l’hymne national! Mais ici, l’esprit national et d’appel à la sagesse se nouent naturellement avec la culture. «Koots roots», est un mélange de musique urbaine, de hip hop et de reggæ. D’ailleurs, le «koots roots» signifie : s’imprégner de ses racines.

Une tendance semblable à Diego

A Antsiranana, la jeune association Jaidi fondée à la fin de l’année a elle aussi pour objectif de confronter les genres musicaux. Jazz In Diego a offert un premier concert de jazz classique, à la fin décembre. Devant le succès rencontré par cette première prestation, les musiciens de Jaidi ‘récidivent’, ce 29 janvier 2010, en se produisant à l’Alliance Française au club ambiance, à 20h, mais cette fois en mélangeant les genres. Il y aura deux parties : un quintet salegy jazzy (resp. du groupe Jean Hugues Leva); la seconde partie sera un quintet plus jazz avec des tonalités traditionnelles malgaches (John à la harpe, Rene Lemoine, un malgache professionnel, comme soprano)

Le chanteur principal du groupe, Charly Rasata est le fils de Rosette, une chanteuse célèbre à Madagascar, bon sang ne ment pas. Dans le milieu des années 1990, Charly est engagé comme danseur dans les groupes de Max exception, Njakatina, Rossy… Ses chorégraphies ont été produites dans tout le pays et à l’île Maurice.En 1997, il est choisi par les organisateurs des jeux de la francophonie pour une série de danses urbaines lors de l’inauguration et de la clôture de ces jeux. Charly donne des cours de danse en 2000 à l’alliance française.Depuis l’année dernière, Charly est le principal animateur d’un bar dignement nommé « Aux rendez vous des artistes ».

Le principe y est le suivant: chaque musicien, chaque groupe amateur ou plus éclairé peut venir se présenter le dimanche sur une scène aménagée, la sono est là, le public aussi.La formule connaît un intérêt certain, les jeunes aux moyens financiers réduits mais aux talents évidents viennent se produire, les spectateurs sont ravis. De manière incognito, de grosses pointures passent par là et créent la surprise. Restent alors les photos sur les murs qui immortalisent ces instants fugaces. A Madagascar, Charly Rasata et ses amis ravivent le feu sacré et rappellent aux plus traditionalistes que la musique est là pour servir les principes de joie et d’amitié mais aussi s’imprégner des principes de solidarité du Fihavanana.

Charly Rasata et son groupe se produisent à Madirukely tous les dimanches. Il serait étonnant que leurs qualités ne les fassent se déplacer jusqu’à Diego. Avis donc aux organisateurs de spectacles… Un conseil, ne les ratez pas !!! Le groupe se constitue de : -Charly Rasata : chanteur -O’Brien : Maracas, choriste -Jorao : percussion, choriste - Moustapha : percussion, choriste et Nasser : chanteur.


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