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Une des éoliennes de Mad’Eole installées à Ivovono
Une des éoliennes de Mad’Eole installées à Ivovono

Sous réserve de l’accord de l’association Mad’Eole en Suisse pour le financement, les travaux pour l’électrification de Joffreville par l’énergie éolienne débuteront en 2015. Une cérémonie a été organisée le 25 octobre dans cette commune rurale pour marquer le début d’exécution de ce projet

Le responsable de projets Mad’Eole soutient que « tout est prêt sur le plan technique ». Cette électrification concernera 400 ménages et un hôtel. Le besoin en pointe est actuellement de 35 kW. La réalisation de ce projet portera à cinq les villages et commune rurale électrifiés par Mad’Eole. Ambolobozokely, Ambolobozobe, Ivovona et Sahasifotra étant les premiers bénéficiaires. L’objectif que se pose Mad’Eole et ses collaborateurs est l’électrification de 15 communes rurales d’Antsiranana I. Le responsable des projets Mad’Eole Razafindrabe Andrianaharimanana est convaincu que l’exploitation de l’éolienne est un défi difficile, mais possible à relever. Interview

LTdD : En quoi est-il est difficile d’exploiter l’énergie éolienne ?
Du point de vue financier, l’exploitation coûte cher au départ, pour l’acquisition des équipements surtout. Au niveau technique, certes il y a du vent dans le nord, mais le régime est exceptionnel. Au niveau administratif, notre dossier concernant Joffreville est entre les mains de l’ADER (Agence de Développement de l’Electrification Rurale) depuis 2009. Nous n’avons pas son aval et ne pouvons entamer les travaux. De plus, l’Etat a ses obligations dont notamment la mise en place des infrastructures de distribution. En effet, ces infrastructures sont la propriété de l’Etat, il assure donc leur installation.

LTdD : Vous dites qu’il faut attendre le financement des donateurs suisses pour lancer les travaux à Joffreville, Mad’Eole ne fonctionne-t-il qu’avec de tel financement?
L’électrification rurale n’est pas une affaire commerciale. Fournir de l’électricité aux villages par l’énergie éolienne est un si grand investissement qu’une société ne peut espérer en retirer du bénéfice. L’association Mad’Eole Suisse regroupe des gens qui ont les moyens de constituer un fonds pour l’achat des matériels. Ils sont convaincus que l’électricité est un moteur pour l’économie. Ces donateurs ont besoin d’un projet bien établi avant l’octroi du don. Seulement cet appui, une association ne peut pas le rentabiliser car une fois mis en place, les matériels seront exploités et une association ne peut faire d’exploitation et de distribution. C’est pour cela qu’est constituée Mad’Eole S.A.R.L, Société A Responsabilité Limitée. La contribution de l’association suisse reste au stade du projet et de la mise en oeuvre. Elle passe la main à la SARL pour l’exploitation.

LTdD : Comment faire pour que l’exploitation soit rentable?
Avant d’exécuter le projet, nous avons évalué le besoin et le pouvoir d’achat des consommateurs. La facture est établie soit sur comptage de la consommation soit selon un forfait. La base est qu’une prise de courant et deux sources lumineuses coûtent mensuellement 10 000 Ariary au ménage. Les paiements servent à assurer la rentabilité de l’exploitation. C’est l’achat des matériels qui coûte cher, après les charges se résument au déplacement des techniciens, au salaire du personnel local. Pour réduire les frais d’exploitation (liés entre autres au déplacement d’une équipe de Diego Suarez), nous formons une équipe locale pour l’entretien. Ils sont salariés : trois à Ambolobozokely, deux à Ambolobozobe, deux à Ivovona et un à Sahasifotra. Pour l’appoint, nous avons besoin de groupe électrogène et donc de carburant. C’est seulement à Ivovona que l’énergie utilisée est hybride : éolienne et solaire.

LTdD : Peut-on penser à une exploitation à plus grande échelle ?
C’est faisable. Par l’énergie éolienne, nous pouvons injecter 2,5MW sur le réseau de la JIRAMA pour la Commune Urbaine d’Antsiranana. Nous avons fait la proposition, mais la procédure n’a pas abouti. La décision pour l’établissement d’un contrat de cession appartient au conseil des ministres, seulement la procédure n’est pas arrivée à ce stade. Elle s’est arrêtée au niveau du conseil d’administration de la JIRAMA. En fait, cette société n’est pas convaincue que l’énergie éolienne puisse rapporter (financièrement) autant que l’hydraulique. De décembre jusqu’au mois de mars, la puissance demandée par la JIRAMA ne pourrait être atteinte car la vitesse du vent ne suffit pas or la JIRAMA entend que la puissance fournie soit constante. De notre point de vue, cette puissance que Mad’Eole est disposée à fournir permettra à la JIRAMA d’économiser en carburant.

■ V.M

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