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Façade de l'entreprise SMARTCOM à Diego Suarez
Contrairement à ce qu’on pensait qu’il se passerait en cette période de crise, les petites et moyennes entreprises fleurissent à Diego depuis le début de l’année. L’image de la ville est ainsi transformée, d’autant plus que les jeunes sont à l’origine de cette initiative.

Le fait est nouveau puisque depuis des années, ce sont les étrangers qui ont été les plus attirés par un investissement à Antsiranana. Sans parler des grands magasins, quincailleries, hôtels et restaurants qui appartiennent majoritairement aux Indiens.
Sont apparues cette année des boutiques de vêtements et de produits de beauté pour les jeunes femmes, cybercafés et multiservices pour les hommes. On constate aussi la volonté chez ces jeunes d’entreprendre dans la légalité et dans le formel. Au lieu de rester dans le secteur informel, où se trouvaient certains, ils ont fait l’effort d’entrer dans le domaine du régulier.
Nous avons rencontré Andry, 30 ans, propriétaire de Smartcom, entreprise qui se spécialise dans la vente de meubles, de scooters, d’appareils électroménagers et informatiques. Andry est parmi ceux que l’on appelle ici, « mpihavy », c’est-à-dire celui qui vient d’ailleurs. Il est originaire d’Antananarivo et cela fait 3 ans qu’il est à Diego, c’est son petit frère qui y travaillait qui lui a conseillé de venir. Avant d’arriver à Diego, il était à Ilakaka (dans le Sud de Madagascar). Pour gagner sa vie et faire vivre sa famille, il n’est jamais resté longtemps à Antananarivo. Ayant perdu ses parents très jeune, il a toujours été confronté à beaucoup de difficulté. Mais, nous raconte-t-il « la vie est un défi et j’ai toujours lutté pour mériter la confiance de ceux qui m’entourent, y compris mes clients ».
Quand on lui a demandé pour quelles raisons a-t-il choisi ce secteur, il a répondu qu’au début, il a juste fait un essai en vendant une dizaine de produits. En voyant que la vente marchait assez bien, il a décidé d’agrandir son commerce. De plus, avec le temps, lui et sa femme ont acquis de l’expérience. Néanmoins, Andry nous a confié qu’ils ne sont pas à l’abri des problèmes. Il nous a avoué aussi que l’objectif n’est pas encore atteint, qu’il y a encore des efforts à fournir. De plus, ses obligations ne cessent d’accroître car il a quelques employés qui travaillent temporairement et qui ont des familles à nourrir.
A Madagascar, le chômage et les difficultés financières poussent les jeunes à chercher d’autres moyens pour survivre. Ils n’ont plus le temps ni la possibilité d’attendre les offres d’emploi, d’où le recours au prêt et le plus souvent aux microfinances. Mais à part l’argent, la détermination et la persévérance sont nécessaires pour réussir, c’est la leçon qu’enseigne les plus âgés.
Jandry et V.M


 

Commentaires   

+3 # Guest 04-10-2010 16:25
Bonjour à tous.
Etant expatrié (pour le moment); je suis agréablement surpris par ce site d'information locale. J'adresse donc toutes mes félicitations, mes remerciements et mon encouragement à l'équipe de la rédaction.
Il n'est plus à démontrer que les informations sont des vecteurs de développement socio-culturel, économique et du citoyen.
Bravo à toute l'équipe.
Magnararaotro magnano mbôlatsara namagna jiaby antanagna koa!

Un Diégolais fier de l'être. 8)
-1 # Guest 30-10-2010 00:15
bsr! merci @ commentaire no ééé, azovy ma ano zegny éé, la famille ds fo ty éé . bonne soirée de marseille
# Guest 22-01-2011 13:21
Les jeunes veulent et en veulent. La preuve, partout ou ces jeunes s'expatrient, ils se "débrouillent" pas mal. Mais, le politique devrait encore plus les aider. Sans soutiens, sans structures sans infrastructures , sans formation, sans coordinations et sans vision sociale commune, dans 30 ans ce sera encore le système de la "démerde" et nous ne parviendrons toujours pas à offrir à nos enfants un vivre-chez-soi acceptable. Et le reste du monde ne dort pas. Dans 30 ans, nous serrions descendus plus bas que terre... Même celui a de l'argent ne pourra plus bien y vivre, si dans 30 ans la frustration ambiante s'accroit.

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