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Rassemblement devant la Mairie de Diego Suarez des taxis en grève contre les taxis moto
Rassemblement devant la Mairie de Diego Suarez des taxis en grève contre les taxis moto

Quelques jours seulement après le début des contestations à Mahajanga, les chauffeurs de taxis de Diego Suarez ont eux aussi décidé de dénoncer la recrudescence du nombre de taxis motos autorisés à travailler dans la zone urbaine de transport

C’est dans la matinée du lundi 2 juillet vers 7h30 qu’une trentaine de chauffeurs de taxis, pour la plupart des Renault 4L, a stationné sur la Place Philibert Tsiranana, en face de l’hôtel de ville d’Antsiranana pour montrer leur mécontentement face à l’affluence des taxis moto dans la circulation urbaine. A la suite d’une discussion avec l’adjoint du chef de district d’Antsiranana I et de quelques responsables des forces de l’ordre, les conducteurs de taxi ont repris leur travail deux heures plus tard mais pour revenir sur le lieu le lendemain.

Les conducteurs de taxi avaient projeté de rassembler le plus de monde issu du transport urbain, puis de faire un cortège dans les rues de la ville de Diego Suarez. Une rencontre avec les responsables n’était pas au programme jusqu’au moment où les manifestants ont stoppé les taxis et les bus qui circulaient encore et que les autorités de la ville ont dû intervenir. L’adjoint du chef de district d’Antsiranana I a alors initié le dialogue, il était accompagné des représentants des forces de l’ordre dont celui de la FIP, le commissaire central de police, le commandant de la compagnie territoriale de la gendarmerie nationale. Les éléments de l’EMMO sécurité se tenaient par ailleurs en alerte depuis l’arrivée des manifestants sur le lieu vers 7h30 et s’apprêtaient à intervenir en cas de débordement. Le syndicat des chauffeurs de taxis demande à ce que le nombre de taxis moto circulant en ville soit réduit, que le tarif par course et par personne de 1 000 Ariary soit appliqué par tous les types de taxi, que les taxi-moto ne circulent pas hors de la ville (interdire les courses jusqu’à l’aéroport et à Ramena) car ils cassent le tarif déjà convenu, que leurs horaires de circulation soient limités de 6 à 21h, qu’il y ait une limitation du nombre de licences octroyées, et que les papiers concernant les conducteurs soient vérifiés. L’adjoint du chef de district a informé les transporteurs de la nécessité de la tenue d’une réunion avec le service de la sécurité routière, du centre immatriculateur, de la Commune urbaine d’Antsiranana et des forces de l’ordre.
Les décisions prises lors de cette réunion concernaient quatre points : puisqu’il s’agit de motos utilisées pour le transport en commun, les chauffeurs de taxis moto doivent obtenir les permis A, A’ (alors que le B suffisait auparavant. En trois mois, les conducteurs de taxis moto auront à régulariser leurs papiers. La capacité ne peut être obtenue qu’un après l’obtention du permis de conduire et n’est octroyé selon la règle déjà établie qu’à un individu de plus de 21 ans. Le tarif basé sur la libre concurrence reste inchangé et en ce qui concerne les déplacements en dehors de la ville, la règle a été confirmée selon laquelle tous les véhicules de transport en commun urbain doivent obtenir une autorisation spéciale de la mairie.

Sécurisation des taxis moto

C’est dans la matinée du 3 juillet que les propriétaires de taxi moto ont été informés des décisions prises lors de la réunion et c’est sur les horaires de travail qu’ils ont exprimé leur désaccord en estimant qu’en payant une patente plus onéreuse que celle des taxis classiques et en obtenant une licence pour circuler en ville, leurs véhicules doivent pouvoir circuler en tout temps et à toutes heures. Cependant, pour des questions de sécurité comme il a été rapporté lors de cette rencontre (braquages, attaques, taxis motos qui ne sont pas ramenés à leurs propriétaires aux heures convenues), il a été fixé que les taxis moto ne circuleront (pour le transport commun) que de 4h du matin à 22h.  
En ce qui concerne la sécurisation du chauffeur et des passagers, le fabricant n’a pas prévu de ceinture de sécurité, néanmoins le directeur de la sécurité routière a recommandé à la Région d’effectuer une délibération pour que soit installée une ceinture de sécurité sur ces tricycles « en l’absence de ceinture de sécurité, le conducteur doit avoir la présence d’esprit d’être plus vigilant et ne pas rouler à tombeau ouvert »  
Pour ce qui est de la tendance en ville aux demi-tours au beau milieu de route et autres imprudences, le Chef de Région a annoncé la mise en place d’une commission de retrait de permis de conduire pour ces cas et pour toute autre infraction au code de la route.

Insatisfaction des chauffeurs de taxis 

Il a été observé lors de la rencontre des responsables de la Région, de la ville d’Antsiranana, de la sécurité routière, du transport, du centre immatriculateur, des forces de l’ordre avec les chauffeurs de taxis que leurs revendications devraient être redéfinies et la synthèse de leurs points de vue est nécessaire car il s’est avéré que les idées divergent. Cette rencontre s’est tenue de 11h à 13h au Palais du Faritany et bien que certains chauffeurs de taxis disent ne pas accepter les quatre propositions énumérées par le Chef de Région et que « la réponse ne correspondait qu’à 1% de leurs revendications », d’autres avancent qu’ils sont satisfaits de la plupart des réponses apportées. Quoi qu’il en soit, jusqu’à la fin de la rencontre, le point de discorde se situait à la limitation du nombre de taxis moto : les autorités qui se sont réunies ont décidé que leur nombre sera limité à 400, ce qu’ont accepté les propriétaires, alors que les chauffeurs de taxis demandaient qu’on le réduise à 100. Ce qui équivaudrait à plus de 250 taxis motos à retirer de la circulation  puisqu’actuellement ils sont  351 à avoir obtenu la licence contre 363 taxis classiques. Le responsable de la Circulation au sein de la Commune urbaine d’Antsiranana indique qu’une centaine de taxis 4L n’ont pas demandé le renouvellement de leurs licences et circulent clandestinement. Ce qui porte le chiffre à près de 820 taxis pour 120 000 habitants. Cinq taxi-moto qui utilisaient une seule licence ont été découverts. Quelques conducteurs de taxis moto n’ont pas caché leurs inquiétudes à eux aussi quant au nombre pléthorique de taxis moto en circulation car il leur est déjà difficile de parvenir à compléter le versement quotidien de 40 000 Ariary à leurs propriétaires.. 

Malgré des avancées, les chauffeurs de taxis ne sont pas satisfaits… Mais il semble difficile qu’ils obtiennent gain de cause sur toutes leurs revendications car les autorités de la Région et de la ville estiment qu’il est impossible de retirer des véhicules déjà en circulation et qui ont  déjà obtenu l’autorisation de travailler en ville.
■V.M

 

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