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La manifestation des partisans de Marc Ravalomanana à Analakely a été reprimée par les forces de l'ordre. Photo: iAko Randrianarivelo
La manifestation des partisans de Marc Ravalomanana à Analakely a été reprimée par les forces de l'ordre. Photo: iAko Randrianarivelo

Les événements qui se sont déroulés à Antananarivo ces dix derniers jours ont confirmé la crainte de la société civile et des observateurs de la vie politique sur la situation qui prévaudrait après l'élection : des contestations présageant une nouvelle crise politique

Lors d’un débat public organisé avant même le déroulement du deuxième tour de l’élection présidentielle, Rivo Rakotondrasanjy, citoyen, entrepreneur et membre du groupement d’entrepreneurs malagasy FIVMPAMA avait émis sa crainte (qui est aussi celle de bon nombre de citoyens malagasy) «la période la plus critique est celle qui précède la proclamation des résultats définitifs de l’élection par la Haute Cour Constitutionnelle ».

Ce 8 janvier, se tiendra cette proclamation officielle après quelques jours de contestations des partisans de Marc Ravalomanana : perdant de cette élection selon la proclamation des résultats provisoires de la Commission Electorale Nationale Indépendante. Les mouvements de la Place du 13 mai ont abouti à quelques arrestations et les manifestants dispersés à coups de lacrymogène. Dans le cas où il demeurera le candidat malheureux de la présidentielle, les instructions que ce leader du parti Tiako i Madagasikara donnera à ses partisans seront déterminantes pour la suite des événements. Près de 10% des voix le sépare de son adversaire Andry Rajoelina. En marge de la cérémonie de présentation des vœux présidentiels d’aujourd’hui où il a été invité, Marc Ravalomanana a soutenu qu’il sera présent lors de la cérémonie de proclamation des résultats de ce mardi 8 janvier et espère que cette proclamation se fera dans la justice. Rivo Rakotondrasanjy lors du débat du 12 décembre a indiqué « après la proclamation, la suite dépendra de l’attitude des deux candidats : celui qui gagne et celui qui perd. » « Il faut faire attention à ne pas alimenter les provocations » a-t-il précisé. Depuis le début de la campagne électorale, les animosités étaient déjà bien lancées et se sont renforcées à travers les attaques dans les médias appartenant ou défendant l’un et l’autre. Les membres de la société civile ne cessent de lancer les appels à l’apaisement. La Haute Cour Constitutionnelle prépare aussi à l’évènement du 8 janvier en rassurant à moins de 24 heures de la proclamation des résultats définitifs que le traitement des requêtes est basé sur le professionnalisme et l’impartialité. « Toutes les opérations sont menées afin de faire respecter la sincérité du vote. Pour la Cour, le choix des électeurs prime sur toute autre considération » souligne le communiqué.

Une acceptation difficile de la défaite ?

Le candidat numéro 25 et ses partisans n’ont pas confiance en la CENI. Les deux candidats, ou leurs équipes, ont chacun, à leur manière, déjà dénoncé, lors du premier ou du second tour les irrégularités dont la responsabilité est imputable à la CENI. Les électeurs et la société civile avaient soulevé de nombreux points négatifs se rapportant au déroulement des opérations électorales. Marc Ravalomanana et son comité de soutien ont aussi dénoncé l’absence de neutralité et d’impartialité de certains membres du gouvernement.

Sahondra Rabenarivo, juriste et membre du Sehatra Fanaraha-maso ny Fiainam-pirenena (Observatoire de la Vie Publique) explique que pour que les élections soient légitimes, il faut que le processus soit crédible et accepté « le processus est plus important que le résultat » souligne-t-elle. Outre cette question relative à la crédibilité du processus électoral, la concentration du pouvoir (politique, économique, etc) entre les mains du Président de la République rend difficile l’acceptation de la défaite. « Perdre c’est être exclu de tout. Gagner c’est avoir accès à tout. A Madagascar, on veut le pouvoir pour le pouvoir » avance-t-elle en dénonçant une autre faille de la politique à Madagascar : l’absence de courants politiques « il n’y a que des hommes politiques » et donc une domination de la culte de la personnalité.

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