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Les fortifications de la Baie de Diego Suarez
A l’initiative de l’association Ambre, une rencontre des entités concernées a abouti à la conclusion de la nécessité de créer une structure pérenne de protection et de mise en valeur du patrimoine historique de la Baie de Diego Suarez.

Ce sont au moins une douzaine de forts / postes d’observation, autant de batteries de canons de marine, des kilomètres de galeries souterraines, plusieurs camps militaires d’importance, qui constituent le patrimoine historique militaire de la Baie de Diego Suarez. Ce patrimoine oublié disparaît peu à peu alors qu’il représente une richesse qui ne demande qu’à être mise en valeur.

Un patrimoine en danger

Photos prises en 2010 :
Les fortifications de la Baie de Diego Suarez
 Canons d’Ambatomainty

Les fortifications de la Baie de Diego Suarez
 Affut à Cap Diego

2011 : ce même matériel entreposé après l’arrestation de pillards
 Les fortifications de la Baie de Diego Suarez


Cote 84 - Bellevue

2006
Les fortifications de la Baie de Diego Suarez

2011
Les fortifications de la Baie de Diego Suarez

Actuellement :
destruction des galeries pour récupérer le ferraillage
Les fortifications de la Baie de Diego Suarez


Les membres bénévoles de l’association Ambre ont récemment fait le constat d’une accélération de la dégradation de l’ensemble des restes de fortifications disséminés tout autour de la baie. Cette dégradation a pour origine des causes naturelles et humaines. En effet, le temps et l’érosion font leur oeuvre que la végétation vient parachever pour faire disparaître complètement toutes traces de ces témoins du passé. On citera en exemple la tourelle de Windsor Castle qui est sur le point de s’effondrer, les escaliers qui y mènent qui sont soulevés et broyés par la végétation, l’accés au fort d’Anosiravo dans le même cas, le village d’Ambohimarina désormais entièrement enfouit sous la végétation, etc..
Mais les dégâts les plus importants et irréversibles sont dus aux pillages dont l’intensité a considérablement augmenté depuis le début de la crise que traverse le pays. Ces sites constituent en effet d’importantes réserves de ferrailles dont la valeur à la revente incite les pillards à redoubler d’efforts. Après avoir peu à peu enlevé les pièces les plus légères et faciles à démonter, c’est maintenant au tour des plus grandes pièces (jusqu’à 10 tonnes pour certaines) d’être enlevées, et les bâtiments eux mêmes sont systématiquement démolis pour en récupérer les matériaux. Nous relations récemment dans nos colonnes l’arrestation d’un groupe de pillards et la saisie à la douane de deux des canons du Fort d’Ambatomainty. Mais pour une prise, combien de ces matériels ont pu disparaître sans qu’il ait été possible d’intervenir ?

C’est donc pour sensibiliser les autorités compétentes à ce problème que l’Association Ambre a réuni le jeudi 9 juin des représentants de la Région, des Services Techniques Déconcentrés, de la Mairie, de la RM7 (Septième Région Militaire), de la Chambre de Commerce, du Consulat de France, de la Société Civile et d’ONGs, ainsi que les chefs de Fokontany des zones concernées.
Une projection a ouvert la réunion pour présenter la richesse de ce patrimoine. S’en est suivi un débat au cours duquel les interventions ont été unanimes pour regretter la dégradation rapide et souligner l’importance de la mise en place d’une gestion qui permette d’abord de la stopper, puis de mettre en valeur ces sites pour organiser leur exploitation tant éducative que touristique. L’exploitation touristique présenterait le double avantage d’assurer la préservation de ces sites mais aussi d’augmenter l’attrait de la destination Diego Suarez en enrichissant le panel des activités proposées aux visiteurs. Les participants ont également souligné l’aspect socio-économique envisageable par la mise en place de programmes de formation et d’insertion, notamment en privilégiant une approche communautaire comme il a récemment été fait pour les Tsingy Rouges, où la moitié des recettes perçues sont affectées aux communes riveraines du site pour des projets communautaires.
Certains des ces sites, du fait de leur localisation au coeur de Nouvelles Aires Protégées (Montagne des Français, Orangéa), font déjà l’objet d’une réflexion dans ce sens.

L’assemblée a convenu de l’urgence et la nécessité de la création d’un comité. Un groupe de travail a été constitué pour définir son statut en concertation avec les services juridiques de la Région et son articulation avec les instances existantes.
Parmi les axes de travail du futur comité identifiés au cours de cette réunion, la question du statut foncier a été soulevée par les membres de l’association Ambre qui ont dû renoncer à un projet de valorisation du Fort G à Morafeno quand ils ont découvert que ce fort, comme d’autres installations, avait quitté le domaine public pour devenir la propriété d’un particulier.
Un état des lieux devra donc être rapidement établi pour qu’un plan global de sauvegarde et de valorisation puisse être défini. Ce plan devra prévoir les mesures conservatoires d’urgence à prendre, identifier les sites les plus pertinents à valoriser, ainsi que les partenaires techniques et financiers susceptibles d’apporter leur concours.


Orangéa - Les canons de la Passe

2009
Les fortifications de la Baie de Diego Suarez
2011
Les fortifications de la Baie de Diego Suarez
Toutes les parties metalliques facilement démontables ont disparu

 

 

Photos : Philippe Zénone
Retrouvez plus de photos sur :
www.photos-de-madagascar.com

Commentaires   

# Guest 26-06-2011 20:23
Bonjour,

Je suis éditeur en france. mon fils de 25 ans s'est installé à diégo il y a deux ans, il vend des fromages, gère la boulangerie d'un ami et monte une société de taxis poc poc.

Je suis venu le voir et j'ai rédigé une histoire très détaillée du chemin de fer de Diego(A partir d'archives françaises). J'ai essayé de vous adresser des messages mais je n'ai jamais eu de réponse. Nous étions à l'Hôetl du Petit Paradis chez monsieur Pierre. Je lui ai laissé un exemplaire de mon texte.

Il y a a la Saline de diego une ancienne machine à vapeur démontée qui est un trésor historique. E suis allé la voir en septembre dernier et j'ai persuadé le directeur de ne pas la ferrailler. C'est la dernière locomotive à vapeur de Mada.

Je suis à votre disposition.

Bien cordialement.

Michel Braun
# Guest 26-06-2011 20:25
Quoi qu'il en soit tous mes compliments pour vos initiatives. Il y a un patrimoine historique unique à Diego.
+1 # Guest 06-07-2011 12:48
Littérature > Roman > L’Île de Nosy-Bé et le Nord de Madagascar dont Diégo-Suarez rentrent dans la littérature française insulaire et dans l’Histoire maritime et culturelle de l’océan Indien.
http://www.thebookedition.com/annee-2043--autopsie-d-une-memoire-de-tamim-karimbhay-p-56300.html

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