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Superbe vue sur Nosy Komba depuis le phare de Tanikely
Superbe vue sur Nosy Komba depuis le phare de Tanikely

Ecotourisme, observations scientifiques, mais surtout protection d'une biodiversité exceptionnelle : tels sont les objectifs auxquels répond la mise en place du nouveau Parc National Marin de Tanikely à Nosy Be

Nosy Antanihely, « l'île de la petite terre », ou Tanikely, d'une superficie de 15 hectares est située à 6 milles au sud sud-est d'Ambatoloaka entre Nosy Be et Nosy Komba. Ce site présente une très riche biodiversité marine ainsi que de nombreuses espèces végétales et animales, et attire aussi bien les touristes en quête d'une plage paradisiaque que les adeptes de la plongée sous marine ou les scientifiques. Il est certainement l'îlot le plus visité de Madagascar. D'abord classé en Aire Protégée Marine et Côtière, Tanikely a récemment acquis le statut de Parc National Marin.

Le phare de Tanikely
Le phare de Tanikely

Poisson Papillon
Poisson Papillon

Paradis des plongeurs, le Parc National de Tanikely s'étend sur un rayon de 700 m autour du phare qui domine l'îlot, délimitant une superficie de près de 200 hectares où la pêche est strictement interdite. A l'intérieur de cette zone, un « noyau dur marin » de 39 hectares et un « noyau dur terrestre » de 5,3 hectares offrent une protection renforcée à la multitude d'espèces marines et terrestres que l'on y rencontre. Une courte plongée permet de constater aisément la présence abondante de coraux vivants et merveilleusement colorés. Nous retrouvons là toute la faune marine tropicale de l'Océan Indien : poissons clowns nichés dans des anémones, cochets, papillons, platax, gaterins, lutjans, fusiliers, mérous, murènes, carangues, barracudas, thazards... Sans oublier les raies pastenagues à tâches bleues et la présence de tortues vertes, et à écailles, qui évoluent parmi de magnifiques gorgones, anémones et autres échinodermes. Jusque parmi les rochers qui bordent la côte où l'on peut observer de curieux petits poissons dotés de pattes appelés périophtalmes (du latin « qui a les yeux sur le coté »).
La zone terrestre abrite quant à elle plus de quatre-vingt dix espèces végétales et une trentaine d'espèces animales comme les lémuriens, lézards, des oiseaux paille en queue, ainsi qu'une importante colonie de chauves souris. Ces espèces peuvent être aperçues au cours d'une courte ascension par un escalier qui vous mène au phare situé au sommet de l'île. La vue est magnifique depuis le haut du phare récemment rénové. Cette île est sur de courtes distances un concentré de surprises et de découvertes.

Un Parc National Marin

Centre d'interprétation
Centre d'interprétation

Panneauxd'information et d'orientation
Panneauxd'information et d'orientation

Classé provisoirement en Aire Protégée Marine et Cotière (APMC), l'îlot de Tanikely a récemment vu son statut changer en Parc National Marin à l'initiative des membres de son comité de gestion. Cette aire protégée présente en effet la particularité d'être placée sous la responsabilité d'une association appelée « Tanikely National Park », qui est composée par des représentants de trois entités institutionnelles : Madagascar National Parks, l'Office de Tourisme de Nosy Be, et la Commune Urbaine de Nosy Be.
Le projet PIC et WWF (organisme international pour la protection de la nature) ont contribué à financer toutes les infrastructures du parc, ce qui a permis la construction d'un centre d'interprétation situé au centre de l'île, d'une paillote d'accueil, d'un escalier, et de toilettes écologiques, ainsi que l'implantation de panneaux d'interprétation et de sensibilisation. Un bateau de surveillance et de transport a également été acquis. Le 6 septembre 2011 le décret de création de Tanikely a été prononcé par le gouvernement malgache, permettant à Tanikely d'obtenir le statut d'APMC définitif (l'appellation « Parc National Marin » correspondant à la catégorie n°2 dans la définition des APMC donnée par l'UICN).
En l'absence de population résidente permanente sur l'île, la classification en aire protégée n'a pas rencontré de grandes difficultés. En sus de l'interdiction de pêche, un ticket d'entrée de 10 000 Ar par touriste étranger (2 000 Ar pour les nationaux et 200 Ar pour les enfants de toutes nationalités) a été institué, ainsi qu'une limite de 200 touristes par jour pour la partie marine. Cette limite a rendu nécessaire les réservations au moment où des croisières arrivent pour la visite du Parc. Dans les noyaux durs (marin et terrestre), l'accès est interdit. Seuls les scientifiques peuvent y accéder sur la base de conventions et d'un protocole de recherche bien défini.
L'équipe du parc est constituée actuellement de dix employés  : directeur du parc, responsable administratif et financier, responsable de conservation, deux agents d'accueil, deux agents de conservation, un agent de nettoyage et deux marins qui transportent le personnel de Nosy Be à Tanikely.
Avec plus de 21 000 entrées payantes en 2011 le résultat est encourageant même s'il est légèrement inférieur aux estimations en raison de la crise politique notamment. Pour améliorer les recettes, il est prévu qu' un « éco-shop » soit ouvert en 2013 sur l'île dans le centre d'interprétation proposant à la vente des produits locaux fabriqués avec des matières premières trouvées localement.
Sur le plan de la biodiversité, les effets bénéfiques se font déjà sentir.

Des résultats déjà visibles

La directrice du Parc National Marin de Tanikely, Landisoa Randimbison, biologiste de formation, effectue chaque mois et annuellement un suivi écologique du parc. « Au niveau terrestre, le nombre de chauves souris et de lémuriens (deux espèces) est en augmentation. On est passé de neuf à dix huit lémuriens. En ce qui concerne les récifs, nous pouvons dire que leur santé est maintenue et qu'ils sont en bon état ».
Depuis septembre 2011, une collaboration existe entre l'association Tanikely National Park et l'Agence pour la Recherche et la Valorisation Marine de La Réunion (ARVAM) afin de renforcer les capacités d'expertise sur la surveillance des récifs coralliens, avec notamment la mise en place de stations de suivi des récifs du parc marin de Nosy Tanikely. Trois stations sont actuellement installées pour le suivi écologique du récif. Une station témoin où la biodiversité est encore intacte. Une autre station correspond à un site visité par les touristes (zone de baignade) et enfin une troisième station sert de site intermédiaire. Ces stations permettent de comparer la santé de la biodiversité. Cette approche scientifique a permis de confirmer que les récifs sont en bonne santé, mais elle a soulevé selon Landisoa R « le problème des débris provenant des rejets de la rivière d'Ambanja qui s'accumulent lors des fortes marrées. Problème aussi du piétinement au niveau du récif, par les enfants notamment, et des catastrophes naturelles provoquées par les cyclones ». Et Landisoa R d'ajouter « nous sommes toujours en quête de chercheurs pour nous aider à mettre en place un protocole de recherche comme celui-ci. Nous voudrions également faire venir des scientifiques pour découvrir s'il y a de nouvelles espèces, par exemple ».
■ C.B.

Une raie pastenague
Une raie pastenague

Entretien avec Paul Bergonier, directeur du club de plongée Ocean's dream à Nosy Be

Grâce aux nombreux sites de plongée présents à Nosy Be, les différents centres de plongée proposent des sorties exceptionnelles dans des endroits relativement peu fréquentés si l'on compare avec la Mer Rouge. Paul Bergonier, directeur du centre de plongée Ocean's dream à Ambatoloaka, a bien voulu nous parler de son métier.

Qu'est ce qui différencie les sites de plongée de Madagascar des autres sites ?
Ce sont des plongées en eau chaude, les mêmes que l'on peut trouver aux Maldives ou en Mer Rouge. Contrairement à la Mer Rouge, nous avons des baleines. Il est d'ailleurs aussi possible de plonger avec des requins baleines.

Quelles sont les périodes pour plonger avec les requins baleines ?
A partir de juin, il y a des baleines. En octobre/novembre des requins baleines arrivent, c'est à ce moment que l'on peut plonger en apnée pour les découvrir. On les repère facilement quand ils chassent ; des poissons remontent et se mettent alors à sauter au dessus de l'eau, ce qui attire les oiseaux.

Quelle est la meilleure période pour plonger à Nosy Be ?
On pourrait plonger toute l'année. Cependant en décembre, janvier, février pendant la saison des pluies, les eaux sont plus troubles et il y a moins de luminosité.

Pouvez vous parler de l'épave Mitsio à 2 milles au sud d'Ambatolaka et à 27 mètres de profondeur ?
C'est un chalutier en acier de plus de 20 m offert par la pêcherie de crevettes de Nosy Be que l'on a coulé volontairement il y a quatre ans. Tout ce qui pouvait polluer a été enlevé avant de la faire couler. Cela a permis de créer un site artificiel pour désengorger le site de Tanikely et permettre aux pêcheurs de continuer leurs activités sur ce site. Ces derniers pratiquent essentiellement la pêche à la ligne (mérous, barracuda). Il commence à se former sur ce chalutier des algues, mais il y a encore peu de corail. On rencontre énormément de poissons. Quand on descend, on rencontre des blancs de platax,de gaterins, et de sardines. Le banc s'écarte doucement et on finit par voir l'épave devant nous. A côté de celle là, il y a trois autres épaves. Ce regroupement d'épaves donne de superbes récifs sous-marins artificiels.

Que faudrait il faire pour attirer plus de plongeurs à Nosy Be ?
Améliorer la sécurité, et mettre en service le caisson de décompression qui se trouve à Diego Hely et trouver du personnel qualifié pour s'en occuper. Les touristes plongeurs sont très sensibles à cet aspect quand ils choisissent leurs destinations depuis l'étranger.

Pouvez vous nous citer trois sites de plongée à découvrir en priorité à Nosy Be ?
Évidemment, il y a le site protégé de Tanikely qui permet d'attaquer une plongée en douceur dans cinq mètres de profondeur jusqu'à dix sept mètres. C'est « une remise en bouche » pour ceux qui n'ont pas plongé depuis longtemps. Après il y a l'épave de Mitsio, et puis j'aime bien le banc de l'entrée intérieure (Manta Point) où l'on peut voir des raies Manta. Sur un fond de vingt deux mètres, il y a des patates de corail qui servent de stations de nettoyage aux raies Manta. Elles restent en stationnement sur ces rochers pendant que des petits poissons viennent les nettoyer...

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