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Du fait de sa petite taille, il est très difficile de se rendre compte de l’attaque du colicoïde avant qu’il n’ait entamé son repas de sang. Photo : ©www.wahlens.se
Du fait de sa petite taille, il est très difficile de se rendre compte de l’attaque du colicoïde avant qu’il n’ait entamé son repas de sang. Photo : ©www.wahlens.se

Les Ceratopogonidae (cératopogonidés) sont une famille d'insecte de l'ordre des diptères riche de plus de 1300 espèces dont deux sont connues à Madagascar sous le nom de Mokafohy, littéralement « les petits moustiques ». Ce sont les simulies et les culicoïdes. Dans le nord de Madagascar, ce sont les culicoïdes que l’on rencontre sur les plages de Nosy Be et autour de Diego Suarez.

« Moka Fohy » à Madagascar, mais aussi « Arabis » en Camargue, « biting midges » en Écosse, « nosee- ums ou punkies » aux États- Unis, « brûlots » au Canada, « Nonos » à Tahiti ou « Yen-yen » aux Caraïbes, leurs noms d’espèce (irritans, diabolicus, sanguisuga ou furens) rappellent à quel point les cératopogonidés peuvent causer des nuisances susceptibles de freiner les activités humaines, agricoles ou touristiques. La plupart des espèces sont hématophages, s'en prenant selon les espèces aux mammifères dont l'homme, les oiseaux, les reptiles, les batraciens ou bien d'autres insectes. La victime se rend rarement compte de sa présence avant qu'il n'ait commencé son repas de sang.

Ces moucherons sont responsables de nuisances et de maladies partout dans le monde. Ils sont notamment responsables de l'eczéma d'été, la fièvre catarrhale (ou maladie de la langue bleue) et de nombreuses autres maladies par leur rôle vecteur : transmission de protozoaires, de filaires, mais surtout de virus à l’homme et aux animaux.
Avec une taille de 0,8 à 3 mm, les Ceratopogonidae sont les plus petits des diptères piqueurs. Au stade adulte la tête porte de volumineux yeux composés. Les pièces buccales sont du type piqueur, formant une trompe courte vulnérante. Les mandibules et les maxilles sont munies de petites dents. Les palpes maxillaires sont formés de 5 articles, dont le troisième, souvent renflé, porte une ou plusieurs fossettes sensorielles. Les pattes sont relativement courtes, faiblement pubescentes. Les ailes, repliées sur le dos au repos, sont dépourvues d’écailles et, en général, ornées de zones plus ou moins sombres. L’abdomen se compose de 10 segments, les derniers portant les structures génitales mâles ou femelles. Seules les femelles sont hématophages et, au sein de certaines espèces, elles sont particulièrement agressives et féroces. Abondantes, elles représentent une véritable nuisance. Selon les espèces, elles sont mammophiles ou ornithophiles ; leur choix se porte rarement sur les animaux à sang froid. La majorité des espèces piquent le matin à l’aube, et le soir avant le coucher du soleil.
Tout comme les moustiques, ce sont les femelles des Culicoïdes qui se nourrissent de sang. La nourriture des males est constituée de secrétions sucrées comme le nectar de fleurs ou la pulpe de fruits.
La reproduction des Culicoïdes a lieu après un repas de sang et se produit généralement en nuées (mais aussi en dehors). Les femelles pondent leurs œufs partout où il y a de l'eau stagnante ou de la boue, près de l'eau, dans les arbres ou dans des pots abandonnés avec un fond d'eau. Elles les laissent tomber dans l'eau ou pondent sur des plantes ou des algues. Les boues des mangroves bordant les plages fournissent la matière organique dont dépendent les larves. Le temps incubation est de 3 à 11 jours. Durant le stade de chrysalide de 2 à 5 jours ils respirent l'air comme les moustiques. Le cycle de vie est de 2 jours à 2 semaines. Chaque femelle pond durant cette période 2 ou 3 fois une quantité d'environ 170 œufs.
Les Culicoïdes ne savent pas très bien voler et ne se déplacent souvent pas plus de 100 à 500 mètres de leur lieu de naissance. Il est cependant de plus en plus reconnu qu’ils peuvent être déplacés sur de longues distances en se laissant porter par des vents puissants, ou, au stade larvaire, par le courant. S’ils ne volent pas quand il pleut ou si le soleil brille trop fort, ils aiment bien un petit vent (6 km/heure). Ils meurent si la période de sécheresse dure trop longtemps. Les Culicoïdes sont attirés par le gaz carbonique (CO2) présent dans la respiration, la chaleur et la lumière ultraviolette.

Se protéger des mokafohy

Une étude menée en 2012 par des chercheurs de l'Université de Liège (Belgique) sur les moyens de protéger le bétail des nuisances occasionnées par les culicoïdes a permis de conclure que l'application stricte de mesures d'hygiène (élimination des substrats de ponte tels que matières fécales, amas de détritus divers, eaux croupies, vieux pneus, etc.) constitue probablement, au vu des connaissances actuelles, la meilleure méthode de lutte contre ces insectes vecteurs de maladies que sont les culicoïdes. Les méthodes physiques de piégeage se sont montrées décevantes ainsi que l'application ou l'administration aux animaux de différents produits biocides ou supposés tels.
On conseille à Madagascar les répulsifs à moustiques et/ou la fumée d’un feu de bois mais ces méthodes restent d’une assez piètre efficacité. Eviter tout particulièrement sur la plage les laits de beauté dont les culicoïdes semblent se régaler.
La piqûre provoque sur le moment une douleur semblable à une brûlure. Un œdème se forme ensuite qui provoque d’importantes démangeaisons qui peuvent durer plusieurs semaines et entraîner un risque d’infection si on le gratte. Pour apaiser les démangeaisons, hormis les antihistaminiques classiques, il est possible d’utiliser de l’huile essentielle de géranium, de la citronnelle, du citron ou de l’ail. En cas d’infection des plaies grattées, il est conseillé de voir un médecin qui pourra prescrire une pommade antibiotique.

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