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Vendue à 400 000 Ariary

C’est sans aucun scrupule que le grand-père et le père ont vendu la fille de 12 ans. Ces hommes habitent à Antsahamantsavana, commune rurale Antindra, district de Sambava. Un homme leur a offert 400 000 Ariary. La transaction a été effectuée dans la nuit du 12 septembre 2014, moment où les deux hommes ont reçu la somme et l’enfant offert à l’acheteur à des fins sexuelles.

Le père, à la suite d’une séparation a convaincu son ex-femme de garder l’enfant pour que celle-ci puisse étudier. La petite fille en CM2 à l’EPP Antanambazaha a passé le CEPE au mois d’août, elle n’y a pas réussi. Le père et le grand-père y trouvent une excuse et se mettent d’accord pour marier la fille à qui que ce soit se montrant intéressé. Un homme de Bealanana Andapa fait sa proposition au père. Quatre membres de la famille se réunissent et conviennent que l’argent sera payé la nuit même. L’enfant lui a été offerte la nuit même, c’est-à-dire le 12 septembre. Le lendemain, la fille supplie son père de la garder pour qu’elle continue ses études. Ce que le grand-père refuse catégoriquement. L’enfant s’adresse à des voisins pour informer sa mère de la situation. Celle-ci se trouve à Antsirabe nord, district de Vohémar. Le message est effectivement transmis, la mère marche toute la nuit et arrive à Antsahamantsavana le 14 septembre. L’homme est parti avec l’enfant et le Fokontany est alerté. Une plainte est déposée le 15 septembre par la famille de la mère. L’affaire est entre les mains des gendarmes d’Amboangibe Sambava et le réseau de la protection de l’enfant ainsi que le chef de la région SAVA ont été mis au courant. L’enfant en plus d’être violée se retrouve maintenant dans une région qu’elle ne connaît pas et est à la merci de l’individu qui l’a acheté. Déjà dans son village, elle n’a pas été protégée donc tout ce que l’on espère, que les forces de l’ordre puissent la retrouver, les responsables de ce crime punis afin de dissuader d’autres individus tentés par le trafic d’enfants.

Viol d’une enfant de 12 ans : le beau frère soupçonné

Non seulement, la fille a été violée, mais sa sœur, épouse du présumé violeur décide de soutenir et protéger celui-ci. On n’ose imaginer ce que cela a d’impact sur l’enfant. « L’enfant est toute maigre et très faible, qu’a bien pu se passer dans la tête de cet individu pour qu’il commette ce viol » le chef du service de la police judiciaire est dans l’incompréhension. Le fait se déroule à Antafiamalama Antanamitarana, district d’Antsiranana II le 28 août. La mère sort très tôt du foyer pour aller travailler et recommande à T. âgée de douze ans de faire le ménage. L’aînée de la famille arrive des dizaines de minutes après le départ de sa mère et demande à sa jeune sœur de l’accompagner pour voir leur grand-mère. T. répond qu’elle a à faire des tâches ménagères. F., le beau frère appuie et dit à sa femme de partir seule pour ne pas désobéir à leur mère. Le beau frère aurait donc profité de l’absence de sa belle-mère et de son épouse pour forcer la fillette à avoir des rapports sexuels avec lui. Celle-ci a de très graves blessures et n’arrête pas de saigner. De retour de chez sa grand-mère, la sœur de T. découvre l’état de sa jeune sœur. Son époux lui dit d’emmener la petite à l’hôpital et de dire qu’elle est tombée d’un anacardier (arbre de la noix de cajou). Celle-ci exécute, mais le médecin ne croit pas à cette chute puisqu’elle n’a la moindre égratignure sur d’autres parties du corps. Le beau frère aurait par la suite menacé la petite fille et lui aurait dit de dénoncer B., un cousin de la petite victime comme étant son violeur. Le beau frère lui aurait dit que si elle raconte ce qui s’est réellement passé à Antanamitarana, il demanderait au médecin qu’il connaît très bien de la tuer. T. le croit et raconte à la police que c’est B. son cousin qui l’a violé. Celui-ci est arrêté et placé en garde à vue. Les parents qui connaissent l’auteur du crime racontent les faits au centre d’écoute et de conseil juridique (CECJ). L’enquête menée par la police judiciaire avance et la déclaration reçue au CECJ permet d’arrêter F. le beau frère et de relâcher le cousin. Le déferrement du dossier au niveau du parquet a été fait le 4 septembre. Le 5 septembre, l’enfant violée était encore à l’hôpital, son état était encore critique.

■ V.M

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