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Combat de coqs à Diego Suarez

Il est toujours surprenant de voir ces centaines d’hommes qui entourent deux coqs qui combattent. C’est ce qui se passe à Diego tous les week-ends et tous les jours fériés. A partir de 14 heures, propriétaires de coqs et spectateurs se donnent rendez-vous près du stade Mitabe pour des heures de combats.


Là, tout le monde entoure les deux coqs qui se battent dans un ring d’environ 3 mètres de diamètre. S’agissant souvent de combat d’endurance, les deux coqs luttent durant 1 heure en moyenne, parfois il dure 2 heures. Celui qui s’enfuit ou celui qui est KO est déclaré vaincu. Il arrive même que le coq meurt sur place si son propriétaire ne veut pas le retirer car un vrai coq de combat n’abandonne jamais, c’est ce qui le différencie des coqs de basse-cour. Dans ce genre de combat, les coqs se battent par escarmouches. Le but étant d’éviter les coups et d’en donner le maximum à l’adversaire. Ils se donnent des coups de bec, d’où les blessures graves sur la tête, se collent l’un à l’autre. Parfois, un des combattants passe sous l’aile de son adversaire ou sous sa patte, ce n’est pas un signe de faiblesse, mais une technique de combat.
Avant d’aller à l’arène, les coqs sont soignés et préparés au combat. Pour Mô, pas question d’envoyer son coq au combat sans un ou deux mois d’entraînement (endurance et musculation) et de régime alimentaire solides, soit du maïs, du cresson, de la banane et de la tomate. De plus, il faut faire des traitements médicamenteux pour éliminer les parasites. Seuls les coqs « Gallus gallus » peuvent combattre, ce sont des coqs d’origine asiatique (introduits à Madagascar par les Malaisiens et les commerçants arabes). Ces coqs sauvages ont été domestiqués par les Asiatiques pour leur agressivité.
Si dans d’autres pays, il faut peser les coqs afin de trouver des adversaires à leurs tailles (Petit, Moyen, Mi-lourd, Gros), à Diego, il n’en est pas ainsi, ce sont les propriétaires et/ou les entraîneurs qui discutent. Il leur appartient de décider si leurs coqs sont capables d’affronter tel ou tel adversaire. Tout doit être pris au sérieux puisqu’il s’agit d’honneur : du coq et de son propriétaire. Chaque entraîneur (appelé jockey à Diego) doit se tenir à 1 mètre de son coq, il a le droit de l’asperger avec de l’eau et de souffler sur lui. Après 5 minutes de combat, on prend une pause de deux minutes, juste le temps de soigner les blessures. Puis il suffit qu’on replace les adversaires à nouveau face à face pour qu’ils se remettent au combat.
Un arbitre est là pour veiller à ce que les quelques règles, souvent transgressées, soient appliquées. Mais son rôle est surtout de collecter l’argent des parieurs. Si leur coq gagne, l’argent peut être doublé, allant de 20 000 à 80 000 ariary. Lors des championnats régionaux ou nationaux, les propriétaires sont bien récompensés, le premier prix étant soit des matériels électroniques (télévisions, ordinateurs…) soit des sommes assez importantes, quelques centaine de milliers d’ariary.
Si certains pays occidentaux comme le Royaume-Uni ou le Canada, interdisent les combats de coq, car on fait subir aux animaux des sévices inutiles, à Madagascar, il n’y a pas de lois qui interdisent expressément les combats de coqs. Le code pénal vise surtout les paris, les jeux de hasard et de loterie en lieux publics. Ce sont les mères de famille qui se méfient car injures et violences font partie du jeu. Entré dans les traditions malgaches, le combat de coq se pratique partout dans l’île : loisir pour certains, gagne-pain pour d’autres.
V.M

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