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« Il est possible que la vie conjugale ne fonctionne plus et que les époux se séparent, mais ce qui est inadmissible c’est que les hommes abandonnent aussi les enfants »
« Il est possible que la vie conjugale ne fonctionne plus et que les époux se séparent, mais ce qui est inadmissible c’est que les hommes abandonnent aussi les enfants »

Par les différends politiques plus ou moins importants qui ont marqué la journée, le 8 mars était plus une démonstration de force politique qu’une manifestation pour la défense des droits de la femme

Compétition politique

Entre la couleur bleue ou jaune de la stèle, participation ou non des partis politiques au défilé, l’attention était concentrée sur les conflits qui pourraient en être engendrés. A chaque célébration de la journée internationale de la femme, ce sont surtout les membres de la société civile dont des associations (culturelles et sportives) et des groupements de femmes qui participent à la traditionnelle marche à travers la ville ainsi qu’à l’organisation de l’événement conduite par les Vehivavy 8 mars. Antsiranana a accueilli la célébration nationale cette année et depuis des semaines auparavant, les femmes HVM (parti politique Hery Vaovaon’i Madagasikara) se sont mobilisées pour participer à l’événement. La marche du 8 mars a donc été marquée par la présence de paréos bleus avec l’acronyme du parti du Président de la République. Les femmes de la plateforme MAPAR se sont elles aussi préparées et ont créé la surprise en arrivant en centaines sur la Place de l’Indépendance, menées par la députée d’Antsiranana I Jocelyne Rahelihanta, avec les parapluies et paréo portant l’effigie d’Andry Rajoelina. La stèle des Vehivavy 8 mars a fait également parler d’elle. Celle-ci représente la femme du nord de Madagascar, portant salovana et kisaly qui étaient au départ peints en bleu, suite aux contestations des femmes, la tenue traditionnelle a été repeinte en jaune. Bon gré mal gré, ce conflit a conféré plus de sens à cette journée internationale de la femme à Antsiranana et à cette stèle car les femmes ont réussi à faire respecter leur choix et imposer leur voix.
En 2010, à la célébration du 8 mars, les femmes de la région DIANA ont demandé plus de considération de la part des hommes, une prise de responsabilités envers la famille et surtout envers les enfants. Six ans plus tard, les femmes en sont au même point. Tsontso Miadana Hélène, présidente de l’association des Femmes 8 mars d’Ambohimarina, Ambanja dénonce la situation qui prévaut encore dans le nord de Madagascar « des hommes ne donnent aucune signification aux liens qu’ils ont créés, ils abandonnent les femmes qui leur ont donnés des enfants » dit-elle. « Il est possible que la vie conjugale ne fonctionne plus et que les époux se séparent, mais ce qui est inadmissible c’est que les hommes abandonnent aussi les enfants » déplore Sonia, qui dit ainsi ne trouver aucune signification particulière à la cérémonie du 8 mars et par la même occasion ne participait pas aux différentes manifestations. Le 7 mars, l’Hôtel de La Poste était envahi d’ateliers et de conférences marqués notamment par des interventions de femmes qui serviraient de modèles aux jeunes. Ces derniers ont participé à des échanges et des rencontres portant sur des thèmes variés tels que « la notion d’égalité des sexes, sa portée et ses enjeux », « le genre et le leadership », « facilité à l’accès aux crédits, à la santé », « Droit de la femme et des jeunes filles ». La Première dame, Voahangy Rajaonarimampianina qui était à Antsiranana dans la matinée du 8 mars a honoré de sa présence quelques évènements dont l’inauguration du centre de formation pour les femmes et la stèle sur la Place de l’Indépendance où elle a prononcé son discours à l’intention des femmes de la région DIANA et de Madagascar. Voahangy Rajaonarimampianina a signalé le très peu de pouvoir que la femme a entre les mains alors qu’elle a une mission vitale au sein du foyer et de la Nation. Onitiana Realy, ministre de la Population, de la protection sociale et de la promotion de la femme a quant elle informé que plus de 60 % des femmes considèrent que l’homme a le droit de battre sa compagne. Elle a soutenu « la femme est la première concernée (responsable) dans la lutte pour le respect et l’application de ses droits ». Ntsay Christian représentait le système des Nations Unies dans le cadre de cette célébration de la journée internationale de la femme. Les avancées jusqu’à maintenant réalisées sont félicitées, néanmoins « nous devrions reconnaître le long chemin qui nous reste à parcourir avant que l’égalité homme-femme ne soit un départ de réalité nationale. A Madagascar, la majorité de la population pauvre sont des femmes et des filles ». Elles sont confrontées à l’insécurité et l’impossibilité de se faire entendre et de faire des choix. Ntsay Christian dans son discours a lu le message du secrétaire général de l’ONU Ban Ki-moon qui appelle à la sensibilisation de l’opinion, à la concentration des efforts et à la manifestation de volonté pour donner aux femmes les moyens de devenir des agents du changement.

Regard sur la condition de la femme et des filles malagasy

Une fille sur deux est mariée ou en union avant 18 ans, le mariage des enfants engendre la grossesse précoce, une fille enceinte risque d’être exclue de l’école et limite sa chance de trouver un emploi décent et d’assumer son autonomie à l’avenir. La grossesse et l’accouchement constituent la cause majeure de décès chez les adolescentes. Dix femmes meurent chaque jour suite à des complications liées à la grossesse et à l’accouchement, dont trois adolescentes de 15 à 19 ans
■ V.M

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