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J’ai une connaissance que d’autres n’ont pas sur la mer, c’est-à-dire que je sais où il y a des poissons et où il n’y en a pas. C’est pour cette raison que les pêcheurs acceptent de m’emmener avec eux quand ils vont au large
« J’ai une connaissance que d’autres n’ont pas sur la mer, c’est-à-dire que je sais où il y a des poissons et où il n’y en a pas. C’est pour cette raison que les pêcheurs acceptent de m’emmener avec eux quand ils vont au large »

A Ambavarano Mahavanona, la principale activité de la population est la pêche. Tombofeno Roby est la seule femme exerçant ce métier. Portrait

Le métier de pêcheur est habituellement exercé par des hommes, mais Tombofeno Roby n’en a jamais tenu compte. Depuis l’âge de six ans, son père l’a emmenée en mer avec lui pour qu’elle soit en contact avec ce métier et pour qu’un jour elle puisse l’exercer si elle le veut. Elle a commencé à aimer ce métier et l’a exercé depuis le jour où elle a pu aller pêcher toute seule. Elle a maintenant 47 ans et a exercé le métier de manière continue « Normalement, je vais à la pêche toute seule. Depuis quelques temps j’ai été malade et le médecin m’a recommandé d’arrêter cette activité puisque ma condition physique ne me le permet plus. Mais je suis passée outre cette recommandation. Maintenant je m’embarque avec d’autres pêcheurs. Ce qui ne les enchante pas, mais ils me supportent. Je n’aime pas rester oisive, il faut que je m’occupe et par dessus tout je veux aller en mer. J’ai une connaissance que d’autres n’ont pas sur la mer, c’est-à-dire que je sais où il y a des poissons et où il n’y en a pas. C’est pour cette raison que les pêcheurs acceptent de m’emmener avec eux quand ils vont au large » explique Tombofeno Roby. Pour elle, une journée de travail commence dès 6h du matin et prend fin à 15h. A 6h, elle part de chez elle après avoir regroupé son matériel de pêche tels que pirogue, mailles et canne à pêche. Arrivée en mer, elle commence son repérage et étale ainsi ses mailles. En même temps, elle pêche à l’aide de sa canne à pêche à bord de sa pirogue. A la fin d’une journée elle récolte 25 kg de poisson maximum et 10 au minimum. Elle les vend aux femmes de son village à 3 000 Ariary le kilo.
En ce qui concerne la fermeture de pêche dans la localité d’Ambavarano, Roby est convaincue de sa nécessité et de son efficacité: « au début, la population a pensé que fermer la pêche est insensé. Elle a ensuite changé d’avis vu les récoltes suite à la première fermeture de pêche. En effet, le poids et la quantité des poissons ont augmenté. C’est une bonne chose pour la population, cela leur permet d’améliorer la qualité de leur vie » ajoute-t-elle. Durant la période de fermeture, la population s’adonne à d’autres activités. Elle se convertit à l’élevage de bovin et de caprin sur lequel elle en tire également des bénéfices.
■ V.M

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