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Léproserie de Berafia - Photo : Lion's Club Diego Suarez
Léproserie de Berafia - Photo : Lion's Club Diego Suarez

Le nombre de nouveaux cas de lèpre tend à diminuer à Madagascar. Selon le Ministère de la Santé malgache, il a été de 0,86 sur 10 000 habitants en 2006 et à 0,82 sur 10 000 habitants en 2011

Ce sont surtout les dons et les actions des bailleurs, en soutenant l'Etat malgache qui ont fait avancer la lutte contre la lèpre dans la Grande Île. Plus d'un milliard 600 millions, tel est le montant des médicaments et fonds débloqués pour cette lutte l'année dernière (2011).


1720 lépreux suivent un traitement partout à Madagascar. A Berafia, Antsiranana, quarante et un sont encore suivis dont trois sont encore malades tandis que les trente huit autres sont en rééducation. Même si le taux de prévalence dans le pays est de 0,82 sur 10 000 habitants, il est encore prématuré de dire que la maladie est éradiquée. Madagascar fait partie de la centaine de pays à travers le monde, principalement en Afrique, Asie et Amérique du Sud, où la maladie reste présente.
Le 29 janvier, à l'occasion de la journée mondiale de la lèpre, des savons, de l'huile, du riz ainsi que d'autres PPN ont été offerts à la léproserie de Berafia par la Région DIANA, les associations et autres organismes du Nord de Madagascar. Cette journée est une occasion pour la société de se souvenir de l'existence des ces personnes dont la maladie fait des réprouvés. Même si le fait de regrouper les lépreux en un seul endroit est une mesure essentielle de prophylaxie, il est indéniable que l'éloignement donne un sentiment d'exclusion et de ségrégation aux malades. D'ailleurs, l'histoire a prouvé que les sociétés qui se sont succédées n'ont pas été clémentes à l'égard de ces personnes. Ce n'est qu'en 1923 lors de la Conférence internationale sur la lèpre qu'un changement s'est opéré et « l'exclusion systématique des lépreux » et la ségrégation coercitive prévue par le code d'indigénat disparaissent sans pour autant mettre fin aux différentes formes de rejet, physique et psychologique, jusqu'à aujourd'hui.
Et pourtant, la lèpre est une maladie peu contagieuse et son traitement se fait par antibiotiques, par association médicamenteuse. Le bacille de la lèpre (Mycobacterium leprae), a été découvert par le Norvégien Gerhard Armauer Hansen en 1893. Il s'avère que la maladie n'est pas héréditaire, ce sont les contacts étroits et durables qui peuvent devenir des facteurs de transmission par l'intermédiaire d'objets souillés ou des mucosités de malades non traités mises au contact de plaies cutanées. L'inhalation des postillons du malade transmet aussi la bactérie.
Pour la réglementation thérapeutique, les différents types de lèpre -ayant le même germe- ont été classés en deux formes : la forme lépromateuse et le type tuberculoïde, ce dernier est la forme la plus fréquente et dont la contagion n'a pas encore été constatée. Dans ce cas, le malade présente de grandes tâches dépigmentées sur la peau qui devient insensible au toucher, viennent ensuite les troubles nerveux, les mutilations voire la paralysie. La lèpre lépromateuse se distingue par les lésions cutanées auxquelles s'associent les atteintes ophtalmologiques, nasales et viscérales pouvant conduire à la stérilité. L'incubation de Mycobacterium leprae est très longue, ce qui fait que s'il est transmis pendant l'enfance, il reste indécelable, les symptômes ne se présentent que chez le jeune adulte.
Si la lèpre est guérissable, la prévention est également possible car il y a une immunité croisée entre la lèpre et la tuberculose. Ainsi, le vaccin BCG (avant les 15 ans de l'enfant) peut fournir une protection contre Mycobacterium leprae. De plus la mutilation peut être évitée si le dépistage est effectué précocement.
A titre d'information, selon la durée du traitement, la prise en charge d'un malade est estimée entre 25 000 et 49 000 Ariary.

■ V.M.

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