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Croiseurs russes pendant la bataille de Tsoushima
Croiseurs russes pendant la bataille de Tsoushima

Le long voyage de l’escadre russe va prendre fin. Laissons annoncer la terrible bataille à celui que nous avons suivi tout au long de cette formidable odyssée : Novikov-Priboï : « Nous avions couvert plus de 18.000 milles. Trois jours de route nous séparaient seulement de Vladivostok. Mais pour toucher la terre de la Patrie, il fallait traverser le terrible passage de la mort, le passage de Tsoushima »

La route des différentes escadres Russes avant la bataille de Tsushima en 1905
La route des différentes escadres Russes avant la bataille de Tsushima en 1905

Les Russes quittent Nossi Be, le 16 mars après deux mois et demi d’escale : fatigués, démoralisés, conscients de la faiblesse de leur escadre, ils savent qu’ils vont à la mort. Leur pressentiment se trouvera justifié par l’abominable désastre de la bataille navale de Tsoushima, qui verra la destruction quasi-complète de la marine russe.

Un voilier charbonnier à Nosy Be
Un voilier charbonnier à Nosy Be

Cette longue escale à Nosy Be commence à démoraliser complètement les équipages qui ne savent pas ce que l’on attend…et ce qui les attend !

L'escadre Russe en rade à Nosy be
L'escadre Russe en rade à Nosy be

La flotte russe de l’Amiral Rodjetsvinsky arriva à Nosy Be à la mi-janvier (calendrier grégorien) et y resta 2 mois à attendre. A attendre quoi ? Officiellement, que toute la flotte soit réunie dans les eaux de Madagascar. Mais, à bord des bateaux, chacun savait que cette longue escale allait être le dernier répit avant le voyage vers une mort presque certaine.

La deuxième escadre russe faisant route
La deuxième escadre russe faisant route

Nous allons prendre le large aujourd’hui pour suivre la stupéfiante odyssée de la flotte russe pour qui la longue escale de Nossi-Be fut le dernier moment de répit avant de partir rencontrer son funeste destin à la bataille de Tsoushima

L'Hôtel du Piémont, rue Flacourt à Diego Suarez
L'Hôtel du Piémont, rue Flacourt à Diego Suarez

Après le départ de Joffre, il semble que les années « héroïques » de Diégo soient terminées. L’essentiel des travaux de fortification est accompli et les priorités de défense ont totalement changé. Et une partie des pouvoirs militaires passe aux civils

Torpilleurs en rade de Diego Suarez
Torpilleurs en rade de Diego Suarez

Après le départ du général Joffre on assiste à une considérable diminution des formidables moyens qui avaient été accordés à la mise en place du Point d’Appui de la flotte de l’Océan Indien. Si chacun se renvoie la responsabilité du ralentissement des travaux, il semble que le Point d’Appui ne constitue plus une priorité pour la défense navale française. En tous cas, on s’inquiète beaucoup à Diego Suarez…

A gauche : la statue de Joffre veille toujours sur le port de Diego Suarez. A droite : Le Colonel Joffre et ses collaborateurs à Diego Suarez en 1901
A gauche : la statue de Joffre veille toujours sur le port de Diego Suarez.
A droite : Le Colonel Joffre et ses collaborateurs à Diego Suarez en 1901

L’année 1903 a surtout été marquée par le départ du Général Joffre qui laissera derrière lui une ville métamorphosée et un Point d’Appui… à terminer !

Maison de la famille Trovalet, colon installé près de l’actuel Joffreville qui s’enfuit avec sa femme à l’approche des voleurs
Maison de la famille Trovalet, colon installé près de l’actuel Joffreville qui s’enfuit avec sa femme à l’approche des voleurs

Dans une ville où l’ordre est assuré non seulement par les militaires mais encore par la police nationale et la police municipale, sans parler de la gendarmerie, on pourrait s’attendre à ce que règne une parfaite sécurité. Pourtant, en 1902 et 1903, la région est bouleversée par une série d’attaques et d’assassinats

Manutentions sur le port d'Antsirnanana
Manutentions sur le port d'Antsirnanana

« L’époque héroïque », c’est ainsi que Mortages (qui n’était pas encore l’heureux découvreur des mines d’or d’Andavakoera), débarqué à Diego Suarez en 1898, désigne les « années Joffre ». Les grands travaux entrepris pour le Point d’Appui avaient commencé à transformer la ville et avaient attiré une vaste population cosmopolite. Si l’on en croit Mortages « tout ce monde travaillait, tout ce monde gagnait de l’argent ». Et, de fait, la ville se transformait. Tout d’abord, les travaux d’installation du Point d’Appui avançaient

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N°182
Semaines du 12 au 25 avril 2017
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